Magali Monnier - Hypnose & Coaching

Magali Monnier - Hypnose & Coaching Hypnothérapeute, psychopraticienne, EMDR, Méthode 4F©, Coach de vie et coach pro, je vous accueille en Visio ou en cabinet depuis 2017.

Spécialisée dans les traumatismes et la gestion du poids, j'accompagne aussi sur l'angoisse, l'anxiété, l'énurésie. Hypnopraticienne, praticienne EMDR/MOSA, coach personnel et professionnelle depuis 2018, je vous accompagne dans la résolution de vos problématiques de vie, qu'il s'agisse de gestion du poids, de sommeil, d'addiction, d'estime de soi, de phobies, d'énurésie ou d'encoprésie, de compor

tements indésirables et plus encore. J'accueille à mon cabinet ou en visio les enfants à partir de 5 ans, les adolescents et les adultes

Une séance d'hypnose et "POUF !" c'est réglé !J’ai reçu avant-hier un sms me demandant un rendez-vous pour un petit garç...
06/08/2026

Une séance d'hypnose et "POUF !" c'est réglé !

J’ai reçu avant-hier un sms me demandant un rendez-vous pour un petit garçon qui souffre d’énurésie. « Nous partons en vacances samedi, est-il possible d’avoir un rendez-vous mercredi ou vendredi pour résoudre le problème avant notre départ ? Cela pourrait alléger nos vacances. »

Je compatis et j'aimerais tellement pouvoir répondre : « Oui, bien sûr ! Je claque des doigt et « Pouf ! » votre petit garçon ne fera plus p**i au lit dès la fin de notre première séance. »

J’ai même reçu, il y a quelques temps déjà, un monsieur qui s’est installé dans le fauteuil et m’a dit « Allez-y, faites votre truc. » Marrant 😊

Donc, non. Ce n’est pas comme ça que cela fonctionne...

L'hypnose n'est pas une baguette magique. C'est un formidable outil de changement... pas un tour de magie.

Et cette phrase que j’entends parfois : « L’hypnose ? J’ai fait deux séances, ça n’a pas marché ».

Imaginez un instant...

Vous avez construit certaines peurs, certains automatismes ou certaines croyances pendant 10, 20, parfois 40 ans.

Pensez-vous vraiment qu'une heure suffira à tout déconstruire, réparer et reconstruire en mieux ?

Bien sûr, certaines problématiques simples peuvent se résoudre très rapidement. Un traumatisme isolé, une phobie spécifique, un blocage ponctuel... Parfois quelques séances suffisent (deux ou trois).

Mais lorsqu'il s'agit d'anxiété chronique, de manque de confiance, de troubles alimentaires, de traumatismes complexes, de gestion du poids, de dépendance affective, d'un burn-out ou de blessures anciennes, les choses sont différentes.

On ne guérit pas une fracture en retirant le plâtre au bout de deux jours parce que « ça devrait être fini ».

De la même manière, le cerveau a besoin de temps pour créer de nouvelles connexions, installer de nouveaux automatismes et modifier sa façon de réagir.

L'hypnose permet d'accompagner ce travail et de le rendre plus rapide, plus durable. C'est d'ailleurs tout le paradoxe de la thérapie brève.

"Brève" ne veut pas dire "Express".

Cela signifie simplement qu'elle est généralement beaucoup plus courte qu'une psychothérapie classique qui peut durer plusieurs années.

Prenez par exemple, ce monsieur qui vient pour arrêter de fumer. A la base, il n’en avait pas l’intention mais son pneumologue le lui demande instamment s’il veut se débarrasser de cette vilaine tâche sur un de ses poumons.

Pour lui, la cigarette est associée au plaisir, à la décontraction, à la pause entre chaque action de sa journée et, plus important encore, à la Liberté (avec un grand L). Il estime que nous vivons dans un monde où tout devient interdit, comme : manger de la viande, boire une bonne bière avec les copains (ou deux, ou trois), promener son chien sans laisse, rouler à tombeau ouvert sur une route déserte, etc…

Pour lui, arrêter de fumer, c’est lui interdire un des plaisirs qui font le sel de la vie. C’est une contrainte. Forte.

Rien à voir avec cette femme qui est plus que décidée et qui a juste besoin d’un petit coup de pouce pour arrêter le tabac.

Elle considère la cigarette comme une ennemie toxique dont elle doit absolument se débarrasser pour, enfin, retrouver une santé de fer, une respiration fluide et légère, un teint de pêche et préserver sa santé parce qu’elle n’a pas envie de mourir prématurément et ne pas profiter de ses futurs petits enfants ou qui veut donner l’exemple à ses propres enfants.

Le nombre de séance pour arriver à ce que ces deux personnes deviennent non-fumeur(se) ne sera pas le même.

Chez l’une, 2 séances suffiront, chez l’autre, on devra dégommer les croyances, les peurs, déplacer ses valeurs dans leur ordre de priorité, etc… Et cela va prendre, de fait, plus de temps.

Dans la plupart des situations, une véritable thérapie demande donc un accompagnement de plusieurs séances. En moyenne, il faut souvent compter entre 5 et 10 séances, parfois moins, parfois davantage selon l'histoire de chacun.

C'est le temps nécessaire pour construire un changement solide plutôt qu'un simple effet «Wahou !» qui disparaîtra quelques semaines plus t**d.

Parce qu'au fond, mon objectif n'est pas que vous alliez mieux seulement pendant quelques semaines.

Mon objectif est que, dans quelques mois ou quelques années, vous puissiez regarder en arrière et vous dire : "C'est là que ma vie a commencé à changer."

Et ça, aucune baguette magique ne peut l'offrir. Seulement un vrai travail, réalisé ensemble.

D’ici là, prenez soin de vous !

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La peur du regard des autres ?« Battez-vous en les steaks… »Si c’était si simple, je n’aurais pas autant de personnes qu...
24/07/2026

La peur du regard des autres ?
« Battez-vous en les steaks… »

Si c’était si simple, je n’aurais pas autant de personnes qui viennent en cabinet pour se débarrasser (directement ou indirectement) de ce problème.

Abordons les pourquoi, comment et des pistes pour apaiser cette peur et vous lâcher la grappe.

Les 3 peurs principales (fondamentales) de l’être humain sont :

- La peur de la mort
- La peur du rejet social (l’éviction du groupe)
- La peur de perdre le contrôle (l’incertitude)

Alors pourquoi est-il si important, ce regard que les autres portent sur nous ? Pourquoi ne parvient-on pas à s’en défaire et à vivre selon nos souhaits ?

La peur du regard (ou du jugement) des autres n’a d’autre objectif que de nous éviter le rejet social : Cette peur qui réside au plus profond de notre cerveau « archaïque » et va jusqu’à activer les mêmes zones cérébrales que la douleur physique. Quand-même…

Historiquement, être exclu(e) du groupe représentait un risque mortel majeur, ce qui expliquerait l'intensité de cette peur encore aujourd'hui. Pendant l'essentiel de l'histoire humaine, vivre en groupe était une condition de survie : protection contre les prédateurs, accès à la nourriture, à un partenaire, à l'entraide en cas de maladie ou blessure.

Être exclu du clan pouvait littéralement signifier notre mort.

Notre cerveau a hérité de ce système d'alarme, même si aujourd'hui l'exclusion sociale, et le regard des autres plus particulièrement, ne met (généralement) plus notre survie physique en jeu.

C’est bien joli tout ça, mais maintenant, comment faire pour minimiser l’impact psychologique et comportemental du regard des autres sur nous ?

Nous sommes nombreux à croire que ce que nous pensons est une réalité absolue mais… En réalité, voici ce qu’il se passe pendant que vous êtes en train de regretter une parole malheureuse, un comportement indélicat ou une réaction intempestive :

1 – La majeure partie des gens passent à autre chose dans les 3 minutes qui suivent.

2 – La plupart du temps, ils n’ont même pas remarqué ou stocké l’information au départ. Votre erreur ou maladresse n’a probablement jamais franchi le seuil de leur attention consciente parce que leur cerveau traite en continu une quantité énorme de stimuli sociaux et n’en retient qu’une infime partie.

3 – C’est un mécanisme réciproque : Au moment même où vous redoutez leur jugement, ils sont souvent déjà occupés à se demander comment VOUS les percevez ou à ruminer leur propre dernière maladresse.
C'est presque une boucle collective où tout le monde surestime l'attention que les autres lui portent, alors que chacun est en réalité tourné vers l'intérieur.

Donc, la prochaine fois que vous ressentez cette peur du jugement, essayez de vous souvenir vous-même : Quelle maladresse a fait quelqu'un d'autre la semaine dernière en ma présence ?

Si vous avez du mal à vous en rappeler précisément, c'est la preuve vécue, immédiate, que ce que vous redoutez chez les autres ne s'imprime pas plus chez eux que chez vous. C'est une bonne base solide sur laquelle vous appuyer au quotidien.

En résumé, on s'inquiète souvent de ce que les autres pensent de nous, en imaginant des jugements qui, la plupart du temps, n'existent que dans notre tête.
La vérité, c'est que chacun est bien plus concentré sur sa propre vie que sur la nôtre.

Ah… Une dernière chose… Il arrive malgré tout que certaines personnes s'éloignent ou critiquent. Plutôt que d'y voir un rejet, on peut choisir d'y voir autre chose : la preuve qu'il n'y avait pas, à la base, un lien assez sincère pour durer.

Et dans ce cas, ce n'est pas une perte — c'est de l'espace qui se libère pour des relations plus vraies. 😉

Et vous, avez-vous déjà vécu ce moment où vous avez réalisé que ce que vous redoutiez du regard des autres n'était finalement... que dans votre tête ? Et qui, parmi vous, s’en bat vraiment les steaks ?

En attendant vos réponses… Prenez soin de vous !

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"Je sais, c'est nul… Mais je ne peux pas m'en empêcher."Cette phrase, je l'entends souvent en cabinet. Elle est probable...
07/07/2026

"Je sais, c'est nul… Mais je ne peux pas m'en empêcher."

Cette phrase, je l'entends souvent en cabinet. Elle est probablement l'une des phrases les plus importantes en thérapie.

Parce qu'elle dit quelque chose de profondément humain :

• Nous pouvons comprendre.
• Nous pouvons analyser.
• Nous pouvons savoir exactement ce qui serait bon pour nous…

Et pourtant nous continuons à ressentir, penser ou agir autrement.

Alors, pourquoi continuons-nous à souffrir alors que nous savons ce qu'il faudrait faire pour aller mieux ?

C'est une question universelle. Elle concerne l'anxiété, les addictions, les relations toxiques, les compulsions alimentaires, le manque de confiance, le burnout et bien plus encore.

C'est justement cette question qui nous amène à consulter.

Il y a quelques jours, une toute jeune femme de 20 ans est venue me voir. Jolie comme un cœur, la vie devant elle.

Sa demande ? : « Arrêter d’avoir peur de mourir ».

Alors que j’explore cette peur avec elle, quelque chose d'autre est apparu : Et si, derrière la peur de mourir, il y avait une peur encore plus profonde ? La peur de vivre.

Non. Pas la peur de la vie elle-même. Mais la peur de tout ce que vivre implique.

Parce que vivre, c'est accepter de ne pas tout contrôler. C'est aimer en sachant que l'on peut être blessé(e). C'est faire confiance sans avoir de garantie. C'est essayer sans savoir si l'on va réussir. C’est donner son avis sans avoir peur d’être rejeté(e). C’est faire des choix qui ne seront pas toujours approuvés. C'est avancer sans connaître exactement le chemin…

Bref, vivre, c'est accepter l'incertitude.

Mais voilà… notre cerveau n'aime pas du tout l'incertitude.

Contrairement à ce qu’on peut croire, sa priorité n'est pas de nous rendre heureux, que néni !

Sa priorité est de nous protéger…

Je m’explique : Lorsqu'il apprend que le monde peut être dangereux, imprévisible ou douloureux, le cerveau met en place des stratégies. Il anticipe, il contrôle, il évite, il se méfie. Ce qui renforce généralement la peur…

Alors oui, ces stratégies ont eu une utilité par le passé : Elles ont parfois permis de traverser des périodes difficiles.

Mais ce qui nous a protégés hier peut nous empêcher de vivre pleinement aujourd'hui.

Et c'est là tout le paradoxe : En voulant éviter la souffrance, nous finissons par éviter aussi les expériences qui donnent du sens à notre existence.

Et lorsque je lui ai expliqué cela, elle m'a répondu : « Oui… je sais tout ça. Mais je ne peux pas m'en empêcher. »

Bien sûr. Parce qu'il ne suffit pas de convaincre une peur avec des arguments rationnels. Si c’était le cas, nous ne serions plus anxieux, ni fumeur, ni phobique, ni…

Une peur n'est pas une erreur de raisonnement.

Le travail thérapeutique consiste alors à aller identifier cette partie-là. Ce qu’elle a cherché à éviter par le passé. À démonter les mécanismes qui se sont installés pour en installer de nouveaux, bien plus appropriés à notre vie d’aujourd’hui.

Bref, à permettre au cerveau d'apprendre qu'aujourd'hui n'est plus hier...

C'est dans cette démarche que j'utilise la Méthode 4F© : Une approche qui permet d'explorer les empreintes émotionnelles, les stratégies de survie et les mécanismes inconscients qui continuent à influencer notre façon de vivre, longtemps après que les événements qui les ont créés sont terminés. Et… de les dégommer les uns après les autres ! A ce jour, je n’ai rien trouvé de plus efficace.

J’aime beaucoup cette citation de Lamartine dans « Le Petit Prince » : « C'est une folie de haïr toutes les roses parce qu'une épine vous a piqué… »

Pourtant, notre cerveau fait exactement cela dans le cas de ma jeune consultante.

Mais une épine ne raconte pas toute l'histoire d'une rose. Et ce qui nous est arrivé ne devrait jamais décider entièrement de ce qui nous arrivera.

La thérapie ne consiste pas à supprimer la peur. Elle consiste à déprogrammer son message, devenu obsolète.

Parce que la vraie liberté n'est pas de ne plus avoir peur.

C'est de ne plus laisser la peur choisir à notre place.

Prenez soin de vous…

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Lettre de ton corpsSalut toi,C’est moi, ton corps.Oui, celui que tu regardes parfois de travers dans le miroir. Celui qu...
22/05/2026

Lettre de ton corps

Salut toi,

C’est moi, ton corps.

Oui, celui que tu regardes parfois de travers dans le miroir.
Celui que tu préfères ignorer parce que je te fais honte.
Celui que tu caches derrière des vêtements plus larges certains jours.

Celui à qui tu promets souvent : "lundi, je m’y mets vraiment."

On vit ensemble depuis toujours…

et pourtant, j’ai l’impression qu’on ne se comprend plus très bien toi et moi.

Alors je crois qu’il est temps qu’on parle.

J’ai vu tellement de choses ces dernières années.

J’ai vu les matins où tu te pinces le ventre devant la glace avant même de te dire bonjour.
Ces matins où tu te diriges à reculons vers la balance pour constater que je n’ai, encore une fois, pas été à la hauteur de tes exigences.

J’ai vu les cabines d’essayage.
Celles où tu souffles plus fort en regardant l’étiquette, songeant à cette taille qui t’allait si bien il y a encore quelque temps.
Celles où tu remets vite ton pull pour faire comme si ça ne te faisait rien.

J’ai vu les débuts de semaine pleins de motivation.
Les "cette fois c’est la bonne."
Les listes de courses parfaites.
Les applications téléchargées.
Les plans alimentaires enregistrés.

Et puis j’ai vu les soirs.
Les journées trop longues.
La fatigue.
Le stress.
Le découragement.
Le cerveau qui réclame du réconfort alors que toi tu crois encore que c’est juste "un manque de volonté."

J’ai vu les repas mangés trop vite.
Les grignotages debout dans la cuisine.

Les négociations silencieuses dans ta tête :
"Demain je ferai attention."
"Je compenserai."
"Je n’aurais pas dû."

J’ai vu aussi tout ce que tu essayes de porter seule.
Les émotions que tu avales.
La pression.
La charge mentale.
Le besoin de tenir pour tout le monde.
Le fait de passer toujours après les autres.

Et pendant ce temps-là…
tu crois que le problème, c’est simplement la nourriture.

Tu crois que tout est de ma faute, que je t’ai trahi.

Mais moi je sais que c’est plus compliqué que ça.

Parce que mon poids ne parle pas seulement de ce que tu manges, ni des quantités.

Il parle aussi de ce que tu retiens.
De ce que tu supportes.
De ce dont tu manques.
Et parfois même… de ce dont tu essayes de te protéger.

Je ne te demande pas d’être parfait.

Je voudrais juste qu’on arrête de se faire la guerre.
Parce qu’ensemble, on forme la même équipe.

Je voudrais juste qu’on arrête les exigences et les restrictions impossibles.
Les promesses intenables.
La culpabilité permanente.

Parce qu’à force, tu ne perds pas seulement confiance dans les méthodes.
Tu perds confiance en toi.

Et ça… ça me fait bien plus mal que des kilos en trop.

Alors voilà.
Peut-être qu’il est temps d’essayer autre chose.
Pas un régime de plus.
Pas une nouvelle punition déguisée en "motivation."

Mais un vrai accompagnement.
Quelque chose qui prenne en compte tout ce que tu vis vraiment :
ton corps,
tes émotions,
tes automatismes,
ton histoire,
ta fatigue,
et cette partie de toi qui aimerait juste enfin respirer un peu.

Si tu sens qu’au fond de toi tu es fatiguée de recommencer encore et encore…
fatiguée de lutter,
fatiguée de culpabiliser,
fatiguée d’avoir l’impression d’échouer…

Alors peut-être que ce n’est pas de plus de contrôle sur moi dont tu as besoin.

Peut-être que tu as surtout besoin d’être accompagnée autrement.
Je ne te demande pas grand-chose. Juste d'aller voir pour nous deux.
https://magali-monnier.fr/mincir-poids-regime-maigrir-perdre/

Ton corps.

P.S. : C’est Magali. Si tu es arrivée jusqu'ici, c'est que quelque chose t'a parlé.
Clique sur le lien plus haut pour découvrir mon accompagnement et voir si c’est le bon moment pour toi de faire la paix avec ton corps.

« Je fais du 38. Et je me dégoûte »Nous sommes nombreux(ses) à confondre la gestion du poids et gestion de nos blessures...
22/04/2026

« Je fais du 38. Et je me dégoûte »

Nous sommes nombreux(ses) à confondre la gestion du poids et gestion de nos blessures…

À 35 ans, Camille a une vie que beaucoup qualifieraient de normale : Un toit sur la tête, un conjoint présent, trois enfants adorables et un corps… dans la norme. C’est une femme plutôt grande, élancée avec des formes féminines sans surpoids.

Mais Camille ne voit rien de tout ça. Chaque matin, la même pensée revient en sortant de la do**he et en passant devant le miroir : « Ne pas regarder ce corps qui me dégoûte, je ne le supporte plus ! »

Elle dit avoir pris 10 kilos ces dernières années mais ne s’est pas pesée depuis plus d’un an, lors sa dernière visite chez le médecin :
« Parce que je n’ai pas eu le choix ».

Camille fait beaucoup de sport : Pilates, abdos, vélo « pour limiter les dégâts… » Mais rien ne change vraiment. Parce que le problème n’est pas son corps.

Le problème, c’est comment elle le perçoit.

Alors, je lui propose un exercice simple. Avec un ruban, elle forme sur le sol un rond de ce qu’elle pense être son tour de taille. Puis on mesure la réalité avec un autre ruban. Je pose le vrai tour de taille au centre au centre du premier.

Il y a presque 15 centimètres d’écart… Et deux réalités : Ce qu’elle voit et ce qui est.

Evidemment, même face à ça… elle doute.

C’est ça, la dysmorphophobie. Un trouble dans lequel une personne est convaincue d’avoir un défaut physique, alors que ce défaut est minime… voire inexistant.

Parce que dans la dysmorphophobie, la perception prend le dessus sur la réalité. Ce n’est pas volontaire, ni de la mauvaise foi. C’est un filtre que son cerveau a construit avec le temps avec les expériences, la peur et les blessures.

Le cerveau agit comme un filtre déformant : il grossit les défauts, il efface le reste et il transforme un détail en problème majeur. Et ce n’est pas un « détail », c’est une réelle souffrance.

Chez Camille, cette perception ne sort pas de nulle part (Elle ne sort jamais de nulle part) : Adolescente, elle subit d’une gastroentérite violente.
Des vomissements incontrôlables. Une perte totale de contrôle qui la marque profondément.
Elle développe de la peur face à ce corps auquel elle ne peut plus faire confiance. Ce corps devenu imprévisible, dangereux : “J’ai cru mourir.”

Camille va alors chercher à reprendre le contrôle : Pour ne plus risquer de vomir, elle mange moins. Puis encore moins. Et elle glisse dans l’anorexie…

Pour elle, c’est une question de survie : Limiter les risques d’une nouvelle gastroentérite qui pourrait lui être fatale.

Des années plus t**d, elle “s’en sort” : Elle rencontre son conjoint. Elle reprend une alimentation normale. Mais son rapport au corps reste fragile.

Jusqu’au jour où un autre événement vient tout réactiver : Le harcèlement au travail avec son lot insupportable de remarques désobligeantes, de critiques malveillantes et gratuites, d’humiliations répétées et insidieuses.

Et inconsciemment, elle fait un lien : “S’il y a un problème… il vient de moi.” Et ce “problème”, elle le place dans son corps.

Pourquoi ? Parce que le corps, c’est concret ! On peut le voir, le mesurer, le modifier et le contrôler, contrairement à cette douleur intérieure.

Elle redirige donc toute sa souffrance (la honte, la colère, l’injustice, …) contre cet ennemi. Tout est la faute de son corps : “Je me dégoûte.”

Ce mot revient souvent : dégoût. Un rejet. Comme si son propre corps était devenu quelque chose à fuir.

Et c’est pour ça que “perdre du poids” ne règlera pas le problème. Parce que même avec un corps différent, le regard reste le même.

Le filtre reste actif.

Les facteurs créant la dysmorphophobie sont multiples :
• des expériences d’humiliation ou de rejet
• des traumatismes
• des troubles alimentaires passés
• un besoin de contrôle
• une honte profonde de soi

Ce qu’on n’arrive pas à gérer à l’intérieur, on essaie de le corriger par l’extérieur.

Mais le vrai travail se fait ailleurs. Il est dans la perception, le rapport à soi, l’histoire qu’on porte.

Parce qu’on peut apprendre à voir autrement, à ressentir autrement, à se reconnecter à son corps sans (trop) le juger.

Camille pose un premier pas sur ce chemin. Nous n’allons pas travailler « que » sur son poids (en corrigeant, si nécessaire ce qui a besoin de l’être. M’est avis qu’il n’y aura pas grand-chose à modifier…) mais sur ses traumatismes : la maladie, les violences psychologiques subies.

Pour à nouveau accepter qui elle est : une jeune femme que son cerveau a voulu protéger mais qui s'était trompé de solution.

Et vous, vous avez déjà fait le test des rubans ?
D’ici là… 😊

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18/04/2026

Aujourd’hui, c’est la Saint Parfait.
Bonne fête à tous et toutes !!!😁🤗

Et c’est parti pour 2 jours d’échanges et de rencontres avec vous !
11/04/2026

Et c’est parti pour 2 jours d’échanges et de rencontres avec vous !

« Pour vivre heureux, vivons cachés »À peine installée sur le fauteuil du cabinet, et comme je l’y ai invitée, Marie (pr...
26/03/2026

« Pour vivre heureux, vivons cachés »

À peine installée sur le fauteuil du cabinet, et comme je l’y ai invitée, Marie (prénom modifié) commence à tapoter (une technique simple et efficace de stimulation alternée) pendant que je l’encourage à préciser la raison de sa venue.

Très vite, elle pose les mots : elle n’ose pas se rendre visible sur les réseaux sociaux, alors même qu’elle a lancé une activité de promotion de maquillage haut de gamme. Son activité avance par à-coups, quelques élans, puis de longs arrêts.

Elle me dit : « C’est comme si j’étais un cheval face à une haie… je fais un refus d’obstacle. Ca bloque.»

Et pourtant, elle sait. Elle maîtrise les codes, les stratégies, la communication. Ses produits sont de qualité, elle y croit sincèrement. Mais elle ne va pas au bout.

Le regard déjà ailleurs, elle ajoute presque machinalement cette phrase qu’elle a « toujours » entendue : « Pour vivre heureux, vivons cachés. » Une phrase banale en apparence… sauf quand elle devient un plafond invisible.

Derrière cette croyance, rien de spectaculaire. Pas de traumatisme identifié, pas d’événement marquant selon elle. Et pourtant, au fil de la séance que j’accompagne avec la Méthode 4F® élaborée par Ayla Misirli, ce n’est pas un choc qui émerge, mais une accumulation.

Des micro-expériences. Des moments où se montrer n’a pas été accueilli, pas soutenu, parfois ignoré, parfois jugé. Rien de “grave”… en apparence.

Aujourd’hui, son système rejoue une équation silencieuse : se montrer = danger.

Et c’est précisément là que le travail commence. Non pas en cherchant absolument une origine spectaculaire, mais en identifiant ce qui, en elle, est resté en suspens.

Car tant que ce n’est pas intégré, le corps et l’esprit continuent de protéger… même si cette protection freine profondément ses projets. Et ce sont souvent ces détails (Ne dit-on pas que "le diable se cache dans les détails" ?), ceux que l’on minimise, qui deviennent les véritables leviers de transformation.

Alors, nous remontons le fil. Là où son inconscient nous guide. La première fois… puis les suivantes. Et, étape après étape, quelque chose se répare.

À la fin de la séance, rien de démonstratif. Pas de prise de conscience éclatante. Juste une phrase, presque simple, qui marque un basculement : « Après tout, ce qui compte, c’est que les gens achètent des produits de qualité. Il y aura toujours des rageux, des jaloux et des malotrus. »

Une autre séance sera nécessaire pour que le système se sente suffisamment en sécurité et que le barrage cède.
Et il y a fort à parier que vous croiserez bientôt Marie sur Instagram.

Et vous, qu’elle est cette croyance, au demeurant anodine, qui vous empêche d’avancer ?

Prenez soin de vous et ne scrollez pas trop quand même !

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Centre d’hypnose, coaching & thérapies brèves


En famille, nous jouons un rôle… Mais ce n'est pas forcément celui qu'on voulait.On ne choisit pas sa famille, soit. Mai...
26/02/2026

En famille, nous jouons un rôle… Mais ce n'est pas forcément celui qu'on voulait.

On ne choisit pas sa famille, soit. Mais on en apprend très tôt le scénario par cœur — et ce rôle, on le rejoue avec une fidélité presque théâtrale, même quand il ne nous convient plus.

Je reçois souvent des adultes parfaitement fonctionnels : responsables, autonomes, solides. Des femmes et des hommes qui prennent des décisions, dirigent parfois, assument leurs choix.

Puis ils passent le portail de la maison familiale. Et là, quelque chose se modifie.

Le PDG redevient « le petit dernier ». La femme affirmée redevient « Toutoune ». Et le cadre supérieur de 45 ans se voit expliquer la vie par sa grande sœur… comme s'il avait encore 6 ans.

Jean, 32 ans, benjamin d'une fratrie de trois, gère une équipe dans son entreprise. Il tranche, il décide, il assume. Mais autour de la table familiale, il se tait. Le message est ancien, gravé quelque part : "Toi, tu es le petit. Ce que tu dis n'intéresse personne."

Il pourrait rappeler qu'il est adulte. Pourtant, il redevient cet enfant qui n'avait pas voix au chapitre.

Ce n'est pas une faiblesse. C'est de la fidélité.

En thérapie familiale, on appelle ça l'homéostasie : Tout système cherche à se maintenir stable, même si cet équilibre repose sur des rôles figés depuis l'enfance. Le fort, le fragile, le responsable, le rebelle, le bouc émissaire… Ces rôles ne sont pas choisis. Ils émergent pour que le système tienne. Et une fois installés, ils se figent.

Le temps biologique avance. Le temps systémique, lui, reste bloqué à l'âge de la photo accrochée au mur du couloir.

Le problème ? C'est épuisant !
On vit dans une double réalité : celle de l'adulte qu'on est devenu(e) et celle de l'enfant que la famille continue de percevoir. Cette tension génère de la colère, de la confusion, parfois une tristesse diffuse et difficile à nommer.

Alors, comment s'en sortir ?
Commençons par une prise de conscience : Observer le rôle qu'on joue, soi-même, mais aussi celui des autres « acteurs », sans accusation mais avec lucidité.
Identifier ce qu'on a porté pour que le système fonctionne — la paix entre deux parents, une responsabilité prématurée, la mission de sauver tout le monde, etc.

Puis vient un geste intérieur essentiel : rendre à chacun ce qui lui appartient.

Il ne s'agit pas de rejeter sa famille. Il s'agit de cesser d'être le pilier invisible d'un équilibre qui nous coûte.

Ensuite, une question plus profonde émerge : Qui suis-je en dehors de ce rôle ?

Ce travail demande du temps, du courage. Et parfois un peu d'humour — car il est salutaire de sourire en constatant qu'une simple remarque familiale peut encore nous faire voyager 30 ans en arrière en quelques secondes.

La famille est une scène.
La vraie question est simple : voulez-vous continuer à jouer le rôle qu'on vous a attribué… ou commencer à écrire le vôtre ?

💬 Et vous — quel rôle jouez-vous encore dans votre famille ? Celui que vous avez choisi… ou celui qu'on vous a donné ? Dites-le moi en commentaire.

Et en fin de semaine, je vous partage ce que j'observe concrètement en cabinet : les étapes, les pensées, les gestes intérieurs qui permettent de sortir de ces schémas. Pas de la théorie. Du concret.

À vendredi. Et d’ici là… prenez soin de vous !

Le pouvoir des mots : ils façonnent bien plus que vous ne le croyezSi vous avez lu mon « post » précédent, vous savez l’...
30/01/2026

Le pouvoir des mots : ils façonnent bien plus que vous ne le croyez

Si vous avez lu mon « post » précédent, vous savez l’importance de notre discours intérieur pour évoluer dans le sens qui nous convient le mieux.

Les mots ne servent pas seulement à décrire la réalité. Ils la structurent… et influencent directement vos émotions, votre état d’esprit et vos comportements.

Les neurosciences le confirment : Le cerveau prend le langage très au sérieux.

👉 Quelques exemples parlants :
• « Je suis nul(le) » → Attaque l’identité
• « Je traverse une difficulté » → Situation temporaire, possibilité de changement

• « J’ai encore échoué » → Fige l’expérience en échec définitif
• « Cette fois-ci, ça n’a pas fonctionné » → Distingue l’action de la personne et ouvre l’apprentissage

• « Je n’y arriverai jamais » → Programme l’impuissance et l’abandon
• « Je ne sais pas encore comment faire » → Laisse une porte ouverte à la progression et aux solutions

💡 Votre vocabulaire est un indicateur fiable de votre état intérieur.

Plus les mots sont durs et absolus, plus la pensée l’est aussi.

Je pense à cette cliente qui m’a dit un jour : « Quand j’étais enfant, une phrase entendue une seule fois m’a donné confiance pour la vie. » Une phrase peut marquer durablement un cerveau.

Les mots que vous vous répétez peuvent :
• augmenter le stress ou l’apaiser
• nourrir la culpabilité ou la compréhension
• vous figer… ou vous aider à évoluer

🔎 La bonne nouvelle dans tout ça : Inutile de “penser positif”, genre : « Je vais bien, tout va bien… ». Il suffit d’être un peu plus juste et bienveillant avec soi-même.

Exercice simple :
Aujourd’hui, repérez une phrase intérieure négative.
Réécrivez-la de façon plus nuancée.

➡️ Un petit changement de mots peut desserrer un verrou intérieur.

👉 L’article complet est à lire sur mon Blog :
https://magali-monnier.fr/le-pouvoir-des-mots-comment-notre-langage-faconne-la-pensee-et-les-emotions/

Bonne lecture et d’ici là… Prenez soin de vous

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