Véronique Bérard, Art-thérapeute.

Véronique Bérard, Art-thérapeute. Dans le mot « Art-thérapie », il y a deux mots. N'hésitez pas à m'écrire en message privé si vous avez des questions.

L'art-thérapie est un service professionnel de relation d'aide, dans lequel l'art est au cœur du processus d'expression et de compréhension de soi. Diplômée de la maîtrise en art-thérapie de l'UQAT et membre professionnelle de L'Association des art-thérapeutes du Québec, l'approche que je privilégie est humaniste-existentielle. Je suis également céramiste et j'ai donné des formations liées au tra

vail de l'argile à différentes clientèles : enfants, adolescents, jeunes adultes en réinsertion, en santé mentale et aux femmes immigrantes, notamment. J'exerce présentement comme art-thérapeute en milieu communautaire auprès d'une clientèle en santé mentale, principalement adulte. Cette page est un véhicule pour faire connaitre l'art-thérapie et aussi pour promouvoir mes services en pratique privée.

C'est une piste qui m'interpelle depuis toujours dans ma pratique......(et dans ma vie!).« Charaka décrit la souffrance ...
08/18/2026

C'est une piste qui m'interpelle depuis toujours dans ma pratique......(et dans ma vie!).

« Charaka décrit la souffrance comme un arbre. Et il nous demande de cesser d’en traiter seulement les branches.
Il existe chez Charaka une image particulièrement puissante : celle de l’arbre de la souffrance.
Nous regardons généralement ce qui apparaît.
La douleur.
La maladie.
L’anxiété.
La colère.
L’insatisfaction.
La peur.
La perte.
Mais ce ne sont déjà que les fruits et les branches d’un processus beaucoup plus profond.
À la racine se trouve l’attachement, Upadhā : cette appropriation intérieure par laquelle nous faisons constamment du monde quelque chose qui doit correspondre à nos attentes.

( ) À partir de cette racine naissent les attentes, les désirs, les aversions, les peurs, les réactions et cette tentative permanente de négocier avec le réel. Et nécessairement, Dukha (la souffrance) apparaît parce que tout ce auquel nous nous attachons est, par nature, susceptible de changer.
Le corps change.
La santé change.
Les relations changent.
Les circonstances changent.
Ce que nous aimons peut disparaître.
Ce que nous ne voulons pas peut arriver.
Charaka ne nous dit évidemment pas de ne plus aimer, de ne plus désirer ou de devenir indifférents. Son propos est beaucoup plus subtil.
Il nous demande d’observer où commence notre dépendance intérieure au résultat car il existe une différence immense entre prendre soin de sa santé et exiger de ne jamais tomber malade.
Entre aimer quelqu’un et croire que sa présence nous appartient.
Entre avoir un projet et faire dépendre notre paix de sa réussite.
Entre prendre soin de son corps et construire son identité entière autour de ce qu’il devrait rester. »

Charaka décrit la souffrance comme un arbre. Et il nous demande de cesser d’en traiter seulement les branches.

Il existe chez Charaka une image particulièrement puissante : celle de l’arbre de la souffrance.

Nous regardons généralement ce qui apparaît.
La douleur.
La maladie.
L’anxiété.
La colère.
L’insatisfaction.
La peur.
La perte.
Mais ce ne sont déjà que les fruits et les branches d’un processus beaucoup plus profond.

À la racine se trouve l’attachement, Upadhā : cette appropriation intérieure par laquelle nous faisons constamment du monde quelque chose qui doit correspondre à nos attentes.
Mon corps.
Ma santé.
Mes relations.
Ma réussite.
Mon image.
Mes certitudes.
Ce que je veux conserver.
Ce que je refuse de perdre.
Ce que la vie devrait être.

À partir de cette racine naissent les attentes, les désirs, les aversions, les peurs, les réactions et cette tentative permanente de négocier avec le réel. Et nécessairement, Dukha (la souffrance) apparaît parce que tout ce auquel nous nous attachons est, par nature, susceptible de changer.
Le corps change.
La santé change.
Les relations changent.
Les circonstances changent.
Ce que nous aimons peut disparaître.
Ce que nous ne voulons pas peut arriver.
Charaka ne nous dit évidemment pas de ne plus aimer, de ne plus désirer ou de devenir indifférents. Son propos est beaucoup plus subtil.

Il nous demande d’observer où commence notre dépendance intérieure au résultat car il existe une différence immense entre prendre soin de sa santé et exiger de ne jamais tomber malade.

Entre aimer quelqu’un et croire que sa présence nous appartient.

Entre avoir un projet et faire dépendre notre paix de sa réussite.

Entre prendre soin de son corps et construire son identité entière autour de ce qu’il devrait rester.

C’est ici que l’Ayurveda rejoint une médecine beaucoup plus profonde que celle des seuls Doshas.

« L’observation non réactive(    ) Observer sans réagir ne signifie pas devenir passif ou insensible. Il ne s’agit pas d...
08/09/2026

« L’observation non réactive
( )
Observer sans réagir ne signifie pas devenir passif ou insensible. Il ne s’agit pas d’étouffer les émotions ni de nier les expériences. Au contraire, il s’agit de les voir avec une lucidité totale. La colère est reconnue comme colère. La peur est reconnue comme peur. La tristesse est reconnue comme tristesse. Rien n’est rejeté. Rien n’est nourri. Tout est observé dans sa réalité présente.
Dans cet espace d’observation, une découverte essentielle se produit : les émotions et les pensées ne sont pas des ordres auxquels il faut obéir. Elles sont des phénomènes qui traversent le champ de la conscience. Comme les vagues traversent l’océan, elles apparaissent, atteignent leur intensité puis s’apaisent. Celui qui apprend à observer sans réagir découvre qu’il peut demeurer stable au milieu de ces mouvements.
( ) L’énergie qui était autrefois dispersée dans des réactions automatiques devient disponible pour la compréhension, la réflexion et l’action juste. La conscience cesse d’être un champ de bataille et devient un lieu de clarté.
L’observation non réactive révèle également que beaucoup de souffrances sont amplifiées par la résistance ou l’identification. Une émotion observée avec calme suit souvent son cours naturel. Une émotion combattue ou alimentée peut se prolonger et s’intensifier. »
(publication prise sur le groupe Pensées Thérapeutiques et actions quantiques).

07/21/2026

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07/14/2026

Je l'adore........

J'ai pris ceci sur fb. Me ramène à ce que Watzlawick appelait « l'image du monde », qui diffère pour chacun,  et à parti...
07/09/2026

J'ai pris ceci sur fb.
Me ramène à ce que Watzlawick appelait « l'image du monde », qui diffère pour chacun, et à partir de laquelle nous travaillons en art-thérapie.

Me ramène aussi à Prajnanpad: « Personne ne vit dans le monde, chacun vit dans son monde ».

Cela ne veut pas dire qu'une perception est fausse. Qu'une image est fausse. Mais elle représente un angle, une perspective, un aspect de la réalité. Et on a souvent besoin que quelqu'un puisse regarder avec nous ce que nous voyons, ce que nous comprenons de notre réalité. Et dans la souffrance, on a surtout besoin de faire bouger cette image (perception, perspective...). Le changement est plutôt lié au mouvement, à l'incorporation et à l'élargissement.

« Il y a quelque chose de fascinant dans la perception. La plupart d’entre nous ne vivent pas notre perception comme une perception. Nous la vivons comme la vérité.
Nous devenons tellement identifiés à notre vision du monde que nous cessons de nous poser une question simple : Et si je ne voyais cela que de là où je me situe ?
J’ai récemment eu une conversation avec quelqu’un qui voyait une partie de ma vie à travers un prisme très précis et jugeant. Je pouvais vraiment comprendre pourquoi ils ressentaient cela. Leurs sentiments avaient du sens de leur position actuelle.
Mais cela m’a aussi rappelé à quel point il est facile de confondre la perspective avec la réalité.
Et si, au lieu de s’accrocher à avoir raison, nous devenions curieux ? Et si nous avions l’humilité de prendre du recul et d’imaginer la vue d’en haut au lieu de seulement la vue depuis notre position ?
Quand nous faisons une pause, respirons et créons un petit espace, quelque chose de beau se produit. Nous pouvons reconnaître les sentiments d’une autre personne sans en faire toute la vérité. Nous pouvons honorer notre propre expérience sans insister sur le fait que c’est la seule valide.
C’est dans cet espace que vit la grâce. Grâce pour nous-mêmes. Grâce pour les autres. Grâce de reconnaître que nous regardons tous à travers différentes fenêtres le même paysage.
Et peut-être que la sagesse ne consiste pas à avoir la bonne perspective — peut-être est-ce à se rappeler que chaque perspective est incomplète tant que l’amour, la curiosité et l’humilité n’entrent pas dans la conversation. ».
Mariel Hemingway.
Image: René Derouin

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