06/09/2026
Vous confier à une IA quand ça ne va pas. Jusqu’où ?
Une réponse immédiate, à n’importe quelle heure. De quoi mettre des mots sur ce qu’on traverse. On comprend l’attrait.
À l’IGES, nous avons réuni des praticiens pour réfléchir à la place de l’IA en thérapie. Et nous en avons tiré un manifeste.
Notre conviction : une IA peut être utile, mais elle ne remplace pas la présence humaine.
Il y a la corégulation, cette façon dont la présence de l’autre nous aide à nous apaiser.
Cela passe aussi par un silence partagé, par la confiance qui s’installe peu à peu.
Et je crois que l’essor de l’IA va justement révéler le cœur de la thérapie humaine. À mesure qu’elle prendra en charge les conseils et certains exercices, elle nous obligera à mieux reconnaître ce qui se joue dans cette rencontre.
Cette présence, c’est pas un supplément aux techniques.
Nous abordons aussi les questions qui nous concernent tous : que deviennent nos confidences? Quand l’aide devient-elle une dépendance ? Et à force de tout analyser, est-ce qu’on tourne davantage dans ses pensées ?
La déshypnose nous invite justement à desserrer cette emprise des pensées, à revenir à ce qui se vit, dans le corps, maintenant.
Nous développons aussi un assistant limité au suivi des exercices entre les séances, pensé pour favoriser l’autonomie, avec le thérapeute comme repère.
👉 Découvrez notre manifeste et partagez-le si cette réflexion vous parle :
iges.one/manifeste-ia