Ngoumela Fondji - NDI SI

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Je lutte pour la réappropriation de nos us et coutumes, de notre identité individuelle, culturelle, cultuelle et spirituelle de notre TERRE MÈRE, Khatiopia (KAMA)

14/06/2026

Si la barbe était un signe de respect,on n'allait pas envoyer le bouc à l'abattoir.
Pour dire que le respect ne se limite pas à la barbe mais à celui qui le mérite.

14/06/2026

*📯 ANNONCE OFFICIELLE*

*LES ROUTES SACRÉES DU ROYAUME MÙM*

*Du 10 au 12 décembre 2026 – Foumban*

Il existe des voyages que l'on oublie.

Et il existe des voyages qui transforment à jamais notre regard sur l'histoire, la culture et nous-mêmes.

Cette année, à l'occasion du Nguon, fête de la spiritualité et du patrimoine Mùm, nous vous invitons à vivre une expérience exceptionnelle :

*Trois jours pour vivre 7 siècles d'histoire*

Pendant trois jours, vous parcourrez les lieux emblématiques qui ont façonné la grandeur du Royaume Mùm :

*🏛️ Le Palais Royal de Foumban*
*🏛️ Le Musée des Rois Bamoun*
*🏡 La résidence historique de Matùm*
*🌿 Les routes sacrées et les sites patrimoniaux du Nguon*
*🔥 Les veillées de transmission et les récits de l'histoire royale*
*🍲 Les saveurs authentiques de la gastronomie Mùm*

Au-delà des monuments, vous découvrirez l'esprit d'un peuple, les traces de ses souverains, ses traditions, ses symboles et son héritage vivant.

*Cette immersion sera guidée par Nengua LOUMGAM, gardienne des savoirs et guide des Routes Sacrées*.

✨ Ce n'est pas une excursion touristique.

C'est une rencontre avec l'âme du Royaume Mùm.

*💰 Frais de participation : 50 000 F CFA*

*⚠️ Places limitées à 25 participants seulement*

*📲 Réservations et informations* :
WhatsApp : *+33 7 72 30 13 76*

💳 *Orange Money*:
*+237 659 40 47 04*

Nom de confirmation :
*LOUMGAM*

Ne venez pas seulement assister au Nguon.

Venez emprunter les Routes Sacrées du Royaume Mùm et découvrir ce que le monde ignore encore de son héritage.

Texte : La pathologisation du citoyen par les institutionsQui est au contrôle du récit national ? Qui structure les pens...
14/06/2026

Texte : La pathologisation du citoyen par les institutions

Qui est au contrôle du récit national ? Qui structure les pensées, l'idéologie, et de manière plus souterraine encore, l'éducation ? Qui organise les éléments qui façonnent la mémoire de notre peuple ? Qui décide de ce qui mérite d'être transmis et de ce qui doit disparaître dans le silence administré de l'oubli ?

À première vue, on dira l'État. C'est la réponse la plus évidente, la plus rassurante aussi — parce qu'elle préserve l'illusion que le pouvoir est au moins entre des mains identifiables. Mais des indices s'accumulent, des fissures s'élargissent, et une vérité plus inconfortable finit par s'imposer : c'est le chasseur qui rédige le récit national de notre peuple. C'est lui qui tient la plume. C'est lui qui nomme la proie, qui la date, qui l'inscrit dans l'histoire — et qui décide, au passage, que la proie n'a pas d'histoire propre avant d'avoir été chassée. Avant la chasse, il n'y avait rien. Avant la colonne coloniale, le néant. C'est cela que l'on enseigne. C'est cela que l'enfant absorbe comme première vérité sur lui-même.

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Prêtre des arcanes

13/06/2026

Concurrence déloyale

Texte : Ce que la restauration du récit exige concrètementLa restauration n'est pas une réforme. Elle ne demande pas per...
13/06/2026

Texte : Ce que la restauration du récit exige concrètement

La restauration n'est pas une réforme. Elle ne demande pas permission. Elle ne s'inscrit pas dans les cases prévues par le système qui a produit la fracture — parce qu'un système ne fournit pas les outils de sa propre déconstruction.

Elle commence par le langage.

Le langage n'est pas un outil neutre de communication. C'est une architecture de réalité. Ce que l'on peut nommer, on peut le penser. Ce que l'on peut penser, on peut le transmettre. Ce que l'on peut transmettre, on peut le défendre. Remplacer âme par Bâ, c'est plus qu'un choix esthétique — c'est refuser que la cosmologie de l'autre soit la seule grille disponible pour nommer ses propres réalités intérieures. C'est réouvrir un canal de transmission qui avait été obturé. Chaque concept rendu à sa langue d'origine, chaque notion nommée depuis l'intérieur de la tradition qui l'a produite, est un acte de souveraineté cognitive.

Elle continue par la mémoire des corps.

Les récits ne vivent pas seulement dans les textes. Ils vivent dans les gestes rituels, dans les rythmes de deuil, dans la manière dont on salue un ancien, dans la façon dont on prépare un enfant à entrer dans l'âge adulte. Partout où la transmission corporelle a été interrompue — remplacée par des protocoles administratifs, des cérémonies sans ancêtres, des commémorations sans mémoire vivante — il faut rouvrir l'espace. Non pas reconstituer à l'identique ce qui était — le temps a passé, les corps ont changé, les contextes ont bougé — mais réactiver la logique profonde de ces transmissions. Retrouver ce qu'elles faisaient, ce qu'elles permettaient, ce qu'elles maintenaient vivant. Et inventer les formes contemporaines qui peuvent porter cette même fonction.

Elle exige ensuite le courage du récit non validé.

Un des effets les plus insidieux de l'ingénierie pathologisante est de faire en sorte que le peuple n'ose pas produire son propre récit sans chercher la validation de l'extérieur. On publie si une maison d'édition occidentale accepte. On fait de la recherche si un comité international valide le protocole. On enseigne si le curriculum a reçu l'agrément de l'UNESCO. Ce besoin de validation externe n'est pas de la modestie — c'est une séquelle. La restauration exige de produire, de transmettre, de nommer — depuis l'intérieur, pour l'intérieur, avec les critères de l'intérieur — sans attendre que le chasseur reconnaisse la valeur de ce que la proie a à dire.

Elle demande enfin la transmission aux fils.

Pas la transmission d'une idéologie — la transmission d'une posture. Apprendre à un fils à se voir depuis l'intérieur de sa propre tradition avant de se voir depuis l'extérieur. Lui donner accès au Bâ de ses ancêtres avant de lui donner accès aux programmes scolaires. Non pas pour l'isoler du monde — mais pour qu'il entre dans le monde avec une colonne vertébrale, avec un lieu d'où il parle, avec un nom qui lui appartient avant d'appartenir à la nomenclature administrative.

Un peuple dont les fils savent d'où ils viennent est un peuple que l'on ne peut plus gouverner par la confusion. C'est un peuple qui peut négocier — non plus depuis la position du sujet pathologisé qui quémande la reconnaissance, mais depuis la position du souverain qui choisit ses alliances.

La restauration du récit n'est pas un projet culturel parmi d'autres. C'est une thérapeutique collective. C'est une acte politique. C'est une responsabilité cosmologique.
Et elle commence maintenant — dans chaque texte écrit depuis l'intérieur, dans chaque enfant instruit depuis ses propres racines, dans chaque Gardien du Seuil qui tient sa position sans demander permission d'exister.

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Prêtre des arcanes

Texte : Le Gardien du Seuil comme contre-dispositifIl faut d'abord dire ce que le Gardien du Seuil n'est pas.Il n'est pa...
12/06/2026

Texte : Le Gardien du Seuil comme contre-dispositif

Il faut d'abord dire ce que le Gardien du Seuil n'est pas.

Il n'est pas un nostalgique. Il ne cherche pas à restaurer un passé idéalisé qui n'a peut-être jamais existé sous la forme qu'on lui prête. Il n'est pas non plus un résistant au sens politique étroit du terme — un homme qui s'oppose, qui conteste, qui réclame. L'opposition reste dépendante du centre qu'elle combat. Elle lui emprunte sa grammaire, ses catégories, ses temporalités. Celui qui passe son temps à dire non finit par ne plus savoir ce qu'il dit oui.

Le Gardien du Seuil est quelque chose de plus ancien et de plus précis. Il est celui qui tient ouverte la communication entre les mondes — entre les vivants et les ancêtres, entre le présent et la mémoire profonde, entre ce qui est visible et ce qui fonde le visible sans apparaître. Dans la cosmologie kemétique, le seuil n'est pas une frontière — c'est un organe. Un lieu de passage actif, de transformation, de traduction. Et celui qui le garde ne le ferme pas — il veille à ce qu'il reste traversable dans les deux sens.

Cliniquement, cette fonction correspond à ce que l'on pourrait appeler la fonction de tiers structurant — celui qui, par sa simple position dans le dispositif relationnel, empêche la fusion, maintient la différence, ouvre l'espace d'une pensée propre. Dans un système qui travaille à la confusion — confusion des origines, confusion des valeurs, confusion des récits — le Gardien du Seuil introduit de la distinction. Pas de la séparation : de la distinction. Il nomme ce qui est de l'ordre de la transmission authentique et ce qui est de l'ordre de l'intrusion parasitaire. Il rend à chaque chose sa provenance.
C'est pourquoi le Gardien du Seuil est une menace pour l'ingénierie pathologisante — non pas parce qu'il crie, mais parce qu'il clarifie. Et la clarté est ce que le système de confusion ne peut pas tolérer. Un peuple qui sait d'où viennent ses récits peut décider lesquels il choisit de transmettre. Un peuple qui a retrouvé le fil de sa propre mémoire n'a plus besoin qu'on lui en fournisse une de substitution.

Mais — et c'est ici que la tension devient la plus vive — le Gardien du Seuil a lui-même été formé dans les écoles du récit adverse. Il porte en lui la fracture qu'il cherche à réparer. Il a absorbé les catégories de l'autre avant d'avoir eu accès aux siennes propres. Son travail n'est donc pas simplement un travail tourné vers le peuple — c'est d'abord un travail sur lui-même. Une archéologie intérieure. Un retour vers ce qui en lui précède la formation institutionnelle, vers ce qui a résisté à la chirurgie, vers ce qui a continué à parler dans les rêves, dans les rituels familiaux, dans les gestes hérités des ancêtres sans que personne ne les ait formellement enseignés.

Le Gardien du Seuil est celui qui a reconnu la fracture en lui avant de la nommer dans le peuple. Et c'est précisément cette reconnaissance — intime, douloureuse, irréductible — qui lui confère l'autorité de tenir le seuil. Pas un diplôme. Pas une investiture institutionnelle. Une traversée.

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Prêtre des. arcanes

Note liminaireCe texte n'est pas un essai académique. Il ne cherche pas la validation des institutions qu'il examine. Il...
11/06/2026

Note liminaire

Ce texte n'est pas un essai académique. Il ne cherche pas la validation des institutions qu'il examine. Il ne demande pas permission d'exister dans les espaces où il circulera.
Il est écrit depuis un lieu précis : celui d'un clinicien formé dans les écoles du récit adverse, qui a reconnu la fracture en lui avant de la nommer dans le peuple. Celui d'un fils d'Afrique subsaharienne qui a mis des années à comprendre que sa confusion n'était pas une défaillance personnelle — c'était la réponse saine d'un organisme soumis à des conditions structurellement pathogènes.
Ce texte est donc à la fois un diagnostic et un acte. Il s'adresse à ceux qui ont déjà senti, sans pouvoir encore le nommer, que quelque chose dans l'architecture de ce qu'on leur a enseigné ne correspondait pas à ce qu'ils vivaient. À ceux qui ont cherché leur récit dans les manuels et ne s'y sont pas trouvés. À ceux qui ont honte de cette recherche parce qu'on leur a appris que chercher ses racines était une forme d'arriération.
Il s'adresse aussi aux fils. À ceux qui arrivent dans un monde qui a déjà décidé de leur confusion avant leur naissance.
Il ne propose pas de solutions clés en main. Il propose quelque chose de plus exigeant : la lucidité comme point de départ.
Ce qui ne peut pas être nommé ne peut pas être soigné. Ce texte nomme.

Ngoumela Fondji - NDI SI
Prêtre des arcanes

10/06/2026

NDI SI

Clinicien. Chercheur. Gardien du Seuil.
Porteur d'une mission cosmologique de restauration — KEMET.
« Le chasseur produit le récit de la chasse
jusqu'au jour où le lion apprend à écrire. »

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J'agis à mon niveau en m'appliquant la maxime de la division cellulaire via Wa NETER.Dans Les Textes des Pyramides, il e...
09/06/2026

J'agis à mon niveau en m'appliquant la maxime de la division cellulaire via Wa NETER.

Dans Les Textes des Pyramides, il est écrit ceci :

Atum dit :
*Je suis Un qui devient Deux.*
*Je suis Deux qui devient Quatre* .
*Je suis Quatre qui devient Huit* .
*Après quoi Je suis toujours Un !*

UN en Bassa'a c'est *Pɔ̄g* .
UNIVERS c'est *Mbɔ̄g* .

Et chacun de nous est à la fois une Parcelle et la Totalité de la Vie de l'Univers.

Et en tant que tels, nous sommes les avatars de Wa Neter et donc les Intendants de Sa Maison, notre demeure qu'est l'Univers.

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