01/09/2026
Il y a quelques temps, je vous parlais du deuil blanc. De ces situations où l’on commence à perdre quelqu’un… alors que cette personne est encore là.
Une maladie qui transforme, une mémoire qui s’efface, une relation qui n’est plus tout à fait la même, une autonomie qui diminue, une personne qui, peu à peu, n’est plus celle que l’on connaissait.
Mais alors…qu’en est-il lorsque la mort survient après des mois, parfois des années, à accompagner les transformations et les pertes successives ?
On pourrait penser que l’on a déjà « fait une partie de son deuil ». Et pourtant, le décès est toujours un véritable bouleversement. Parce qu’il ne vient pas seulement marquer la fin de la vie.
Il vient aussi rendre définitive l’absence.
Il n’y a plus de présence à espérer. Plus de retour possible. Plus de petits moments à partager.
Plus de possibilité de retrouver, même brièvement, la personne que l’on avait connue.
Et parfois, toutes les émotions vécues pendant le deuil blanc remontent: tristesse, colère, culpabilité, épuisement et, parfois le soulagement… qui peut lui aussi être difficile à accepter.
Alors on peut se demander :
« Pourquoi est-ce que je souffre autant alors que je savais que cette personne allait mourir ? »
Parce que savoir n’est pas vivre l’absence et qu'on ne s'y prépare pas !
Parce que le deuil blanc et le deuil après décès peuvent se répondre, se mêler, se superposer.
Et surtout…
Il n’y a pas de bonne façon de ressentir son deuil.
🌿 Le deuil ne commence pas toujours au moment de la mort.
Mais lorsque la mort survient, quelque chose change malgré tout.
Et parfois, il faut alors faire le deuil de ce qui avait déjà été perdu… tout en apprenant à vivre avec l’absence de celui ou celle qui est définitivement parti.