02/05/2026
Les injections médicales se distinguent par leur cible tissulaire, ce qui influence directement la vitesse d’absorption et l’usage clinique.
1. Injection intramusculaire (IM)
L’aiguille est insérée à 90° dans un muscle profond (deltoïde, cuisse, fessiers).
La vascularisation élevée permet une absorption rapide (minutes à heures).
Adaptée aux vaccins et à certains antibiotiques, elle assure une diffusion systémique efficace sans effet de premier passage hépatique.
2. Injection sous-cutanée (SC)
Réalisée à ~45° dans l’hypoderme (abdomen, cuisse), elle offre une absorption lente et régulière grâce à une vascularisation modérée.
Utilisée pour l’insuline et les héparines, elle limite les pics plasmatiques et convient aux traitements chroniques.
3. Injection intraveineuse (IV)
Injectée dans une veine (15–30°), elle délivre directement le médicament dans le sang : effet immédiat et biodisponibilité totale.
Indiquée en urgence, perfusion ou chimiothérapie, sans phase d’absorption.
4. Injection intradermique (ID)
À 10–15°, l’aiguille atteint le derme et forme une papule. L’absorption est lente et locale.
Employée pour les tests allergiques (tuberculine) et certains vaccins, elle stimule une réponse immunitaire ciblée.