01/10/2026
J'aime vous voir arriver avec vos postures en début de séance. Bras croisés, jambes croisées, reculés au fond du fauteuil. Méfiants parfois.
Je lis dans vos yeux un "à quelle sauce je vais être mangé?" ou "Qu'est-ce qu'elle va voir de moi, la dame, dans mes plus sombres secrets?"
(Pour répondre à cette question, rassurez-vous, je ne vois rien de ce que vous gardez secret ou caché.)
Ou parfois, celle qui m'amuse : "Qu'est-ce que je fous là, j'ai pas besoin. Je vais très bien!"
Tout ça m'amuse. Pas que je me moque de vous, je me reconnais trop dans ce genre de comportement pour oser me moquer.
Ce qui m'amuse, ce sont les différences.
Parce que 10 mn plus t**d, vous me parlez de choses bien trop intimes pour croiser encore les bras.
Et surtout 2h plus t**d (ou 4h, ça dépend!), vous être complètement décontractés, le sourire aux lèvres, les yeux brillants d'une nouvelle lumière, allégés, apaisés.
Certain(e)s d'entre vous ont même pu constater la différence en se regardant dans un miroir en fin de séance.
Et quand on en parle, vous vous souvenez de vous avec compassion 2h plus tôt, intimidé, contracté, dans le rejet parfois. Souffrant. Comme si vous disiez à votre vous du passé : "Ne t'inquiètes pas, tu es au bon endroit. Ca va aller mieux."
Vos expressions, vos soulagements, votre apaisement, sont des cadeaux pour moi.
Merci.