18/01/2026
La maladie d’Alzheimer est une pathologie neurodégénérative complexe, longtemps associée uniquement au cerveau. Pourtant, la recherche scientifique montre aujourd’hui que d’autres facteurs, parfois inattendus, pourraient jouer un rôle clé dans son développement et son évolution. Parmi eux : les parodontopathies, c’est-à-dire les maladies inflammatoires des gencives.
Les parodontopathies sont causées par des bactéries présentes dans la plaque dentaire. Lorsqu’elles ne sont pas traitées, ces bactéries provoquent une inflammation chronique des gencives, pouvant aller jusqu’à la destruction des tissus de soutien de la dent. Mais le problème ne s’arrête pas à la bouche.
Des bactéries capables de voyager dans l’organisme
Certaines bactéries parodontales, comme Porphyromonas gingivalis, peuvent passer dans la circulation sanguine lors de simples gestes du quotidien : mastication, brossage agressif, saignement des gencives. Une fois dans le sang, elles peuvent atteindre différents organes… y compris le cerveau.
Un lien avec la neurodégénérescence
Des études ont mis en évidence la présence de bactéries parodontales ou de leurs toxines dans le tissu cérébral de patients atteints d’Alzheimer. Ces bactéries seraient capables de déclencher ou d’aggraver une réaction inflammatoire chronique dans le cerveau, favorisant l’accumulation de plaques amyloïdes et la dégénérescence neuronale — deux caractéristiques majeures de la maladie d’Alzheimer.
Inflammation chronique : le point commun
La parodontite et la maladie d’Alzheimer partagent un mécanisme central : l’inflammation. Une inflammation persistante au niveau des gencives peut entretenir une inflammation systémique, qui fragilise la barrière hémato-encéphalique et rend le cerveau plus vulnérable aux agressions bactériennes et immunitaires.
Ce que cela signifie concrètement
➡️ Les maladies des gencives ne sont pas seulement un problème dentaire
➡️ La santé bucco-dentaire pourrait être un facteur de prévention indirect des maladies neurodégénératives
➡️ Une bonne hygiène orale, un suivi dentaire régulier et le traitement des parodontopathies sont des enjeux de santé globale
Prendre soin de sa bouche, c’est aussi prendre soin de son cerveau
Même si la maladie d’Alzheimer reste multifactorielle (génétique, âge, environnement, mode de vie), la recherche nous rappelle une chose essentielle : tout est lié dans le corps humain. La prévention commence parfois là où on ne l’attend pas.