22/08/2026
Et dire qu’ils ne s’en rappelleront pas.
Ils ne se rappelleront probablement pas de ces vacances à l’Île de Ré.
Pas de ces journées dehors du matin au soir, des vélos, des pieds dans le sable, des baignades, des petits-déjeuners qui durent, des balades sans vraiment savoir où on va, des éclats de rire pour pas grand-chose, des repas tous ensemble et de cette sensation d’avoir le temps.
Ils ne se rappelleront pas non plus de leur enfance comme moi je la vois aujourd’hui.
Et pourtant, j’aime me dire que tout ça compte.
Grandir avec de la nature autour de soi.
Courir, grimper, se dépenser sans même appeler ça du sport.
Observer les petites bêtes, ramasser des coquillages, se salir, inventer des jeux, s’ennuyer aussi.
Passer du temps avec leurs frères et sœurs et les copains, apprendre à partager, à se chamailler, à se réconcilier.
Dormir quand on est fatigué, manger quand on a faim, vivre un peu au rythme de la journée plutôt qu’au rythme de l’horloge.
Et puis surtout… nous avoir, nous, disponibles.
Pas toujours parfaits. Pas toujours patients. 😂
Mais là.
Parce que les vacances avec les enfants, ce n’est pas toujours reposant.
Il y a les disputes, les « j’ai faim », les « j’ai envie de faire p**i », les « maman regarde ! » toutes les 30 secondes… et les parents qui rêvent parfois secrètement de 12 minutes de silence. 😂
Mais au milieu de tout ça, il y a ces moments où je les regarde et je me dis :
qu’est-ce que j’ai de la chance de vivre ça avec eux.
Alors oui, ils ne s’en rappelleront probablement pas.
Mais peut-être que leur corps, leur équilibre, leur confiance, leur façon de voir le monde garderont quelque chose de toutes ces petites choses.
Et moi, en attendant, je vais tout garder dans ma tête.
Les photos, les odeurs, leurs petites voix, leurs bouilles, leurs éclats de rire…
Parce que finalement, si eux oublient ces vacances, moi je n’oublierai jamais la chance que j’ai eue de les voir les vivre. 🤍🌿