08/13/2026
La Communication non violente (CNV) est comme une carte géographique (d’autres l’ont dit avant moi). Ça aide à se repérer sur le territoire, mais ça n’est pas le territoire. On pourrait prolonger l’analogie et voir la CNV comme un GPS.
Parfois, je chemine sur le territoire des relations et je me retrouve devant des geysers surprises, des précipices non répertoriés, des torrents beaucoup plus intenses que ce que j’avais déchiffré sur la carte.
Le GPS dit peut-être « continuez tout droit » (ou « proposez une conversation authentique »), mais tout mon système nerveux hurle : « Recule! Fous le camp! »
La carte, le GPS ne sont pas des prescriptions. Ce sont des repères, des suggestions d’itinéraires. Après, dans le feu de l’action, je fais ce que je peux. Je fais de mon mieux.
Quand je me tape dessus en me disant « Tu aurais dû dire ceci ou cela », « Tu devrais être capable de mieux réagir », « Tu évites encore le conflit, malgré tout ce que tu sais en CNV!!! »
Quand j’utilise « la CNV » pour me taper dessus, c’est que j’ai oublié que cette approche m’invite à voir qu’à travers chacun de mes gestes, chacune de mes paroles, je cherche à répondre à un besoin.
Ça signale simplement que j’ai besoin d’empathie. Je n’ai pas toujours les ressources pour m’en donner moi-même. Alors j’appelle une copine d’empathie pour un peu de corégulation.
La « carte géographique » de la CNV peut être utile après coup, pour tenter de comprendre ce que j’ai traversé. Pour me réorienter à l’avenir, envisager d’autres possibilités de paroles et d’action pour une prochaine fois. Pour donner du sens et partager ce sens avec les personnes qui voyagent avec moi.
Ce que j’essaie d’exprimer ici, c’est que la CNV offre une porte de sortie au jugement et à la culpabilité… sans les juger.
C’est de l’accueil, de l’accueil, de l’accueil.
Je ne sais pas vous, mais moi, cette bienveillance qui me dit : « Je suis certaine que dans tout ce que tu fais, tu cherche à contribuer », elle me fait beaucoup de bien.
Je la veux pour moi, je la veux pour les autres. Je veux que d’autres soient capables de me l’offrir quand je n’y arrive pas.
C’est aussi pour ça, que je veux faire découvrir ça au plus grand nombre.
Avec mon spectacle-conférence du Cours de chicane, je propose de suivre le personnage de Chlorophylle38 dans l’exploration d’un conflit, inspirée de l’autoempathie CNV.
Les accessoires colorés servent de repères, d’ancrages visuels qui aident à s’orienter dans la jungle de la communication interpersonnelle. Que ce soit dans le feu de l’action ou après coup.
Les prochaines dates : 25 septembre à Québec et 26 septembre à Saguenay (liens dans les commentaires).
Photo: Le Cours de chicane à Cookshire-Eaton en 2025 en collaboration avec la Table de concertation des personnes aînées du Haut-Saint-François. Crédit photo: Alain Rondeau