27/05/2026
Aujourd’hui, j’ai eu une longue discussion avec une amie qui traverse la même phase de vie que moi et cela m’a fait un bien immense.
Pouvoir déposer autour de cet immense recalibrage intérieur qu’est la matrescence auprès d’une femme qui comprend de l’intérieur ce que je vis parce qu’elle le traverse elle aussi.
Quand on devient mère, tout bouge.
Notre identité.
Notre rapport au temps.
Au corps.
Au couple.
Au travail.
À l’argent.
Ă€ nous-mĂŞme.
Le post-partum est une période de grande redéfinition.
On découvre la maternité ou peut-être qu’on se redécouvre à travers elle.
On a envie d’être présente pour nos enfants et en même temps, on appartient aussi à une génération de femmes qui a grandi avec l’idée que nous pouvions exceller partout.
Alors une autre question apparaît : qui ai-je envie de devenir en dehors de mon rôle de mère ?
Il y a parfois l’envie de créer, d’entreprendre, profiter de cette immense transformation pour quitter certains schémas, sortir du salariat, lancer quelque chose qui fait profondément sens.
Mais derrière cela, il y a aussi tout le reste :
La place que l’on prend dans son foyer.
Le rapport à l’argent.
Et ce que cela vient toucher en nous.
Il y a ce besoin, parfois inconscient, de continuer à se prouver des choses, d’être une “bonne mère”, sans disparaître comme femme, de trouver un nouvel équilibre dans le couple, de redéfinir les rôles, les besoins, les espaces de chacun.
Quelle femme ai-je envie de devenir ?
Qu’ai-je envie de transmettre en tant que mère ?
De quoi ai-je profondément besoin ?
Quelle place mon partenaire souhaite-t-il lui aussi occuper dans cette nouvelle équation ?
Le post-partum n’est pas seulement une naissance.
C’est une reconfiguration entière de soi.
Et je réalise à quel point nous avons besoin d’espaces pour déposer cela.
Des espaces où l’on peut parler librement de maternité, de couple, d’identité, de spiritualité, de travail, d’ambition, de fatigue, de désir de création, de transformation intérieure.
Et si on se créait davantage ces espaces de connexion et de partage ?
Des espaces où l’on n’a pas besoin d’expliquer.
Parce que l’autre sait déjà un peu.
Parce qu’elle le vit aussi.