21/08/2026
𝗕𝗶𝗹𝗹𝗲𝘁 𝗱'𝗵𝘂𝗺𝗲𝘂𝗿
Quand tu as affaire à l'administration...
On vit dans un monde où faire valoir nos droits ressemble à un véritable parcours du combattant...une sorte de Spartan Race dont les règles changent en cours de route.
Cela fait une année que je cours d'administrations en collecte de documents, d'envois de mail en coups de téléphone afin que le canton statue sur mes droits aux subsides d'assurance maladie.
On filtre mes appels sans jamais avoir accès aux décideurs, on me demande de compléter un dossier avec de nouveaux documents (pas demandés au préalable) qui sont, bien sûr, payants ! Et quand je crois tenir le bon bout, on me dit que c'est le service d'une énième entité qui donne son préavis à la décision finale !
Après le Taylorisme qui consiste à segmenter de manière stricte les tâches d'un travail, je suis persuadée qu'il y a des "penseurs" qui ont imaginé des obstacles à disséminer sur le parcours pour nous perdre dans les méandres de l'administration jusqu'à ce qu'on "lâche l'affaire"; des bâtons envoyés dans nos roues en espérant une sortie de route et par la même occasion, une économie de plus pour nos instances publiques.
Alors là, je prends le taureau par les cornes ! Je me rends physiquement au guichet, pour avoir affaire à une personne faite de chair et de sang et qui saura à même de comprendre mon ras-le-bol, mon désespoir, mon incompréhension.
Oui, mais là encore je dois faire appel à l'espoir pour tomber sur cette personne habitée par une empathie lui permettant d'aller au-delà de ses prérogatives, une personne qui va prendre le temps de comprendre ma situation et contacter les bons interlocuteurs...
C'est ce qui m'est arrivé pas plus t**d que ce matin. Cool, merci Madame. Toutefois, je réalise que j'ai eu de la chance d'avoir été appelée à ce guichet, parce que peut-être que son/ sa collègue d'à côté n'aurait pas été aussi consciencieux et aurait continuer de me balader comme une b***e de ping-pong dans une épreuve olympique.
Bref, vous l'aurez compris, ma vision de l'administration, qu'elle soit publique ou privée, s'apparente à une sournoiserie accentuant les inégalités entre les gens.