08/23/2026
💙💙 bon dimanche
MAIS OÙ EST PASSÉ L’AMOUR DE L’HUMAIN?
Depuis quelques jours, les nouvelles me bouleversent profondément.
Deux féminicides.
Un policier poignardé dans l’exercice de ses fonctions.
Une infirmière sauvagement attaquée alors qu’elle tentait d’aider un collègue.
Et puis, cette phrase qu’aucun enfant ne devrait avoir à prononcer :
« Papa a tué maman. »
Quelques mots qui donnent froid dans le dos. Quelques mots qui risquent de résonner dans la tête de cet enfant toute sa vie.
Derrière chaque manchette, il n’y a pas seulement un geste de violence. Il y a une onde de choc qui peut bouleverser des dizaines de vies.
Il y a les victimes, bien sûr. Mais aussi les enfants, les familles, les collègues, les témoins, les policiers, les ambulanciers et les professionnels de la santé qui interviennent. Tous peuvent porter longtemps les traces de ce qu’ils ont vécu ou de ce qu’ils ont vu.
Parce qu’une fois les gyrophares éteints et les caméras parties, le traumatisme, lui, peut rester.
Le trouble de stress post-traumatique peut s’installer silencieusement : flashbacks, cauchemars, hypervigilance, anxiété, irritabilité, culpabilité, isolement, perte de confiance et peur constante que le danger revienne.
Le corps survit à l’événement, mais le cerveau continue parfois de se comporter comme si la menace était toujours présente.
Et les proches sont aussi touchés. Ils cherchent la personne qu’ils connaissaient avant. Ils veulent aider, mais ne savent pas toujours comment. Toute une famille peut se retrouver à vivre au rythme d’un traumatisme qu’elle n’a pourtant pas choisi.
Mais où est passé l’amour de l’humain?
Nous devons parler de prévention, de violence conjugale, de sécurité au travail et de ressources en santé mentale. Mais nous devons aussi prendre soin de ceux qui restent debout après la tragédie, alors qu’à l’intérieur, tout s’est effondré.
À toutes les victimes, aux familles, aux témoins et aux intervenants touchés par ces drames : ce que vous ressentez est réel. Demander de l’aide n’est pas un signe de faiblesse. C’est parfois le premier pas pour reprendre doucement possession de sa vie.
N’attendons pas une autre tragédie pour nous rappeler que chaque geste de violence laisse beaucoup plus de victimes qu’on ne peut en compter.
Remettons un peu d’humanité dans notre humanité.
Avec tout mon amour,
Josée🤍