Sabine Russo Psychanalyste

Sabine Russo Psychanalyste Je partage ici une réflexion clinique et accessible.
👉J’aide les femmes à sortir de la dépendance affective et à transformer leurs schémas amoureux.

Vidéo gratuite : Pourquoi tu répètes les mêmes schémas

https://programme.sabinerusso.fr/capture Je suis psychanalyste , thérapeute de couple et praticienne en EMDR dans un cabinet à Lyon 5

Tu as tout ce que tu voulais. Il est là. Il t'aime. Il te le dit.Et pourtant, quelque chose manque.Tu ne sais pas quoi —...
28/07/2026

Tu as tout ce que tu voulais. Il est là. Il t'aime. Il te le dit.
Et pourtant, quelque chose manque.
Tu ne sais pas quoi — mais ça ne s'arrête jamais.

Tu te dis que c'est lui. Qu'il ne fait pas assez. Qu'il n'est pas assez présent, assez attentif, assez... tout.

Alors tu demandes plus. De proximité. De preuves. De fusion. Tu voudrais qu'il comble chaque silence, chaque doute, chaque vide.

Tu cherches l'amour inconditionnel. Celui où tu n'as rien à demander, rien à négocier, rien à risquer. Celui où ta place est garantie — totalement, pour toujours.

Cet amour existe. Tu l'as connu — ou tu aurais dû le connaître. C'est l'amour qu'un parent donne à son enfant. Total. Sans condition. Sans espace.

Mais dans le couple, cet amour-là n'existe pas. Et ce n'est pas un échec — c'est la nature même de l'amour adulte.

Parce que l'amour adulte contient du manque. De l'espace. De l'incertitude. Et c'est précisément ce manque qui crée le désir.

C'est parce qu'il y a un écart que tu le veux. C'est parce qu'il n'est pas toi qu'il t'attire. C'est parce qu'il peut partir que son choix de rester a du sens.

Supprimer le manque, c'est supprimer le désir.

Et courir après la fusion, c'est courir après une promesse qui appartient à l'enfance — pas au couple.

Apprendre à vivre dans l'incomplétude — accepter que l'autre ne comblera pas tout — ce n'est pas renoncer à l'amour.

C'est commencer à aimer en adulte.

Le manque n'est pas ton ennemi.
C'est ce qui rend le lien vivant. 🩷

Tu lui as rappelé de prendre son rendez-vous.Tu as rangé derrière lui.Tu lui as dit de faire attention en conduisant.Et ...
15/07/2026

Tu lui as rappelé de prendre son rendez-vous.
Tu as rangé derrière lui.
Tu lui as dit de faire attention en conduisant.
Et ce soir, il ne t'a pas touchée.

Tu ne comprends pas. Tu fais tout. Tu penses à tout. Tu portes la charge mentale, l'organisation, les émotions. Tu gères le couple comme on gère une maison — avec rigueur, anticipation, contrôle.

Et pourtant, quelque chose s'éteint. Lentement. Sans bruit.

Voilà ce que personne n'ose te dire :

Tu n'es plus sa femme. Tu es devenue sa mère.

Pas volontairement. Pas méchamment. Au contraire — tu croyais bien faire. Tu croyais que tenir, organiser, corriger, c'était aimer. Que rappeler, éduquer, cadrer, c'était protéger le lien.

Mais chaque reproche maternel éloigne le désir.
Chaque "je t'avais dit" creuse la distance.
Chaque soupir d'exaspération installe un rapport parent-enfant là où il devrait y avoir deux adultes.

Et lui, sans le formuler, commence à te fuir. Pas parce qu'il ne t'aime plus. Parce qu'on ne désire pas sa mère.

Le désir a besoin d'espace. De mystère. De deux individus entiers qui se choisissent — pas d'une femme qui porte et d'un homme qui subit.

Quand tu le maternes, tu le castres. Et quand tu le castres, tu tues exactement ce que tu cherches à préserver.

Ce n'est pas ton rôle de l'éduquer.
Ce n'est pas ton rôle de le sauver.
Ce n'est pas ton rôle de le tenir debout.

Ton rôle, c'est d'être là — en tant que femme. En tant qu'amante. En tant que partenaire. Pas en tant que mère de substitution.

Le couple, c'est deux adultes qui se rencontrent. Pas une mère épuisée et un fils qui se laisse faire.

Et si tu te reconnais dans ces lignes — ce n'est pas un échec. C'est un schéma. Un schéma qui se comprend, qui s'explique, et qui se transforme. 🩷

10/07/2026
La culpabilité ne te rendra pas meilleure.Tu te sens coupable d'avoir trop réagi. D'avoir trop attendu. D'avoir encore d...
09/07/2026

La culpabilité ne te rendra pas meilleure.

Tu te sens coupable d'avoir trop réagi. D'avoir trop attendu. D'avoir encore dit oui alors que tu pensais non.

Alors tu fais ce qui te semble logique : tu te corriges. Tu te surveilles. Tu essaies d'être moins. Moins sensible. Moins dans l'attente. Moins toi.

Sauf que ça ne marche pas.

Parce que la culpabilité ne transforme rien. Elle tourne en boucle. Elle te maintient dans un combat contre toi-même — un combat que tu ne peux pas gagner, puisque c'est toi des deux côtés.

La culpabilité te dit : tu es le problème.
La responsabilité te dit : tu as le pouvoir d'agir.

Ce n'est pas la même chose.

Être responsable, ce n'est pas se blâmer. C'est accepter la personne que tu es — avec tes blessures, tes réactions, ton système nerveux qui s'emballe — tout en décidant de ne plus les laisser dicter tes paroles et tes choix.

La culpabilité dit : j'aurais dû être différente.
La responsabilité dit : je peux apprendre à faire différemment.

L'une te fige. L'autre te met en mouvement.

Et le passage de l'une à l'autre ne se fait pas en se forçant à "positiver". Il se fait en traversant ce qui fait mal — les émotions que tu as appris à éviter, à étouffer, à transformer en auto-accusation.

C'est souvent là que la résistance apparaît dans un accompagnement. Pas au début. Pas quand on comprend ses schémas. Mais au moment précis où il faut lâcher la culpabilité — parce qu'elle est devenue familière. Presque rassurante. Comme si se punir, c'était encore garder le contrôle.

Derrière la culpabilité, il y a presque toujours de la douleur. De la tristesse. De la peur. Des choses qu'on n'a pas eu le droit de ressentir, enfant, et qu'on a converties en "c'est de ma faute" — parce que c'était la seule explication supportable.

Se responsabiliser, c'est poser ce fardeau. Non pas pour fuir ce qu'on a fait, mais pour cesser de confondre qui on est avec ce qu'on a subi.

Tu n'as pas besoin de te combattre.
Tu as besoin de te retrouver. 🩷

Si ces mots résonnent, le lien est en bio.

En réunion, personne ne t'interrompt.Chez toi, tu n'arrives même pas à dire ce que tu ressens.Au travail, tu arbitres de...
05/07/2026

En réunion, personne ne t'interrompt.
Chez toi, tu n'arrives même pas à dire ce que tu ressens.

Au travail, tu arbitres des conflits.
Dans ton couple, un silence de deux heures te dévaste.

On te dit que tu es trop. Trop sensible. Trop intense. Trop dans l'attente.

Tu as transformé ta douleur en performance. Et tout le monde t'a trouvée forte.

Mais derrière cette force, il y a une petite fille qui a compris très tôt qu'elle devait mériter l'amour. Et qui, depuis, porte un système d'alerte qui ne s'est jamais éteint.

Ce n'est pas être « trop ». C'est avoir appris à surveiller le lien — parce qu'un jour, ce lien n'était pas fiable.

Ce système d'attachement s'est construit depuis l'enfance. Il ne se réveille que dans le lien intime — là où l'enjeu est le plus fort.

C'est pour ça que tu gères au travail. Et que tu t'effondres à la maison.

Tu n'es pas trop. Tu n'as jamais été trop.
Tu as juste porté beaucoup, très longtemps, toute seule. 🩷

Si ces mots résonnent, le lien est en bio.

04/07/2026
Tes collègues te trouvent forte.Ton partenaire ne sait même pas que tu pleures dans la salle de bain.Au travail, tu cadr...
30/06/2026

Tes collègues te trouvent forte.
Ton partenaire ne sait même pas que tu pleures dans la salle de bain.

Au travail, tu cadres, tu gères, tu rassures. Tu es celle sur qui on compte. Celle qui ne fléchit pas.

Mais le soir, il suffit d'un message un peu froid, d'un "on en parle plus t**d" ou d'un regard fuyant pour que tout bascule.

D'un coup, la femme solide disparaît. Et celle qui reste, c'est la petite fille qui surveille, qui interprète, qui attend un signe pour savoir si elle a encore le droit d'exister dans la relation.

Ce n'est pas un dédoublement. C'est une coupure.

Au travail, l'enjeu est professionnel. Le lien n'est pas intime. Ton système d'attachement n'est pas activé — tu fonctionnes avec ta tête, et ta tête est brillante.

Mais dès que le lien devient intime, c'est une autre mémoire qui prend le relais. Celle du corps. Celle de l'enfant qui a appris très tôt à décoder les silences, à s'ajuster pour être aimée, à faire passer les besoins de l'autre avant les siens.

Et c'est pour ça que tu peux diriger une équipe de 10 personnes le matin, et te sentir complètement démunie face à un homme qui ne te rappelle pas le soir.

Ce n'est ni de la faiblesse, ni un paradoxe.
C'est la trace d'une blessure qui ne se révèle que dans l'intime — parce que c'est là qu'elle est née.

Ça se transforme 🩷

29/06/2026

Le« complexe de la mère morte » décrit par le psychanalyste André Green ne signifie pas que la mère est réellement décédée. Il s’agit d’une mère psychiquement absente, comme éteinte de l’intérieur par une dépression profonde, un deuil ou une souffrance affective majeure.

Lorsque tout va bien, le jeune enfant se construit grâce au regard de sa mère. Il se sent vivant parce qu’il est aimé, regardé, accueilli dans ses émotions. La mère est alors une source de chaleur, de sécurité et d’élan vital. Mais lorsqu’une dépression sévère survient, l’enfant est confronté à un changement brutal qu’il ne peut pas comprendre. La mère est toujours là physiquement, mais son regard est vide, son visage peu expressif, son intérêt pour l’enfant semble s’être évaporé.

Pour l’enfant, cette transformation est un véritable choc psychique. N’ayant pas la capacité de comprendre la dépression de sa mère, il cherche une explication en lui-même. Très souvent, il conclut inconsciemment : « Si maman ne me regarde plus, c’est que quelque chose ne va pas chez moi. » Il se sent alors responsable de cette perte d’amour apparente.

Cette expérience laisse souvent une blessure narcissique profonde. L’enfant apprend à cacher ses besoins affectifs, ses peurs et parfois même sa joie afin de ne pas déranger sa mère. Il développe une hypervigilance émotionnelle : il surveille constamment l’humeur des autres et tente de deviner leurs attentes pour maintenir le lien. Beaucoup de ces enfants deviennent des adultes extrêmement empathiques, mais qui ont du mal à prendre soin d’eux-mêmes.

À l’âge adulte, les conséquences peuvent être nombreuses : peur de l’abandon, sentiment chronique de vide intérieur, difficulté à croire qu’on peut être aimé durablement, besoin excessif de reconnaissance ou encore attirance pour des partenaires émotionnellement indisponibles. Inconsciemment, la personne cherche parfois à « réparer » la blessure d’origine en tentant de réveiller l’amour chez quelqu’un qui demeure distant, comme elle tentait autrefois de ranimer sa mère dépressive.

André Green explique également que l’enfant conserve à l’intérieur de lui l’image de cette mère devenue soudainement absente psychiquement. Cette représentation agit comme une présence silencieuse qui colore sa vie affective. L’individu peut alors éprouver un sentiment diffus de tristesse, sans toujours en comprendre l’origine, comme si une partie de lui-même était restée figée dans l’attente du retour de la mère chaleureuse qu’il a perdue.

Il est toutefois essentiel de préciser que tous les enfants de mères dépressives ne développeront pas ces difficultés. La présence d’un père soutenant, d’un grand-parent, d’un proche bienveillant ou d’autres figures d’attachement peut considérablement atténuer les effets de cette expérience. La résilience et la qualité de l’environnement affectif jouent un rôle majeur dans l’évolution de l’enfant.

Le concept de la « mère morte » nous rappelle finalement une vérité fondamentale : pour grandir harmonieusement, un enfant n’a pas seulement besoin d’une mère présente physiquement. Il a besoin d’une présence émotionnelle vivante, capable de le regarder, de le reconnaître et de lui transmettre ce sentiment essentiel : « Tu existes pour moi, et ta vie a de la valeur. »

29/06/2026

Vous vous êtes encore disputés pour la vaisselle.
Ou pour un message sans réponse. Ou pour un regard.

Mais la dispute n’était pas vraiment à propos de ça.

En thérapie de couple, ce que j’observe depuis 15 ans, c’est que chaque conflit répétitif porte une question cachée. Une question d’attachement : « Est-ce que je suis importante pour toi ? Est-ce que tu es là ? Est-ce que je peux compter sur toi ? »

Cette question ne naît pas dans le couple. Elle existait avant. Elle s’est construite dans les premières relations — celles où tu as appris ce que tu “valais” et ce que tu pouvais attendre de l’autre.

Quand cette blessure ancienne est touchée, le système nerveux réagit comme face à un danger réel. Et ce qui était une simple remarque devient une tempête.

Ce n’est pas de la susceptibilité. C’est une mémoire émotionnelle.

Et quand on la reconnaît, tout change 🩷

schémarépétitif psychanalyse EMDR systèmenerveux relationtoxique

Tu ne choisis pas les mauvaises personnes.Tu choisis les personnes qui confirment ce que tu crois déjà sur toi-même.Si t...
23/06/2026

Tu ne choisis pas les mauvaises personnes.
Tu choisis les personnes qui confirment ce que tu crois déjà sur toi-même.

Si tu as grandi en croyant que l'amour se mérite, tu vas tomber pour quelqu'un qui te le donne au compte-gouttes. Et quand il te donne un peu d'attention, tu vas ressentir un soulagement si intense que tu vas le confondre avec de l'amour.

Si tu as appris que tes besoins dérangent, tu vas t'effacer dans le couple. Tu vas t'adapter, anticiper, absorber — et appeler ça de la générosité. Jusqu'au jour où tu te rends compte que tu ne sais même plus ce que toi, tu veux.

Si on t'a montré que la présence est inconstante, tu vas confondre l'anxiété avec la passion. Le silence de l'autre te fera basculer. Et tu interpréteras cette tension permanente comme la preuve que tu tiens à lui — alors que c'est ton système nerveux en état d'alerte.

Ce n'est pas un manque de lucidité. C'est un schéma. Ancien, profond, automatique.

Il vient de bien avant ta première relation. Il s'est construit dans l'enfance, dans la façon dont on a répondu — ou pas — à tes besoins d'attachement.

Et le plus déroutant : il se répète même quand tu l'as identifié. Même quand tu te dis "plus jamais". Même quand tu sais exactement ce qu'il faudrait faire autrement.

Parce que comprendre un schéma avec la tête ne suffit pas à le désactiver dans le corps. La compréhension intellectuelle ne modifie pas la réponse émotionnelle.

Mais la bonne nouvelle, c'est que ce qui a été appris peut être transformé 🩷

Adresse

59 Ter Allée Emmanuel Gounot
5Ème Arrondissement Lyon
69005

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Sabine Russo Psychanalyste publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager