08/07/2026
‼️ AMENDEMENT Nº604 : DIVAGATION CANINE DANS LES DOM :
LE GOUVERNEMENT CHOISIT L’ABATTAGE, LA MÉTHODE LA PLUS COÛTEUSE ET LA MOINS EFFICACE
Les associations de protection animale des territoires ultramarins expriment leur opposition ferme à l’amendement nº604 adopté par le Sénat dans le cadre du projet de loi « Protection et souveraineté agricoles ».
Il sera examiné le 16 juillet 2026 par la Commission Mixte
Paritaire.
Les associations souhaitent avant tout proposer des solutions durables à long terme, ce qui n’est pas le cas de l’abattage.
Ce texte autorise les préfets de Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion et Mayotte à ordonner des « opérations de destruction de chiens errants ».
Une mesure brutale, déconnectée des réalités et scientifiquement infondée
Dans les DOM, la divagation canine est massivement liée à l’absence de politiques publiques :
- Moins de 5 % des animaux sont stérilisés chaque année : un niveau scientifiquement insuffisant pour réduire la population.
Des centaines de naissances d’animaux errants sont estimées par jour.
- Les fourrières des DOM euthanasient chacune plus de 90 % des chiens capturés, soit des milliers de chiens sans aucune diminution de la divagation.
L’abattage, une stratégie déjà appliquée… et déjà prouvée inefficace
Les données scientifiques internationales sont unanimes :
- L’OMS, l’OIE et l’ONU déconseillent l’abattage des chiens errants.
- Les études menées au Mexique, en Inde, au Brésil et en Afrique du Sud montrent que les populations se reconstituent en moins de 12 mois après des campagnes d’abattage.
- L’OMS rappelle que l’abattage ne réduit pas la divagation canine.
« Seule la stérilisation massive la réduit. »
Une mesure coûteuse et économiquement irrationnelle
Selon les données internationales compilées par l’ICAM, l’abattage massif coûte jusqu’à 10 fois plus cher que la stérilisation à grande échelle.
Autrement dit : L’État paierait plus cher pour une méthode inefficace que pour la seule méthode efficace.
Une contradiction politique majeure
L’amendement nº604 place la France dans une position scientifiquement et diplomatiquement incohérente :
- La France s’apprête à légaliser une pratique que l’OMS, l’OIE et l’ONU déconseillent formellement depuis plus de 20 ans.
- Alors que le gouvernement affirme vouloir moderniser la politique animale, il propose une mesure abandonnée par la plupart des pays depuis les années 1990.
- Alors que la France renforce la lutte contre la maltraitance animale, l’amendement nº604 légalise… l’abattage.
Des acteurs mobilisés et prêts à agir
Les associations demandent depuis des années :
- Un programme de stérilisation massif, contrôlé et financé.
- L’identification obligatoire avec contrôle strict par les vétérinaires.
- La responsabilisation des propriétaires et des sanctions adaptées appliquées.
- La répression des élevages clandestins, et de la vente illégale.
- La création de refuges, de fourrières supplémentaires et de cliniques vétérinaires associatives dédiées à la stérilisation, pour remplacer l’euthanasie systématique.
- Ces mesures sont les seules à avoir prouvé leur efficacité dans les territoires confrontés à la divagation.
Appel à la commission mixte paritaire du 16 juillet
L’amendement nº604 constitue :
- une régression éthique,
- une erreur stratégique,
- une fausse solution,
- un coût inutile,,
- et une contradiction scientifique majeure.
Nous appelons la commission mixte paritaire à refuser la légalisation de l’abattage et à exiger une politique moderne, responsable, respectueuse du vivant et moins coûteuse.
La seule voie permettant de réduire durablement la
divagation canine dans les DOM repose sur la prévention, la stérilisation massive, l’application des sanctions judiciaires et la responsabilisation des propriétaires.
Citoyens, associations, fondations nationales et
internationales de protection animale, élus et responsables politiques.
Ce communiqué est porté par un collectif d’associations de protection animale en Guadeloupe, dont 4 pattes en danger, L’île des 4 pattes, Secours Animaux Guadeloupe, Les
Truffes du Soleil, Les Loulous De Gwada, Guadeloupe Animaux Marie-Galante, COPA Guadeloupe et toutes les autres associations de protection animale qui agissent sur l’île.
Toutes ce mobilisent conjointement afin de défendre une politique durable, efficace et
respectueuse du vivant.‼️