30/08/2026
🌿 LE DIEU DE LA VÉRITÉ ET DE LA JUSTICE — RIEN N’EST JAMAIS ACQUIS
🌿 Le Dieu de justice et de vérité est le Dieu de la Vie.
Il n’est pas le dieu de la perfidie, de la manipulation, de la domination ou de l’asservissement.
Il est celui qui appelle à la Vie, à la vérité, à la justice, à l’amour, à la responsabilité et à l’harmonie.
Et peut-être avons-nous parfois oublié quelque chose d’essentiel :
Nous demandons énormément à Dieu.
Mais qu’est-ce que nous faisons, nous, pour honorer ce qui nous a été donné ?
Nous demandons des bénédictions.
Nous demandons des signes.
Nous demandons la réussite.
Nous demandons la guérison.
Nous demandons la reconnaissance.
Nous demandons une place.
Nous demandons que notre vie change.
Mais que faisons-nous de cette vie lorsqu’elle nous est confiée ?
Parce que recevoir n’est pas posséder.
Être béni n’est pas être propriétaire de la bénédiction.
Être choisi n’est pas devenir intouchable.
Être appelé n’est pas recevoir un permis de faire n’importe quoi.
Et être investi d’une mission spirituelle ne signifie jamais que l’on cesse d’être responsable devant Dieu, devant les autres et devant sa propre conscience.
🔥 C’est là que l’histoire du roi Saül devient terriblement puissante.
Saül n’était pas un homme qui avait simplement pris le pouvoir par lui-même.
Il avait été choisi.
Samuel l’avait oint.
Il avait été reconnu comme roi.
Le récit biblique montre même qu’au moment où il est présenté au peuple, Samuel dit :
« Voyez-vous celui que l'Éternel a choisi ? »
Et le peuple l’acclame comme roi.
Saül avait donc reçu une place.
Une responsabilité.
Une mission.
Une bénédiction.
Une reconnaissance.
Mais aucune de ces choses ne pouvait remplacer l’obéissance, l’humilité et la fidélité.
Et c’est précisément là que tout bascule.
⚖️ Parce que Dieu peut vous confier quelque chose… sans vous demander de vous prendre pour Dieu.
Voilà peut-être l’une des grandes leçons de Saül.
Le pouvoir peut être reçu.
Mais il doit rester au service du bien.
La connaissance peut être reçue.
Mais elle ne doit pas devenir une a**e contre les autres.
La spiritualité peut être profonde.
Mais elle ne doit jamais devenir une entreprise de domination.
Un guide peut être réellement appelé.
Un guérisseur peut réellement avoir aidé.
Un enseignant peut réellement avoir transmis de belles choses.
Un responsable religieux peut avoir accompli de grandes œuvres.
Et pourtant…
n’importe lequel d’entre nous peut basculer.
Parce que nous restons des êtres humains.
Et tant qu’un souffle de vie nous habite, nous pouvons choisir.
Nous pouvons monter.
Nous pouvons descendre.
Nous pouvons nous ouvrir.
Nous pouvons nous fermer.
Nous pouvons choisir l’humilité.
Ou nourrir notre ego.
Nous pouvons choisir l’amour.
Ou laisser entrer la peur.
Nous pouvons choisir la vérité.
Ou commencer à protéger notre image.
Et parfois, la frontière entre les deux devient extrêmement fine.
🕯️ Moi-même, j’ai compris quelque chose de cette frontière.
On peut finir par vous faire croire que parler de vous-même est de l’orgueil.
Que reconnaître votre travail est de l’orgueil.
Que dire « c’est moi qui ai écrit ce texte » serait de l’orgueil.
Que demander simplement que votre nom soit respecté serait de l’orgueil.
Que vous devez vous effacer complètement pour être « spirituel ».
Ne plus parler de vous.
Ne jamais demander de reconnaissance.
Ne jamais dire que vous êtes l’auteur.
Ne jamais défendre ce que vous avez créé.
Toujours donner.
Toujours vous taire.
Toujours vous effacer.
Comme si disparaître était devenu une preuve de pureté.
Mais l’humilité n’est pas l’annulation de soi.
Et se respecter n’est pas idolâtrer son ego.
Dire la vérité sur ce que l’on a fait n’est pas forcément chercher la gloire.
Il y a une différence immense entre :
« Regardez comme je suis supérieur »
et
« Je reconnais simplement ce que j’ai accompli et j’en assume la responsabilité. »
L’humilité ne demande pas de mentir.
Elle demande de ne pas se prendre pour Dieu.
Elle demande de savoir qui l’on est sans croire que l’on vaut plus que les autres.
🌑 Et c’est précisément ici que le combat devient spirituel.
Parce que le mal n’a pas toujours besoin de prendre une forme spectaculaire.
Il peut entrer par une faille.
Par la jalousie.
Par la peur.
Par la cupidité.
Par la peur de perdre sa place.
Par la peur de perdre son travail.
Par le besoin maladif d’être reconnu.
Par la peur de voir quelqu’un d’autre réussir.
Par le besoin de contrôler.
Par l’obsession de posséder.
Par le désir d’être indispensable.
Par la vanité.
Par le ressentiment.
Par la peur de ne plus être admiré.
Et parfois même…
par la spiritualité elle-même.
Car lorsque la spiritualité devient un moyen d’obtenir du pouvoir sur les autres, quelque chose s’est déjà déplacé.
Lorsque celui qui devait vous aider à vous retrouver vous demande de dépendre de lui…
Il y a un problème.
Lorsque celui qui devait vous apprendre à entendre votre conscience veut devenir votre conscience…
Il y a un problème.
Lorsque celui qui devait vous conduire vers Dieu veut que vous ne puissiez plus penser, décider ou vivre sans lui…
Il y a un problème.
Lorsque le guide ne vous apprend plus à devenir libre mais à lui obéir…
La frontière est franchie.
🛑 Une spiritualité qui cherche à posséder l'autre n'est plus une spiritualité de liberté.
On peut parler d’amour.
On peut parler de lumière.
On peut parler d’éveil.
On peut parler de guérison.
On peut parler de Dieu mille fois par jour.
Mais si derrière les paroles se cachent la domination, la soumission, la manipulation, l’exploitation ou le besoin de diriger la vie des autres…
Alors il faut avoir le courage de regarder la réalité.
Parce que les actes parlent plus fort que les discours.
Et c’est justement ce que Samuel enseigne à Saül.
Saül tente de justifier son comportement.
Il explique qu’une partie de ce qu’il a conservé devait servir à offrir un sacrifice à Dieu.
Mais Samuel lui répond avec une parole qui traverse les siècles :
« Obéir vaut mieux que les sacrifices. »
Et il associe ensuite la rébellion et l’arrogance à quelque chose de profondément grave.
Autrement dit :
Dieu ne se laisse pas impressionner par nos apparences religieuses lorsque notre comportement contredit ce que nous prétendons servir.
On peut faire mille gestes religieux.
Prononcer mille paroles spirituelles.
Multiplier les cérémonies.
Parler d’amour.
Parler de lumière.
Parler de Dieu.
Mais si les actes ne suivent pas…
que reste-t-il ?
⚔️ Saül nous enseigne également qu'une élection n'est pas un acquis éternel.
Et c’est peut-être l’une des choses les plus difficiles à accepter pour l’être humain.
Parce que lorsque nous recevons une place, nous voulons croire qu’elle nous appartient.
Lorsque nous sommes reconnus, nous voulons croire que nous serons toujours reconnus.
Lorsque nous sommes choisis, nous voulons croire que nous le serons pour toujours.
Lorsque Dieu nous bénit, nous pouvons finir par croire que nous sommes désormais protégés contre nos propres dérives.
Mais le récit de Saül vient briser cette illusion.
Samuel lui dit qu’il aurait pu voir sa royauté établie durablement s’il avait gardé le commandement de Dieu ; puis il lui annonce que sa royauté ne subsistera pas.
Voilà la leçon.
Même lorsqu’une porte vous est ouverte, vous pouvez la refermer par vos choix.
Même lorsqu’une bénédiction vous est donnée, vous pouvez la déshonorer.
Même lorsqu’un mandat vous est confié, vous pouvez perdre votre place.
Même lorsqu’une personne a été véritablement appelée, elle reste responsable de ce qu’elle devient.
👑 Et voilà pourquoi je ne crois pas que le véritable danger soit seulement de « ne pas être élu ».
Le véritable danger, c’est de l’être…
et de finir par croire que cette élection vous rend supérieur aux autres.
Le véritable danger, c’est de recevoir une bénédiction…
et de croire qu’elle vous appartient.
Le véritable danger, c’est d’être reconnu…
et de ne plus accepter aucune remise en question.
Le véritable danger, c’est de parler tellement de vérité…
que vous devenez incapable d’entendre la vôtre.
🪞 Car tout le monde peut basculer.
Même les personnes qui ont fait énormément de bien.
Même ceux qui ont réellement soigné.
Même ceux qui ont réellement aidé.
Même ceux qui ont réellement guidé.
Même ceux qui ont consacré des années à transmettre.
Même ceux qui ont été profondément sincères au départ.
Parce qu’un être humain n’est pas figé dans une étiquette.
Et cela vaut pour moi aussi.
J’aurais pu basculer.
J’aurais pu laisser la colère devenir de la haine.
J’aurais pu laisser l’injustice devenir de la vengeance.
J’aurais pu laisser les blessures transformer mon cœur.
Mais tant qu’un souffle de vie demeure…
le choix existe encore.
Et c’est peut-être cela, la véritable espérance.
On peut reconnaître.
On peut réparer.
On peut demander pardon.
On peut changer.
On peut renoncer.
On peut rendre ce qui ne nous appartient pas.
On peut quitter une place.
On peut reconnaître qu’on s’est trompé.
On peut revenir à la vérité.
Mais pour cela, il faut une chose que l’ego déteste :
le courage de se regarder soi-même.
🌿 La vérité libère.
Mais la vérité ne libère pas seulement des autres.
Elle nous libère aussi de nos propres mensonges.
Du personnage que nous avons construit.
De l’image que nous voulons protéger.
Du besoin d'avoir raison.
Du besoin d'être admiré.
Du besoin d'être indispensable.
Du besoin d’être au-dessus.
Du besoin de contrôler.
Parfois, accepter la vérité signifie perdre une place.
Perdre une relation.
Perdre de l’argent.
Perdre une réputation.
Perdre une fonction.
Perdre des gens qui ne nous aiment que lorsque nous leur sommes utiles.
Et oui…
parfois, le chemin honnête est plus long.
Mais il est plus propre.
Plus vrai.
Plus libre.
🕊️ Et lorsque je parle de sacrifice, je ne parle jamais de sacrifier les autres pour notre confort.
Le véritable sacrifice peut être de renoncer à ce que nous désirons.
Renoncer à gagner.
Renoncer à contrôler.
Renoncer à être reconnu.
Renoncer à se venger.
Renoncer à une relation qui nous détruit.
Renoncer à une place qui nourrit notre ego.
Renoncer à un avantage obtenu injustement.
Renoncer à une facilité lorsqu’elle exige de trahir notre conscience.
Le sacrifice spirituel n’est pas :
« Je détruis quelqu’un pour obtenir ce que je veux. »
Il peut être :
« Je renonce à ce que je pourrais prendre, parce que je sais que ce n’est pas juste. »
Voilà une différence fondamentale.
🔥 Parce que rien n’est dû.
Ni la vie.
Ni la santé.
Ni la richesse.
Ni la reconnaissance.
Ni le pouvoir.
Ni la place.
Ni la réussite.
Ni même le lendemain.
Nous recevons.
Nous traversons.
Nous transmettons.
Et un jour, nous devons rendre.
C’est Dieu qui donne, et c’est Dieu qui reprend.
Ce qui nous est confié n’est pas nécessairement notre propriété absolue.
Alors pourquoi nous comporter comme si tout nous appartenait ?
Pourquoi nous accrocher à un titre ?
Pourquoi nous accrocher à une fonction ?
Pourquoi nous accrocher à une élection ?
Pourquoi nous accrocher à une réputation ?
Pourquoi vouloir posséder les personnes que nous prétendons aimer ?
👑 Saül avait été oint.
Et pourtant Saül a perdu sa royauté.
Dans la suite du récit, David est à son tour oint par Samuel, et le texte raconte alors que l’Esprit du Seigneur vient sur David tandis que l’Esprit quitte Saül.
Cela ne signifie pas que toute personne qui perd une place est forcément mauvaise, ni que toute personne qui en reçoit une est forcément juste.
Cela signifie quelque chose de beaucoup plus profond :
une fonction ne définit jamais entièrement un être humain.
Et surtout :
une bénédiction ne dispense jamais de la responsabilité.
⚖️ Alors soyons vigilants.
Avant de dénoncer le mal chez les autres, regardons les petites graines du même mal en nous.
Avant de juger l’orgueil d’un autre, demandons-nous où le nôtre se cache.
Avant de dénoncer la cupidité, demandons-nous ce que nous refusons de lâcher.
Avant de parler de domination, demandons-nous qui nous cherchons à contrôler.
Avant de parler de lumière, demandons-nous si nous acceptons encore d’être éclairés sur nos propres zones d’ombre.
Avant de réclamer que Dieu change le monde…
demandons-nous ce que nous sommes prêts à changer en nous.
🌌 Parce que le véritable combat spirituel commence peut-être là.
Pas dans le fait de paraître plus pur que les autres.
Pas dans le fait de paraître plus éveillé.
Pas dans le fait de porter un titre.
Pas dans le fait de rassembler des foules.
Pas dans le nombre de personnes qui vous admirent.
Pas dans l’argent que vous gagnez.
Pas dans votre influence.
Mais dans votre capacité à rester juste lorsque personne ne vous regarde.
À rester humble lorsque tout le monde vous acclame.
À rester honnête lorsque le mensonge vous arrangerait.
À rester libre lorsque quelqu’un vous offre du pouvoir.
À rester humain lorsque vous pourriez commencer à vous prendre pour quelqu’un d’exceptionnel.
🕯️ Le Dieu de vérité n'a pas besoin que nous soyons parfaits.
Mais il nous demande d’être vrais.
Il ne nous demande pas de ne jamais tomber.
Il nous demande de reconnaître lorsque nous sommes tombés.
Il ne nous demande pas de ne jamais nous tromper.
Il nous demande de ne pas transformer notre erreur en vérité simplement parce que notre ego refuse de l’admettre.
Il ne nous demande pas de ne jamais être blessés.
Il nous demande de ne pas transformer notre blessure en permission de faire souffrir les autres.
Et peut-être surtout…
Il ne nous demande pas de nous annuler.
Il nous demande de devenir responsables.
Responsables de notre vie.
Responsables de nos paroles.
Responsables de nos actes.
Responsables du pouvoir que nous détenons.
Responsables de ce que nous transmettons.
Responsables de ce que nous faisons aux autres.
🌿 Le premier cadeau qui nous a été donné, c'est la vie.
Alors se choisir n’est pas forcément de l’égoïsme.
Se respecter n’est pas forcément de l’orgueil.
Dire non n’est pas forcément un manque d’amour.
Poser une limite n’est pas forcément rejeter l’autre.
Défendre la vérité n’est pas forcément chercher le conflit.
Et reconnaître ce que nous avons créé n’est pas forcément rechercher la gloire.
La vraie question est toujours :
Pourquoi le faisons-nous ?
Pour servir ?
Pour transmettre ?
Pour réparer ?
Pour aimer ?
Ou pour dominer ?
Pour posséder ?
Pour être adoré ?
Pour ne plus jamais être remis en question ?
🔥 C’est là que la limite devient fine.
Et c’est pour cela que personne ne devrait se croire définitivement arrivé.
Pas moi.
Pas toi.
Pas le guide.
Pas le guérisseur.
Pas le chaman.
Pas le religieux.
Pas le professeur.
Pas celui qui connaît les textes.
Pas celui qui connaît les rites.
Pas celui qui parle de Dieu.
Pas celui qui possède des milliers de connaissances.
Personne.
Parce que la connaissance ne sauve pas l’ego de lui-même.
La connaissance peut même devenir une nouvelle manière de nourrir l’orgueil si elle n’est pas accompagnée de conscience.
🕊️ Voilà ce que Samuel et Saül peuvent encore nous enseigner aujourd’hui :
Tu peux être choisi et te perdre.
Tu peux être béni et tout gâcher.
Tu peux recevoir une mission et oublier pourquoi tu l’avais reçue.
Tu peux commencer dans la lumière et t’égarer dans ton propre pouvoir.
Mais tant qu’un souffle de vie demeure…
le choix existe.
Le chemin peut être plus long.
Le prix peut être élevé.
Il peut falloir abandonner certaines choses.
Il peut falloir accepter de ne pas avoir ce que nous voulions.
Il peut falloir perdre ce qui nous semblait indispensable.
Mais mieux vaut perdre une place que perdre son âme.
Mieux vaut perdre une couronne que perdre la vérité.
Mieux vaut marcher seul sur un chemin juste que régner entouré de personnes que l’on domine.
Mieux vaut renoncer à un avantage que construire son bonheur sur l’injustice d’un autre.
Mieux vaut être humble dans la vérité que glorieux dans le mensonge.
⚖️ Car au bout du compte, Dieu regarde les actes.
Pas seulement les paroles.
Pas seulement les apparences.
Pas seulement les titres.
Pas seulement les prières.
Pas seulement les promesses.
Les actes.
Et lorsque les actes ne suivent plus les paroles, il faut avoir l’humilité de s’arrêter et de regarder ce qui s’est passé.
Parce que la vérité libère.
Mais elle commence parfois par une phrase extrêmement difficile à prononcer :
« Je me suis trompé. »
Et cette phrase, contrairement à ce que croit l’ego…
n’est pas une défaite.
C’est peut-être le commencement du retour.
🌿 Alors choisissons-nous.
Mais choisissons-nous justement.
Aimons-nous.
Mais sans posséder l’autre.
Servons.
Mais sans nous prendre pour des maîtres absolus.
Guidons.
Mais vers la liberté.
Transmettons.
Mais sans voler.
Recevons.
Mais sans croire que tout nous est dû.
Aimons Dieu.
Mais n’utilisons jamais Dieu pour justifier notre domination sur les autres.
Et surtout…
ne confondons jamais bénédiction et privilège,
onction et impunité,
connaissance et sagesse,
autorité et domination,
humilité et effacement de soi.
🕊️ Le Dieu de justice n'a pas besoin que nous soyons parfaits, mais il nous demande d'être vrais.
Et si véritablement nous croyons au Dieu de la Vie, alors notre vie doit devenir la preuve de ce que nous disons croire.
Parce qu’au final…
ce ne sont pas nos paroles qui témoignent de nous.
Ce sont nos actes.
Et rien n’est jamais acquis.
Même lorsque le monde vous acclame.
Même lorsque vous êtes choisi.
Même lorsque vous êtes béni.
Même lorsque vous êtes oint.
Même lorsque vous pensez être arrivé.
Restez humble.
Restez vigilant.
Restez vrai.
Car tant qu’un souffle de vie vous habite…
vous pouvez encore choisir le chemin.
Et peut-être que la plus grande victoire spirituelle n’est pas de ne jamais tomber.
C’est de reconnaître la chute avant qu’elle ne devienne une manière de vivre.
🌿 La vérité libère.
La responsabilité redresse.
L’humilité protège.
L’amour ne possède pas.
Et la justice commence toujours par soi.
⚖️ Alors, lorsque je parle du Dieu des justes, c’est peut-être cela qu’il faut réellement entendre.
Avant de regarder ce que les autres possèdent, regardons le chemin que nous avons parcouru pour obtenir ce que nous avons aujourd’hui.
Qu’avons-nous dû sacrifier pour arriver là où nous sommes ?
Mais surtout : qu’avons-nous sacrifié de nous-mêmes ?
Avons-nous sacrifié certaines de nos valeurs pour notre confort ?
Notre intégrité pour notre réussite ?
Notre vérité pour être acceptés ?
Notre liberté pour conserver une place ?
Notre conscience pour obtenir de l’influence ?
Avons-nous parfois blessé, utilisé, manipulé ou écarté d’autres personnes pour construire ce qui paraît aujourd’hui si beau de l’extérieur ?
Parce que les apparences peuvent être magnifiques.
On peut avoir de l’argent, de la réussite, une communauté, de l’influence, du pouvoir, être admiré, être considéré comme un guide, un enseignant, un guérisseur, un coach, un chaman ou une personne spirituelle…
Mais la vraie question n’est pas seulement : qu’avez-vous obtenu ?
La vraie question est :
Comment l’avez-vous obtenu ?
Et surtout :
Êtes-vous restés justes sur le chemin ?
Justes envers vous-mêmes.
Justes envers ceux qui vous entourent.
Justes envers ceux qui vous ont fait confiance.
Justes dans vos décisions.
Justes lorsque personne ne regardait.
Car le Dieu de justice ne regarde pas seulement la destination.
Il regarde aussi le chemin.
Et parfois, ce que nous croyions avoir définitivement acquis peut nous être retiré.
Parce que rien ne nous appartient absolument.
Dieu donne.
Dieu reprend.
Alors peut-être que la véritable richesse n’est pas ce que nous avons accumulé, mais ce que nous avons réussi à préserver en nous malgré le chemin.
Notre intégrité.
Notre conscience.
Notre capacité à aimer sans posséder.
Notre capacité à réussir sans écraser.
Notre capacité à être reconnus sans nous croire supérieurs.
Notre capacité à transmettre sans nous approprier.
Notre capacité à avoir du pouvoir sans chercher à dominer.
Et peut-être que la question la plus importante à nous poser n’est finalement pas :
« Qu’est-ce que j’ai réussi à obtenir ? »
Mais :
« Qui suis-je devenu pour l’obtenir ? »
« Qu’ai-je sacrifié pour cette réussite ? »
« Et si tout ce que j’ai aujourd’hui disparaissait demain, qu’est-ce qu’il resterait véritablement de moi ? »
Parce qu’au bout du compte, les titres passent, l’argent passe, l’influence passe, la beauté des apparences passe, les applaudissements passent.
Mais ce que nous avons fait de notre conscience…
cela, voilà peut-être la véritable mesure de notre chemin.
⚖️ Le Dieu de justice ne nous demande pas seulement de paraître dans la lumière.
Il nous demande de marcher dans la vérité.
Et lorsque nous regardons honnêtement notre propre chemin, alors seulement nous pouvons savoir si ce que nous avons construit mérite réellement de porter le nom de bénédiction.
🌿 Et maintenant, je me retire.
Comme je vous l’ai dit, je me retire totalement, mais je ne changerai pas une chose en moi : j’aimerai toujours aider lorsque je le pourrai.
Après cela, vous ne me reverrez probablement plus.
Mais avant de partir, je voulais vous laisser non pas une leçon à suivre, mais une véritable question de conscience.
Parce que nous sommes tous, à un moment ou à un autre, une graine semée sur le chemin de quelqu’un.
Alors la vraie question n’est peut-être pas :
« Combien de personnes m’ont admiré ? »
« Combien m’ont suivi ? »
« Quelle influence ai-je eue ? »
La vraie question est :
Qu’est-ce que j’ai laissé dans vos cœurs ?
Qu’est-ce qui a changé en vous après mon passage ?
Qu’est-ce qui s’est ouvert ?
Qu’est-ce qui s’est réparé ?
Qu’est-ce qui vous a rendu plus libre, plus juste, plus conscient, plus vivant ?
Mais l’inverse est tout aussi important.
Qu’avez-vous semé en moi ?
Qu’avez-vous réveillé en moi ?
Qu’avez-vous amélioré ?
Qu’avez-vous appris à travers moi ?
Et surtout…
qu’avons-nous sacrifié de juste ou d’essentiel pour obtenir ce que nous voulions, chez nous comme chez l’autre ?
Parce qu’une rencontre véritable ne se mesure pas uniquement aux paroles prononcées.
Elle se mesure à ses fruits.
À ce que nous devenons après nous être rencontrés.
À ce que nous avons laissé derrière nous.
À ce que nous avons réparé.
À ce que nous avons détruit.
À ce que nous avons appris.
À ce que nous avons choisi de changer.
🌱 Voilà peut-être le véritable enseignement.
Nous ne sommes pas propriétaires du chemin des autres.
Nous ne faisons que le traverser un instant.
Alors faisons attention aux traces que nous laissons.
Parce qu’un jour, lorsque les paroles auront disparu, lorsque les titres, les apparences, l’argent, l’influence et les souvenirs se seront éloignés, il restera une seule chose :
les fruits de nos actes et les traces de nos rencontres.
⚖️ Alors demandez-vous simplement, honnêtement :
Qu’ai-je laissé dans les autres ?
Qu’ont-ils laissé en moi ?
Et lorsque quelqu’un croisera mon chemin, sera-t-il un peu plus libre, un peu plus vivant, un peu plus juste après m’avoir rencontré ?
Parce que finalement…
c’est peut-être cela, aider véritablement.
Ne pas retenir.
Ne pas posséder.
Ne pas contrôler.
Mais transmettre quelque chose qui permette à l’autre de continuer son propre chemin, librement.
🌿 Je me retire, mais ce que je voulais vous laisser est là.
Prenez ce qui vous parle.
Réfléchissez-y.
Et surtout, regardez vos actes.
Car les véritables enseignements ne sont pas ceux que nous proclamons.
Ce sont ceux que nous incarnons.
Et les véritables héritages ne sont pas ceux que nous possédons.
Ce sont ceux que nous laissons dans les cœurs.
🌱 RECONNAÎTRE UN ÊTRE À SES FRUITS
On ne reconnaît pas véritablement quelqu’un à l’étendue de ses connaissances.
On ne le reconnaît pas à ce qu’il paraît être.
On ne le reconnaît pas à son titre, à son statut, à son métier, à son influence, à sa communauté, à son nombre d’abonnés, à son argent, à son pouvoir ou même aux mots qu’il emploie pour parler d’amour, de lumière, de Dieu ou de spiritualité.
On le reconnaît à ses fruits.
À ce qu’il laisse derrière lui.
À ce qui pousse après son passage.
🌿 Alors qu’avons-nous réellement laissé dans la vie des autres ?
Après notre passage, les avons-nous rendus plus libres ?
Plus conscients ?
Plus forts ?
Plus autonomes ?
Plus vivants ?
Les avons-nous aidés à grandir ?
À mûrir ?
À se connaître ?
À se respecter ?
À retrouver leur propre lumière ?
Les avons-nous valorisés, ou avons-nous eu besoin qu’ils nous valorisent ?
Les avons-nous aidés à devenir eux-mêmes, ou avons-nous cherché à les faire devenir ce que nous voulions qu’ils soient ?
Voilà de véritables questions.
Et elles valent pour tout le monde.
Peu importe le statut.
Peu importe l’étiquette.
Peu importe que l’on soit religieux, guide, coach, guérisseur, chaman, influenceur, enseignant, entrepreneur, dirigeant, parent, ami ou simplement quelqu’un qui croise la route d’un autre.
⚖️ Parce qu’être juste est infiniment plus difficile que paraître spirituel.
Aujourd’hui, on parle beaucoup de pouvoir, de capacités extraordinaires, de dons, d’énergies, de choses presque dignes d’un univers de fiction.
Mais la vraie spiritualité ne se résume pas à quelque chose de spectaculaire.
La vraie spiritualité demande un travail intérieur immense.
Un travail de guérison.
Un travail de conscience.
Un travail sur soi.
Un travail sur ses blessures, ses peurs, ses désirs, ses attachements, son ego, sa colère, sa jalousie, sa cupidité, son besoin de reconnaissance et son besoin de contrôle.
Et lorsque ce travail nous permet ensuite d’aider les autres, alors il devient précieux.
Mais il existe quelque chose d’encore plus difficile :
rester juste.
Parce que nous pouvons apprendre énormément.
Nous pouvons guérir beaucoup de choses.
Nous pouvons transmettre beaucoup.
Et pourtant, à force de ne plus nous regarder nous-mêmes, nous pouvons commencer à dévier.
🌑 C’est là que la vigilance devient essentielle.
Parce qu’une personne qui a été lumineuse peut basculer.
Pas forcément d’un seul coup.
Mais petit à petit.
Une concession après l’autre.
Une justification après l’autre.
Une peur après l’autre.
Un compromis après l’autre.
Une envie de pouvoir.
Une envie de reconnaissance.
Une envie de richesse.
Une peur de perdre sa place.
Une peur de perdre son influence.
Une volonté de contrôler.
Et parfois, sans même s’en rendre compte, celui qui voulait servir finit par se servir lui-même.
Celui qui voulait transmettre finit par s’approprier.
Celui qui voulait guider finit par contrôler.
Celui qui voulait aider finit par rendre dépendant.
Celui qui parlait de liberté finit par demander l’obéissance.
Celui qui parlait d’amour finit par chercher à posséder.
Et celui qui croyait marcher au service de Dieu peut finir, doucement, sans même s’en apercevoir…
au service de son propre ego.
🪞 C’est pour cela que nous devons régulièrement revenir à nous-mêmes.
Parce qu’on peut mentir aux autres.
On peut maquiller certaines choses.
On peut construire une image.
On peut raconter une histoire.
On peut même finir par croire à sa propre histoire.
Mais au fond de nous, nous savons.
Et la vie finit toujours par révéler les fruits.
🌿 Dieu voit les cœurs.
Il voit les intentions.
Il voit ce qui est caché derrière les apparences.
Il voit ce que personne ne voit.
Et tôt ou t**d, nous rencontrons les conséquences de ce que nous avons semé.
Parce que nous ne récoltons pas seulement ce que nous disons.
Nous récoltons ce que nous faisons.
Et cela vaut pour chacun de nous.
🔥 Nous avons tous des rêves.
Nous avons tous des ambitions.
Nous avons tous des objectifs.
Et oui, les efforts sont nécessaires.
Oui, la discipline de vie est nécessaire.
Oui, il faut parfois travailler énormément pour construire quelque chose.
Mais il existe une question que nous oublions trop souvent :
Quel prix avons-nous payé pour arriver là où nous sommes ?
Et je ne parle pas seulement d’argent.
Je parle de ce que nous avons perdu en chemin.
De ce que nous avons sacrifié.
De nos valeurs.
De notre intégrité.
De notre paix.
De nos relations.
De notre conscience.
De notre capacité à aimer.
De notre capacité à respecter les autres.
De cette partie de nous qui savait encore dire :
« Non, même si cela m’arrange, ce n’est pas juste. »
Parce que parfois, le chemin rapide fonctionne.
Oui.
Parfois, la stratégie fonctionne.
Parfois, la manipulation fonctionne.
Parfois, l’opportunisme fonctionne.
Parfois, le pouvoir fonctionne.
Parfois, l'argent arrive.
Parfois, l’influence grandit.
Parfois, tout semble parfaitement réussi de l’extérieur.
Mais…
à quel prix ?
Qu’avons-nous sacrifié pour gagner plus vite ?
Qu’avons-nous accepté que nous n’aurions jamais dû accepter ?
Qui avons-nous blessé ?
Qui avons-nous utilisé ?
Qui avons-nous oublié ?
Et surtout :
qu’avons-nous perdu de nous-mêmes pour obtenir ce que nous voulions ?
⚖️ C’est peut-être cela, la véritable mesure de la réussite.
Pas seulement ce que nous avons gagné.
Mais aussi ce que nous avons conservé en nous.
Parce qu’on peut gagner une fortune et perdre sa paix.
Gagner du pouvoir et perdre sa liberté.
Gagner de l’influence et perdre ses véritables relations.
Gagner une communauté et perdre sa capacité à être seul avec sa conscience.
Gagner une réputation et perdre son authenticité.
Gagner l’admiration de milliers de personnes et ne plus savoir qui l’on est lorsque personne ne regarde.
Tout cela peut arriver.
Et le plus terrible, c’est parfois de ne même plus s’en rendre compte.
🌑 Une personne peut sortir de l’ombre.
Les épreuves peuvent transformer quelqu’un.
La souffrance peut réveiller.
La vérité peut redresser.
La conscience peut ramener sur le chemin.
Une personne qui a connu de grandes erreurs peut devenir profondément juste après les avoir reconnues et traversées.
Mais l’inverse existe également.
🌕 Une personne qui était lumineuse peut basculer dans l’ombre.
À force de ne plus se questionner.
À force de croire qu’elle sait.
À force de croire qu’elle est arrivée.
À force de croire que son statut la protège.
À force de croire que ses bonnes intentions passées excusent ses actes présents.
À force de croire que parce qu’elle a déjà fait du bien, elle ne peut plus faire de mal.
À force de ne plus écouter ceux qui lui disent :
« Regarde ce que tu es en train de devenir. »
Et c’est précisément là que le danger commence.
Parce que la chute ne ressemble pas toujours à une chute.
Parfois, elle ressemble à une réussite.
🕊️ Voilà pourquoi je serai toujours, moi aussi, l’élève de la Vie.
Peu importe les connaissances.
Peu importe les expériences.
Peu importe ce que j’ai compris.
Peu importe ce que j’ai traversé.
Peu importe ce que la vie m’a appris.
Je ne veux jamais croire que je sais tout.
Je ne veux jamais croire que je suis arrivé.
Je ne veux jamais croire que je suis au-dessus.
Je veux rester capable d’apprendre.
Capable de reconnaître mes erreurs.
Capable d’écouter.
Capable de remettre en question mes certitudes.
Capable de dire :
« Je ne sais pas. »
Parce que reconnaître son ignorance n’est pas une faiblesse.
C’est une forme de sagesse.
Et même si demain je pouvais accomplir quelque chose d’extraordinaire, je voudrais encore me rappeler ceci :
je ne suis qu’un élève de la Vie.
Parce que sans humilité, la connaissance peut devenir de l’orgueil.
Sans amour, la spiritualité peut devenir une idéologie.
Sans conscience, le pouvoir peut devenir une prison.
Sans responsabilité, l’influence peut devenir une forme de domination.
Et sans vérité…
tout peut finir par s’effondrer.
🌿 Alors peut-être que la vraie question n’est plus :
« Qu’est-ce que j’ai réussi à obtenir ? »
Mais :
« Qu’est-ce que j’ai semé ? »
« Qu’est-ce que j’ai fait grandir chez les autres ? »
« Qu’est-ce que les autres ont fait grandir en moi ? »
« Qu’est-ce que j’ai gagné en chemin ? »
« Qu’est-ce que j’ai perdu en chemin ? »
« Qu’ai-je sacrifié pour atteindre mes objectifs ? »
« Et est-ce que ce sacrifice était juste ? »
Parce que nous sommes tous, à un moment donné, un test sur le chemin des autres.
Et les autres sont aussi un test sur le nôtre.
Nous entrons dans certaines vies pour y semer quelque chose.
Mais nous ne savons pas toujours immédiatement quoi.
Une parole.
Une présence.
Une vérité.
Une blessure.
Une guérison.
Un encouragement.
Une limite.
Un exemple.
Une prise de conscience.
Parfois même, une épreuve.
🌱 Alors lorsque quelqu’un quitte notre vie, qu’est-ce qui reste ?
C’est cela qui compte.
Pas seulement ce qui a été dit.
Pas seulement ce qui a été montré.
Pas seulement les apparences.
Les fruits.
Est-ce que quelqu’un a grandi ?
Est-ce qu’il a mûri ?
Est-ce qu’il s’est relevé ?
Est-ce qu’il s’est davantage respecté ?
Est-ce qu’il a retrouvé sa liberté ?
Est-ce qu’il est devenu plus juste ?
Est-ce qu’il a appris à aimer autrement ?
Voilà ce qui reste.
⚖️ Et aujourd’hui, après avoir essayé d’aider, de transmettre, de partager et de faire grandir autour de moi, je dois aussi appliquer à ma propre vie ce que je vous ai transmis.
Je dois être juste avec les autres.
Mais je dois aussi être juste avec moi-même.
Je dois savoir quand donner.
Et savoir quand m’arrêter.
Je dois savoir quand aider.
Et savoir quand me préserver.
Je dois savoir quand transmettre.
Et savoir quand me retirer.
Parce que se choisir ne signifie pas abandonner les autres.
Cela signifie aussi reconnaître que notre propre vie mérite notre attention.
Alors oui…
🌿 Je me retire.
Totalement.
Mais une chose ne changera pas :
j’aimerai toujours aider lorsque je pourrai.
Et si je me retire aujourd’hui, ce n’est pas pour vous laisser avec des réponses toutes faites.
C’est pour vous laisser avec des questions.
Des vraies.
Celles auxquelles personne ne peut répondre à votre place.
⚖️ Qui êtes-vous lorsque personne ne vous regarde ?
Qu’avez-vous sacrifié pour devenir celui ou celle que vous êtes aujourd’hui ?
Qu’avez-vous perdu ?
Qu’avez-vous gagné ?
Qui avez-vous aidé à grandir ?
Qui avez-vous blessé en chemin ?
Qui êtes-vous devenu pour atteindre vos rêves ?
Et si demain vous perdiez votre argent, votre influence, votre pouvoir, votre statut, vos titres et votre reconnaissance… que resterait-il de vous ?
Voilà peut-être la question ultime.
Parce que rien n’est jamais acquis.
Pas la place.
Pas le pouvoir.
Pas la richesse.
Pas l’influence.
Pas la réputation.
Pas même ce que nous croyons avoir définitivement construit.
Dieu donne.
Dieu reprend.
Alors faisons attention à ce que nous bâtissons.
Et surtout…
à la personne que nous devenons en bâtissant.
🕊️ Je vous laisse cela comme un véritable conseil, mais surtout comme un enseignement :
Ne cherchez pas seulement à réussir.
Cherchez à rester justes.
Ne cherchez pas seulement à être admirés.
Cherchez à être dignes de confiance.
Ne cherchez pas seulement à avoir du pouvoir.
Cherchez à savoir vous en servir sans détruire.
Ne cherchez pas seulement à paraître lumineux.
Cherchez à regarder honnêtement vos propres ombres.
Ne cherchez pas seulement à être suivis.
Cherchez à rendre les autres libres.
Et ne cherchez jamais à devenir quelque chose au prix de perdre ce que vous êtes profondément.
🌱 Parce qu’à la fin, nous ne laisserons pas derrière nous nos titres.
Nous laisserons des traces.
Des actes.
Des fruits.
Des blessures parfois.
Des guérisons parfois.
Des consciences éveillées.
Des personnes grandies.
Des vies transformées.
Et cela…
c’est notre véritable héritage.
🌿 Alors je vous laisse avec cette dernière question :
Après notre passage dans la vie des autres, qu’est-ce qui a réellement poussé ?
Et lorsque vous regarderez votre propre chemin, ayez le courage de vous demander :
« Qu’est-ce que j’ai gagné… et qu’est-ce que j’ai perdu pour l’obtenir ? »
Car parfois, le plus grand danger n’est pas de perdre ce que nous possédons.
C’est de tout gagner extérieurement et de ne plus reconnaître, intérieurement, la personne que nous sommes devenue.
⚖️ La vérité libère.
La justice nous remet à notre place.
L’humilité nous protège.
L’amour ne possède pas.
La spiritualité rend libre.
Et les actes révèlent toujours les fruits.
🌱 Je me retire.
Prenez soin de vous.
Soyez justes avec vous-mêmes.
Et surtout, soyez justes avec les autres.
✍️ Yoan Goncalves
© Yoan Goncalves — Texte original. Tous droits réservés. Toute reproduction, copie, modification, publication ou utilisation commerciale sans autorisation est interdite.