08/24/2026
Et si ce n’était pas toujours ce qui t’arrive qui te faisait le plus mal, mais plutôt l’histoire que tu te racontes à ce sujet?
« Je ne suis pas assez. »
« J’aurais dû faire autrement. »
« Il devrait comprendre. »
« Elle n’a pas le droit de me traiter comme ça. »
« Je ne serai pas capable. »
« Si ça arrive, je ne m’en remettrai pas. »
« Pourquoi est-ce que ça m’arrive toujours à moi? »
Sur le moment, ces pensées peuvent sembler totalement vraies. Pourtant, une pensée n’est pas forcément un fait. Et parfois, sans même nous en rendre compte, nous ajoutons une couche de souffrance à une situation qui est déjà difficile.
J’ai fait une erreur → je suis nulle.
Quelqu’un ne me choisit pas → je ne suis pas assez.
Quelqu’un agit autrement que je l’espérais → il ne me respecte pas.
Je ne sais pas ce qui va arriver → ça va sûrement mal finir.
La situation, elle, est bien réelle. Mais l’interprétation que notre esprit construit autour d’elle mérite parfois d’être regardée de plus près. Pas pour se convaincre que « tout va bien ». Pas pour minimiser ce que l’on ressent. Simplement pour prendre un peu de recul et se demander :
Est-ce que ce que je pense en ce moment est un fait… ou une interprétation?
Puis chercher une pensée un peu plus nuancée, un peu plus juste.
« J’ai fait une erreur, mais elle ne définit pas qui je suis. »
« Je n’ai pas été choisie, mais cela ne diminue pas ma valeur. »
« J’aurais aimé qu’il agisse autrement, mais je ne peux pas contrôler ses choix. Je peux toutefois choisir ce que je vais faire maintenant. »
« Je ne sais pas ce qui va arriver. Et si cela se produit, je pourrai m’adapter. »
Nous ne choisissons pas toujours notre première pensée. Mais nous pouvons apprendre à ne pas croire automatiquement tout ce qu’elle nous raconte. Et parfois, c’est précisément là qu’un changement commence à se faire sentir.
Aujourd’hui, essaie simplement ceci :
Lorsqu’une pensée te fait mal, demande-toi :
« Est-ce que je sais que c’est vrai… ou est-ce l’histoire que je suis en train de me raconter? »