06/10/2026
En février dernier, une première note d’intention autour de l’expérience corporelle comme ressource professionnelle paraissait dans La Lettre de l’AIFRIS.
Depuis, cette réflexion a grandi, s’est déplacée et a pris la forme d’un article destiné à la revue Écrire le social. Une première version a maintenant été transmise et discutée. Il reste encore deux passages à reprendre avant la prochaine étape, mais quelque chose d’essentiel s’est déjà produit : l’écriture a déplacé ma pensée.
Au départ, l’intelligence artificielle occupait une place importante dans mon questionnement. Peu à peu, le cœur du texte s’est rapproché de ce que je souhaitais réellement partager : comment ce que nous éprouvons dans notre corps peut-il soutenir notre présence, notre perception et notre discernement dans une rencontre professionnelle ?
Une tension, une hésitation ou une modification du souffle ne nous dit pas ce que vit l’autre. Mais elle peut nous inviter à ralentir, à suspendre une première interprétation et à nous remettre en relation avec ce qui est en train de se passer.
C’est au fil de cette écriture qu’a émergé l’expression « savoirs en mouvement » : ces connaissances professionnelles qui ne sont pas seulement appliquées, mais interrogées et parfois transformées au contact d’une situation, de l’expérience vécue et de l’altérité.
L’article poursuit son chemin. Et je découvre combien l’écriture transforme aussi, peu à peu, l'apport de La Voie du Corps et de ce que je souhaite transmettre.
Christine Fayet
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