Dr Éric Maeker

Dr Éric Maeker Gériatre Psychogériatre
Soins palliatifs
Empathie

Améliorer la santé et la qualité de vie des personnes âgées

16/08/2026

Cet été, si vous avez du mal à parler de la maladie de votre proche avec le reste de la famille… regardez un film ensemble. 🎬

Je sais que ça peut sembler étrange. Mais depuis que j'ai rédigé notre sélection de films sur Alzheimer, des dizaines de familles m'ont écrit la même chose : « Après le film, on a enfin pu parler. »

Le cinéma fait quelque chose que les réunions de famille ne font pas : il vous place dans la peau de la personne malade. Il donne des mots à ce qui n'en avait pas. Et après, la conversation vient naturellement.

🎥 Quelques films selon l'âge et la situation :

👨‍👩‍👧 Avec des ados → "Du miel plein la tête" (Nick Nolte) : humour, émotion, relation grand-père/petite-fille.

💛 Pour comprendre ce que vit la personne malade → "The Father" (Anthony Hopkins) : immersif, bouleversant, juste.

📖 Pour accompagner quelqu'un au début de la maladie → "Still Alice" (Julianne Moore) : accessible et pédagogique.

💑 Pour les conjoints aidants → "Away from Her" (Julie Christie) : le lâcher-prise, avec délicatesse.

Un conseil : après le film, ne cherchez pas à analyser. Posez juste cette question : « Qu'est-ce que vous avez ressenti ? » Le reste vient tout seul. 💬

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Est-ce qu'un film vous a déjà aidé à mieux comprendre ou à parler de la maladie ? Lequel ? 🎞️

14/08/2026

J'ai appris récemment que Meta AI avait aspiré le contenu de mon site.

Mon premier réflexe : l'indignation. Mon deuxième : essayer de comprendre ce que ça dit vraiment.

Parce que la vraie question n'est pas juridique.

Quand une IA ingère des milliers de pages sur Alzheimer, sur le deuil, sur la vieillesse — qu'est-ce qu'elle garde ?
Elle garde les faits. Les listes. Les recommandations.

Mais elle perd quelque chose d'essentiel : la vignette d'ouverture. La scène concrète qui dit à une famille épuisée : « ce que vous vivez a un nom, vous n'êtes pas seuls ».

Cette famille ne cherchait pas un diagnostic. Elle cherchait à être vue.

L'IA peut restituer l'information. Elle ne peut pas restituer la relation d'où cette information est née.

Et vous — quand vous cherchez une réponse médicale sur internet, qu'est-ce qui fait qu'une source vous touche vraiment ? 💙

13/08/2026

Il y a des conversations qu'on remet toujours à plus t**d.

Celle-là, par exemple : parler à son médecin de ses souhaits pour la fin de vie.

Pas parce qu'on est malade. Juste parce qu'on veut que les choses se passent comme on le souhaite — et que nos proches n'aient pas à décider à notre place, dans le stress d'une urgence.

Selon une étude française, seulement 30% des personnes ont eu cette conversation avec leur médecin. Et pourtant 85% souhaitent que leur famille connaisse leurs préférences.

Ce décalage a des conséquences très concrètes que je vois en consultation : des familles qui ne savent pas quoi dire à l'équipe soignante, des décisions prises dans l'urgence, des regrets.

Avoir cette conversation n'est pas morbide. C'est un cadeau qu'on se fait — et qu'on fait à ceux qu'on aime.

Cinq mots suffisent pour commencer :
💬 « Docteur, j'aimerais qu'on parle de ma fin de vie. »

Sur maeker.fr, j'ai détaillé les 5 étapes concrètes pour mener ce dialogue sereinement, avec les vraies phrases d'ouverture qui fonctionnent.

👉 https://maeker.fr/grand_public/soins_palliatifs/parler_de_sa_fin_de_vie_avec_medecin?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=soins_palliatifs&utm_content=ora-2026-05-31-190204

Et vous — vous avez eu cette conversation avec votre médecin ? Avec vos proches ? 💙

10/08/2026

Il y a une question que les familles me posent, dans les couloirs, souvent à voix basse. 💬

« Docteur... est-ce qu'il souffre ? »

Je l'entends depuis 30 ans. Et chaque fois, je cherche comment répondre honnêtement sans aggraver la peur.

Voici ce que je dis :

Le corps en fin de vie ne fonctionne plus comme le nôtre. La sensation de soif, de faim — elles s'atténuent naturellement. C'est un processus que la médecine connaît. Les équipes soignantes surveillent, elles évaluent. Et si quelque chose change, elles agissent.

Mais je dis aussi : je ne suis pas certain à 100%. Personne ne peut l'être. Ce que je sais, c'est que son visage est détendu. Que sa respiration est paisible. Que nous sommes là.

Parfois, ce n'est pas une réponse médicale que vous cherchez. C'est savoir que votre proche n'est pas seul. Que vous n'êtes pas seul.

C'est ça, accompagner.

À ceux d'entre vous qui traversent ou ont traversé cette question — comment avez-vous vécu ce moment de doute ? 🤍

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09/08/2026

Vous cherchez une série à regarder cet été qui parle vraiment de ce que vivent les aidants ? 🎬

Shrinking, sur Apple TV+, met en scène Paul — joué par Harrison Ford — un psychologue atteint de Parkinson. Il a passé sa vie à apprendre aux autres à lâcher prise. Et quand c'est lui qui est malade, il contrôle tout. Il résiste à l'aide. Il veut gérer seul.

Ses proches l'aiment. Et précisément parce qu'ils l'aiment, ils veulent tout contrôler pour lui. La tension entre ces deux amours — celui qui veut tout maîtriser et ceux qui voudraient tout prendre en charge — est d'une justesse rare.

J'ai souvent vu ça en consultation. La famille qui fait tout pour protéger son proche. Et le proche qui se sent envahi plutôt que soutenu. Ni les uns ni les autres n'ont tort. Ils aiment juste différemment.

Ce film peut ouvrir des conversations difficiles. Et parfois, les meilleures conversations commencent par un film. 🎥

Est-ce que vous avez déjà vécu cette tension entre « vouloir aider » et « laisser de l'espace » à quelqu'un que vous aimez ?

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09/08/2026

Il y a une question que j'ai entendue des centaines de fois, dans le bureau ou au chevet d'un proche très malade :

"Docteur, qu'est-ce qu'il aurait voulu ?"

Et dans ces moments, la famille cherche. Se souvient. Suppose. Et porte ce doute parfois pendant des années. 💙

Il existe un document qui évite ça : les directives anticipées. Un texte que chacun peut rédiger, à tout âge, pour dire ce qu'on souhaiterait si un jour on ne pouvait plus s'exprimer. Ça s'impose légalement aux médecins, ça se modifie quand on veut, et ça se rédige en 30 minutes.

Ce n'est pas un acte pour anticiper la mort. C'est un acte d'amour pour ceux qui resteront.

Avez-vous déjà abordé ce sujet avec vos proches ? Ou est-ce quelque chose que vous avez repoussé sans vraiment savoir pourquoi ? 💬

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06/08/2026

Chaque été, les urgences voient passer plus de chutes chez les personnes âgées. Pas par hasard. 🌡️

Trois facteurs s'additionnent souvent sans qu'on s'en rende compte : la chaleur réduit les capacités d'équilibre, la déshydratation fait chuter la tension (et avec elle, la vigilance), et certains somnifères ou anxiolytiques voient leur effet décuplé par les températures élevées.

Une personne âgée peut ne pas ressentir la soif même quand elle est déjà trop déshydratée. C'est un mécanisme bien documenté, et l'été l'aggrave.

Quelques réflexes simples peuvent vraiment changer les choses : une bouteille d'eau toujours visible, les tapis du couloir retirés, et si vous avez un doute sur les médicaments — en parler au médecin avant les grandes chaleurs.

Est-ce que vous avez déjà remarqué ce changement chez votre proche en été ? Vous avez trouvé des solutions qui marchent ? 💬

Prévenir les chutes
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04/08/2026

Un souci en EHPAD, et cette question qui tourne : à qui en parler d'abord ?

Il existe un chemin, étape par étape :

🗣️ Le dialogue d'abord : l'équipe, puis le cadre de santé ou la direction. Par écrit, pour garder une trace datée.

🤝 Le conseil de vie sociale (CVS) ensuite : cette instance réunit familles et résidents, et débloque bien des situations.

📄 Si le problème persiste : un signalement écrit à l'ARS (l'Agence Régionale de Santé), qui peut inspecter l'établissement.

Face à une suspicion de maltraitance, le 3977, gratuit et confidentiel, vous écoute et vous oriente. En cas de danger immédiat : le 15 ou le 17.

Alerter, c'est protéger votre proche, et souvent tous les résidents avec lui.

Aviez-vous déjà entendu parler du CVS de l'établissement de votre proche ?

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04/08/2026

Allumer les lumières chaudes dès 15h30. Mettre Édith Piaf à 16h. Préparer la tisane ensemble. Plier les serviettes.

Face au syndrome crépusculaire, cette agitation qui monte en fin de journée chez une personne atteinte d'Alzheimer, les médicaments seuls restent peu efficaces. Les gestes simples, eux, changent les soirées.

Le principe : une boîte à outils plutôt qu'une baguette magique. Deux ou trois stratégies par soirée, à adapter selon les jours. La lumière avant la pénombre. La musique de ses 20 ans. Un rituel fixe qui rassure le corps, même quand la mémoire oublie. 💛

Et certains soirs, tout échoue. C'est la maladie qui parle : vous faites déjà de votre mieux.

Quelle petite habitude apaise votre proche quand le soir arrive ? Racontez-nous.

👉 Toutes les stratégies détaillées : https://maeker.fr/grand_public/accompagnement/syndrome_crepusculaire?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=psychogeriatrie&utm_content=ora-2026-07-11-092331

04/08/2026

« Mais moi, je ne suis pas empathique de nature. »

Je l'entends souvent. Et j'aimerais répondre une chose.

L'empathie, c'est comme le vélo. 🚲

À la naissance, nous sommes presque tous outillés pour apprendre. Mais ce n'est pas en montant sur la selle qu'on traverse la France.

Il faut tomber. Recommencer. Apprendre à doser, à freiner, à voir venir. Et un jour, ça devient naturel — au point qu'on l'a oublié.

C'est pareil pour l'empathie. Ce n'est pas un trait de caractère. C'est une compétence qui se travaille — et qui peut s'éroder, surtout quand on est fatigué.

La bonne nouvelle ? Personne n'est condamné. ✨

C'est ce que j'ai partagé dans le podcast d'Arnaud Chevalier il y a trois mois — et l'épisode est toujours d'actualité.

🎧 https://podcasts.apple.com/us/podcast/164-eric-maeker-cultiver-lempathie-dans-les-soins/id1513857315?i=1000765856356

Et vous, quel petit geste empathique aimeriez-vous mieux maîtriser ?

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62223

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