18/09/2026
On associe souvent l’épuisement au moment où l’on n’arrive plus à se lever, plus à travailler, plus à avancer.
Mais l’épuisement commence rarement là.
Bien avant, il y a souvent une période où l’on continue.
On travaille.
On répond aux sollicitations.
On gère la maison, les enfants, les rendez-vous, les imprévus.
On tient.
Mais quelque chose a changé.
On récupère moins bien.
On devient plus irritable.
On rumine davantage.
On perd de l’enthousiasme pour des choses qui nous faisaient du bien.
On a parfois la sensation d’être toujours “en tension”, même quand rien ne se passe.
Et surtout, on finit parfois par considérer cet état comme normal.
“C’est une période.”
“Ça va passer.”
“Il faut juste que je tienne encore un peu.”
Parfois, oui.
Mais parfois aussi, ces signaux nous disent qu’il est temps de regarder ce qui est en train de se jouer.
Pas pour dramatiser.
Simplement pour éviter d’attendre que le corps ou le mental nous impose l’arrêt.
L’épuisement n’arrive pas toujours brutalement.
Il peut s’installer très progressivement, jusqu’au jour où l’on réalise qu’on ne sait plus vraiment depuis quand on fonctionne ainsi.