08/09/2026
Je vis en cet instant un entre-deux…
Mon nouveau site vient de naître après des semaines d’une énergie intense.
Les cours reprennent.
Un déménagement approche et m’invite à trier, choisir, garder, laisser partir.
Et après l’élan, l’excitation, l’adrénaline de « l’accouchement »… vient la redescente. 🍂
Une part de moi regarde alors tout ce qui n’a pas changé.
Ce qui reste à faire.
Ce qui traîne encore.
Les vieux mécanismes qui reviennent avec la reprise.
Et très vite, le tribunal intérieur pourrait reprendre sa place :
« Tu vois… tu en es toujours là. »
Alors que non.
Je suis simplement en train de traverser un passage.
Dehors, la nature vit aussi cette transition.
Les jours raccourcissent, les nuits gagnent du terrain.
Le chant des oiseaux change.
Les corbeaux reprennent de la voix.
Quelque chose devient presque mélancolique…
Et en même temps, quel soulagement!
Comme si, après l’expansion de l’été, la vie nous autorisait enfin à expirer.
Car personnellement, même si j’adore l’été, m’imaginer vivre toute l’année dans l’expansion, la lumière, l’action, la production, le mouvement vers l’extérieur est franchement inconfortable!
Car l’automne nous enseigne autre chose.
Récolter ce qui a mûri.
Reconnaître les fruits de ce qui a été accompli.
Trier.
Laisser tomber.
Permettre à certaines choses de se décomposer pour qu’elles puissent, un jour, nourrir autre chose.
Et peut-être que nos passages intérieurs nous demandent la même chose.
Le danger, c’est que notre système ne regarde parfois que ce qui ressemble encore à hier.
« Rien n’a changé. »
« Tu recommences. »
« Tu devrais déjà avoir dépassé ça. »
Mais il existe en nous un autre endroit.
Cet espace témoin.
Cet adulte conscient capable d’observer ce qui se joue et se rejoue, ce qui est réactivé, ce qui appartient à une ancienne histoire… sans forcément le prendre pour la réalité.
Apprendre à traverser.
Les grands élans et leurs redescendes.
Les reprises.
Les entre-deux.
Les passages.
Les saisons dehors et celles qui vivent en moi.
Non pas en essayant de rester éternellement en été,
mais en découvrant la médecine de chacune d’elles.
#5-6décembre