07/02/2026
Ce matin, j’ai trouvé cette petite cuillère posée dans le garage. Pourquoi ? D’où vient-elle ? Quelle est son histoire de vie ?
Par réflexe, je l’ai ramassée. Parce que je sais que si je ne le fais pas, elle va finir par faire partie des meubles. Elle va être contournée sans relâche, enjambée, ignorée à l’infini.
Et, je me suis mise à penser à un truc rigolo… Je vais la laisser là et vous parler d’elle cet été. Je veux vous raconter qui la voit, en parle ou la ramasse autre que moi.
Est-ce que vous voulez jouer le jeu avec moi ? Poser un objet étrange dans un endroit passant de la maison (escalier, comptoir de cuisine, table de nuit) et voir ce qui se passe ?
Je pense que je vais vivre de la frustration, de la solitude, parfois de l’acceptation, ou même pourquoi pas, apprendre à en rire et à prendre du recul. J’imagine qu’en fonction des heures de la journée, de la gestion des enfants, de mon cycle menstruel ou de mon stress, des émotions très différentes pourraient se greffer.
Cette petite cuillère représente souvent mon chemin de vie dans le travail invisible de mère de famille. Elle pourrait en être le symbole. Je ne peux pas me plaindre au quotidien, j’ai un partenaire de vie incroyable qui prend largement sa part, qui ne rechigne jamais à la tâche, impliqué et totalement déconstruit (je mesure ma grande chance).
L’idée, c’est plutôt de constater la charge mentale et logistique familiale, ce que la vie nous impose comme rythme, incohérence, intensité. Cette petite cuillère est un grain de sable dans l’océan des choses à faire, et un rappel que les enfants accablent, sans le vouloir, le quotidien, et qu’eux aussi sont surchargés au fond de cette vie à mille à l’heure.
Combien de familles se disputent pour les tâches ménagères, les conflits parents-enfants pour aider, ranger, soulager le tout…
Alors montrez-moi vos photos du truc qui traînera à l’infini cet été, pour qu’en résonance on se rappelle de nos besoins non répondus, de notre vie qui est souvent trop et tellement pas assez en même temps.
Ce matin, je scrollais Instagram et un jeune homme disait qu’il avait commencé les trails avec sa nouvelle compagne en lui disant : si on commence par le plus dur, les courses: un mariage, des enfants, ce sera un détail… J’ai ri, mais j’ai ri…
Le marathon de ma vie me semble interminable et pourtant le temps m’échappe.
Trop de “je dois”, pas assez de “je voudrais être” ❤️