Association ASP Ouest Herault

Association ASP Ouest Herault Espace Perréal 2 Bd Ernest Perréal
34500 Béziers
tel: 06 99 65 36 66 Etre-là ouest Hérault est une association d'écoute et non de soins.

S'il est un bénévolat où le mot “altruisme” est à son apogée, c'est bien celui des membres de l'Association des soins palliatifs Etre-là ouest Hérault. Les bénévoles de l'association donnent de leur temps et de leur cœur aux malades en situation palliative. Ces accompagnants "brisent la solitude de ceux qui font face à la maladie et à la mort", à domicile et dans les établissements de santé (hôpit

aux et autres) du Biterrois et jusqu'à Sète et le bassin de Thau. Les soins palliatifs sont des soins prodigués dans l’approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave évolutive ou terminale. L’objectif est de soulager la douleur physique et de prendre en compte la souffrance psychique. Parallèlement à l’accompagnement, l'association œuvre avec les pouvoirs publics et toutes les instances, médicales et sociales, pour faire reconnaître les droits du malade et diffuser la culture palliative. "Accompagner les malades en soins palliatifs, c'est faire un bout de chemin avec l'autre, à son rythme, dans la même direction. Quand le malade arrive en fin de vie, il entrevoit souvent la séparation finale avec un sentiment d'angoisse et de grande solitude. Le bénévole est là, auprès de lui et de ses proches, pour les écouter de longs moments exprimer leur peine, voire leur agressivité dans une douleur trop lourde à porter. Les accompagnants ne sont ni des professionnels de santé, ni des psychologues et travaillent en collaboration avec les familles et les équipes médicales. L'accompagnant est un témoin, un tiers solidaire, un citoyen se rendant au chevet d'un autre citoyen. Sa présence doit être demandée par le malade, la famille, le médecin traitant ou un professionnel de santé. Une coordinatrice de l'association va à la rencontre du malade pour évaluer dans un premier temps la situation, qui peut déboucher sur un accompagnement. Les accompagnants ont tous suivi une formation dispensée par différents intervenants spécialisés en soins palliatifs comme des médecins, des psychologues, des infirmiers, mais aussi des philosophes ou des sociologues. Les interventions en institutions publiques ou privées se font dans le cadre d'une convention signée entre celles-ci et l'association. Pour plus de renseignements, visitez notre site www.etre-la-ouest-herault.org ou contactez-nous au 06 99 65 36 66 ou par mail [email protected]

Jour 141 – Balfour Mount : l'homme qui a fait connaître les soins palliatifs en Amérique du NordLorsque l'on évoque l'hi...
06/08/2026

Jour 141 – Balfour Mount : l'homme qui a fait connaître les soins palliatifs en Amérique du Nord
Lorsque l'on évoque l'histoire des soins palliatifs, le nom de Cicely Saunders vient naturellement à l'esprit. Mais une autre personnalité a joué un rôle déterminant dans leur développement : le médecin canadien Balfour Mount.
Urologue à Montréal, il découvre dans les années 1970 l'expérience du St Christopher's Hospice fondé par Cicely Saunders à Londres. Convaincu que cette approche centrée sur la personne répond à un besoin majeur, il adapte ce modèle au système hospitalier canadien.
En 1975, il crée à l'Hôpital Royal Victoria de Montréal la première unité hospitalière de soins palliatifs en Amérique du Nord. C'est également lui qui popularise l'expression « palliative care ». Il choisit cette appellation, car le mot hospice avait alors, au Canada, une autre signification. Cette terminologie sera ensuite adoptée dans de nombreux pays anglophones et contribuera au rayonnement international de cette discipline.
L'apport de Balfour Mount ne se limite pas à la création d'un service. Il défend une vision profondément humaine des soins palliatifs : soulager la douleur, bien sûr, mais aussi prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle, accompagner les proches et respecter les souhaits de chaque personne. Cette approche rejoint pleinement les principes aujourd'hui défendus par la SFAP et la HAS, qui définissent les soins palliatifs comme une prise en charge globale visant à préserver la meilleure qualité de vie possible. (Sources : Balfour M. Mount, Association canadienne de soins palliatifs, SFAP, HAS.)
Son engagement a largement contribué à faire reconnaître les soins palliatifs comme une véritable discipline médicale et à développer leur enseignement, la recherche et la formation des professionnels en Amérique du Nord. Son influence dépasse aujourd'hui largement les frontières du Canada.
💜 L'héritage de Balfour Mount nous rappelle que les soins palliatifs ne se résument jamais à une technique ou à un traitement. Ils sont avant tout une manière de prendre soin de la personne dans toutes ses dimensions, avec compétence, écoute et humanité.

Jour 140 – L'héritage des pionniers : des valeurs qui traversent le tempsLes soins palliatifs ont beaucoup évolué depuis...
05/08/2026

Jour 140 – L'héritage des pionniers : des valeurs qui traversent le temps
Les soins palliatifs ont beaucoup évolué depuis les premières initiatives de Cicely Saunders, de Maurice Abiven et de nombreux autres pionniers. Les connaissances médicales se sont enrichies, les organisations se sont développées et les droits des patients ont été renforcés. Pourtant, une chose n'a jamais changé : la personne reste au centre de l'accompagnement.
Comme le rappellent la SFAP et la HAS, les soins palliatifs ne se limitent pas au soulagement des symptômes. Ils visent une prise en charge globale de la personne, en tenant compte de ses dimensions physique, psychologique, sociale et spirituelle. Cette approche repose sur un travail d'équipe associant professionnels de santé, bénévoles d'accompagnement, proches et, avant tout, la personne malade elle-même.
L'héritage des pionniers ne se résume donc pas à des structures ou à des lois. Il s'incarne dans des valeurs qui continuent de guider chaque accompagnement : soulager la souffrance, écouter sans juger, respecter les choix et la dignité de chacun. Ces principes demeurent au cœur des recommandations de bonnes pratiques et inspirent chaque jour les équipes engagées auprès des personnes gravement malades.
Demain, les soins palliatifs continueront d'évoluer grâce aux progrès de la médecine, de la recherche et de la formation. Mais leur ambition restera la même : proposer un accompagnement personnalisé, fondé sur la qualité de vie, le respect de l'autonomie et la solidarité.
À Être-là Ouest-Hérault, ces valeurs prennent vie grâce à l'engagement des bénévoles, des soignants, des familles et de tous ceux qui choisissent d'être présents auprès des personnes les plus fragiles. C'est cet héritage que nous avons la responsabilité de faire vivre et de transmettre.
💜 Les soins palliatifs ne sont pas seulement une organisation des soins : ils sont une manière d'être auprès de l'autre. Les techniques évoluent, les connaissances progressent, mais l'essentiel demeure : soulager, écouter, respecter et accompagner chaque personne avec humanité, jusqu'au bout.

Jour 139 – Les bénévoles : une présence qui traverse l'histoire des soins palliatifsDès les origines du mouvement des so...
04/08/2026

Jour 139 – Les bénévoles : une présence qui traverse l'histoire des soins palliatifs
Dès les origines du mouvement des soins palliatifs, les bénévoles ont occupé une place essentielle. Aux côtés de Cicely Saunders, au St Christopher's Hospice de Londres dans les années 1960, ils participaient déjà à cette conviction fondatrice : une personne gravement malade a besoin de soins de qualité, mais aussi d'une présence humaine, d'une écoute attentive et d'une relation authentique.
Cette vision est toujours au cœur des soins palliatifs aujourd'hui. En France, la SFAP rappelle que les bénévoles d'accompagnement sont des acteurs à part entière de la démarche palliative. Formés par des associations, ils interviennent en lien avec les équipes soignantes, à l'hôpital, en EHPAD ou à domicile. Leur mission est exclusivement relationnelle : ils offrent du temps, une écoute, une présence bienveillante et un soutien aux personnes malades comme à leurs proches. Ils n'effectuent ni soins médicaux, ni soins paramédicaux et ne se substituent jamais aux professionnels.
La HAS et la SFAP soulignent que cette complémentarité contribue à une prise en charge globale de la personne. Le bénévole respecte le rythme, les convictions, les choix et l'intimité de chacun. Il intervient toujours avec l'accord de la personne accompagnée ou de ses proches et dans le cadre d'une association conventionnée.
Être bénévole en soins palliatifs ne consiste pas à avoir les bonnes réponses. C'est accepter d'être présent, parfois simplement en silence, de créer un espace où la personne peut s'exprimer librement, évoquer ses inquiétudes, ses souvenirs ou ses espoirs. Cette qualité de présence contribue à rompre l'isolement et à préserver la dignité jusqu'au bout de la vie.
À Être-là Ouest-Hérault, comme dans les nombreuses associations membres du mouvement des soins palliatifs, cet engagement est porté par des femmes et des hommes qui donnent de leur temps après une formation exigeante et un accompagnement continu. Ils rappellent chaque jour que la solidarité citoyenne a toute sa place dans les soins palliatifs.
💜 Les bénévoles ne remplacent jamais les soignants. Ils apportent quelque chose d'unique : une présence libre, gratuite et profondément humaine. Par leur écoute, ils rappellent à chaque personne qu'elle compte, jusqu'au dernier instant.

Jour 138 – Les associations : un pilier essentiel des soins palliatifsLes soins palliatifs ne reposent pas uniquement su...
02/08/2026

Jour 138 – Les associations : un pilier essentiel des soins palliatifs
Les soins palliatifs ne reposent pas uniquement sur les professionnels de santé. Depuis leur développement en France, les associations occupent une place essentielle aux côtés des équipes soignantes, des établissements de santé et des familles. Leur rôle est aujourd'hui pleinement reconnu par la SFAP et inscrit dans le cadre de l'organisation des soins palliatifs.
Les associations forment et accompagnent des bénévoles d'accompagnement, qui interviennent, avec l'accord de la personne malade, à domicile, en EHPAD ou à l'hôpital. Leur mission n'est pas de réaliser des soins médicaux ou paramédicaux, mais d'offrir une présence, une écoute et un soutien relationnel, toujours en complément des professionnels et dans le respect du projet de soins.
Au-delà de l'accompagnement, les associations jouent également un rôle majeur dans le développement des soins palliatifs. Elles participent à la formation des bénévoles, sensibilisent le grand public, soutiennent les proches, favorisent les échanges entre les différents acteurs et contribuent à faire progresser la culture palliative dans notre société.
La loi du 9 juin 1999 reconnaît officiellement la participation des bénévoles d'accompagnement. Ceux-ci doivent appartenir à une association, être sélectionnés, formés et intervenir dans le cadre d'une convention avec les établissements de santé. Cette organisation garantit un accompagnement de qualité, respectueux des personnes et complémentaire du travail des soignants.
À Être-là Ouest-Hérault, comme dans les nombreuses associations de bénévoles d'accompagnement en France, cette mission prend tout son sens au quotidien. Par une présence discrète, une écoute attentive et un engagement fidèle, les bénévoles contribuent à rompre l'isolement, à soutenir les proches et à rappeler à chaque personne qu'elle demeure pleinement digne d'attention, jusqu'au bout de sa vie.
💜 Les associations sont le visage de la solidarité citoyenne en soins palliatifs. Elles nous rappellent qu'accompagner ne consiste pas seulement à soigner, mais aussi à être présent, à écouter et à partager un peu d'humanité avec celles et ceux qui en ont le plus besoin.

Jour 137 – Les premières unités de soins palliatifs : des lieux dédiés à l'accompagnementLorsque les premiers services d...
01/08/2026

Jour 137 – Les premières unités de soins palliatifs : des lieux dédiés à l'accompagnement
Lorsque les premiers services de soins palliatifs voient le jour en France dans les années 1980, ils répondent à une conviction forte : lorsqu'il n'est plus possible de guérir, il reste toujours possible de soulager, accompagner et préserver la qualité de vie.
En France, l'ouverture de la première Unité de Soins Palliatifs (USP) en 1986, sous l'impulsion du Dr Maurice Abiven, marque une étape décisive dans le développement des soins palliatifs. Cette dynamique sera ensuite renforcée par la circulaire Laroque et par la création de la SFAP en 1990.
Aujourd'hui, les USP occupent une place particulière dans l'organisation des soins palliatifs. Comme le rappelle la SFAP, ce sont des unités d'hospitalisation entièrement dédiées aux personnes dont la situation est la plus complexe. Elles assurent une triple mission : soigner, former les professionnels et faire progresser la recherche. Elles accueillent les patients pour une durée adaptée à leurs besoins, lorsque des symptômes difficiles à contrôler ou des situations humaines particulièrement délicates nécessitent une expertise spécialisée.
Mais une USP n'est pas seulement un service hospitalier. C'est un lieu où l'on prend le temps d'écouter, d'évaluer la douleur et les autres symptômes, d'accompagner les proches et de respecter les souhaits de la personne. Les soins y sont assurés par une équipe pluriprofessionnelle : médecins, infirmiers, aides-soignants, psychologues, assistants sociaux, kinésithérapeutes, bénévoles d'accompagnement et, lorsque la personne le souhaite, accompagnants spirituels. Cette approche globale est au cœur des recommandations de la HAS.
Les unités de soins palliatifs ne travaillent jamais isolément. Elles collaborent avec les équipes mobiles de soins palliatifs (EMSP), les lits identifiés de soins palliatifs (LISP), les équipes d'hospitalisation à domicile (HAD) et les professionnels de proximité afin d'assurer la continuité de l'accompagnement, quel que soit le lieu de vie de la personne.
💜 Les unités de soins palliatifs nous rappellent qu'un service hospitalier peut être bien plus qu'un lieu de soins : un lieu d'écoute, de réconfort et d'humanité, où chaque personne est accueillie avec dignité, respect et bienveillance.

Jour 136 – Les grandes lois françaises : des droits renforcés pour chacunLes soins palliatifs ne reposent pas uniquement...
30/07/2026

Jour 136 – Les grandes lois françaises : des droits renforcés pour chacun
Les soins palliatifs ne reposent pas uniquement sur des compétences médicales. Ils s'appuient aussi sur un cadre légal qui protège les droits des personnes malades et garantit le respect de leur dignité.
Depuis plus de vingt-cinq ans, plusieurs lois majeures ont fait évoluer la prise en charge de la fin de vie en France. Leur objectif n'est pas de décider à la place de la personne, mais de faire en sorte que ses choix, ses souhaits et ses valeurs soient entendus et respectés. C'est un principe fondamental rappelé par la SFAP et la HAS : la personne reste au centre de toutes les décisions qui la concernent.
La loi du 9 juin 1999 reconnaît le droit de toute personne dont l'état le nécessite à accéder aux soins palliatifs et à un accompagnement. Elle définit les soins palliatifs comme des soins actifs et continus visant à soulager la douleur, apaiser la souffrance psychique, préserver la dignité et soutenir les proches.
La loi Leonetti de 2005 affirme le refus de l'obstination déraisonnable et renforce les droits des patients face aux traitements. Puis la loi Claeys-Leonetti de 2016 consolide ces droits, notamment en donnant une place plus importante aux directives anticipées, à la personne de confiance et en encadrant la sédation profonde et continue jusqu'au décès dans des situations précises définies par la loi.
Ces textes ne remplacent jamais le dialogue entre la personne malade, ses proches et l'équipe soignante. Ils offrent un cadre pour favoriser des décisions collégiales, éclairées et respectueuses de la volonté de chacun.
💜 Connaître ses droits, désigner une personne de confiance et, si on le souhaite, rédiger ses directives anticipées, c'est préparer l'avenir avec sérénité. C'est aussi permettre aux proches et aux soignants d'accompagner la personne au plus près de ce qu'elle aurait voulu.

💜 Jour 135 – L'arrivée des soins palliatifs en FranceLes soins palliatifs ne se sont pas développés du jour au lendemain...
29/07/2026

💜 Jour 135 – L'arrivée des soins palliatifs en France
Les soins palliatifs ne se sont pas développés du jour au lendemain. En France, ils sont le fruit d'un engagement collectif porté dès les années 1980 par des professionnels de santé, des associations et des bénévoles, inspirés notamment par les travaux de Cicely Saunders au Royaume-Uni.
Une étape majeure est franchie en 1987 avec l'ouverture, à Lyon, de la première unité de soins palliatifs hospitalière, sous l'impulsion du Professeur Maurice Abiven. Cette initiative marque le début d'une structuration progressive des soins palliatifs sur l'ensemble du territoire.
Au fil des années, des équipes mobiles se développent dans les hôpitaux, l'accompagnement à domicile s'organise, des associations de bénévoles voient le jour et plusieurs textes législatifs viennent reconnaître les droits des personnes gravement malades. Parmi eux, la loi du 9 juin 1999 affirme le droit de toute personne à accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement.
Aujourd'hui, conformément aux recommandations de la HAS et de la SFAP, les soins palliatifs reposent sur une prise en charge globale de la personne : soulager la douleur et les autres symptômes, accompagner les proches, respecter les souhaits de chacun et préserver la meilleure qualité de vie possible, quel que soit le lieu de soins.
Ce développement est le résultat d'un travail mené depuis plus de quarante ans par des milliers de soignants, de chercheurs, de bénévoles et de familles qui ont contribué à faire évoluer les pratiques et le regard porté sur la fin de vie.
💜 L'histoire des soins palliatifs en France nous rappelle qu'ils sont avant tout une aventure humaine, construite autour d'une même conviction : prendre soin de la personne jusqu'au bout, avec compétence, respect et dignité.

Jour 134 – Elisabeth Kübler-Ross : écouter pour mieux accompagnerLorsque l'on évoque l'histoire des soins palliatifs, le...
28/07/2026

Jour 134 – Elisabeth Kübler-Ross : écouter pour mieux accompagner
Lorsque l'on évoque l'histoire des soins palliatifs, le nom d'Elisabeth Kübler-Ross (1926-2004) est incontournable. Psychiatre suisse-américaine, elle a profondément changé le regard porté sur les personnes gravement malades en leur redonnant une place essentielle : celle de sujets capables de parler de leur vécu, de leurs peurs, de leurs espoirs et de leurs besoins.
À une époque où la mort restait un sujet souvent évité dans les hôpitaux, elle choisit d'écouter les patients eux-mêmes. Ses travaux, publiés notamment dans On Death and Dying (1969), montrent combien la parole, l'écoute et la reconnaissance des émotions sont des éléments fondamentaux de l'accompagnement.
Elisabeth Kübler-Ross est également connue pour avoir décrit les cinq réactions fréquemment observées face à une maladie grave ou à une perte importante : le déni, la colère, le marchandage, la dépression et l'acceptation. La SFAP et la HAS rappellent aujourd'hui que ces réactions ne constituent ni un parcours obligatoire, ni des étapes qui se succèdent systématiquement. Chaque personne vit son expérience à sa manière, parfois sans traverser ces différentes réactions, parfois en revenant de l'une à l'autre.
Son véritable héritage dépasse largement ce modèle. Elle nous a appris qu'accompagner, c'est avant tout être présent, écouter sans juger et respecter le rythme de chacun. Cette approche demeure aujourd'hui au cœur des soins palliatifs modernes, où la personne est considérée dans toutes ses dimensions : physique, psychologique, sociale et spirituelle.
💜 Écouter est souvent le premier soin. Derrière chaque maladie, il y a une personne avec son histoire, ses valeurs et ses émotions. Prendre le temps de l'entendre est déjà une manière de prendre soin d'elle.
« La mort n'est pas l'opposé de la vie, mais une partie de la vie. »
— Elisabeth Kübler-Ross

Jour 133 – La douleur totale : une révolution dans l'approche de la personneEn 1964, Cicely Saunders introduit un concep...
28/07/2026

Jour 133 – La douleur totale : une révolution dans l'approche de la personne
En 1964, Cicely Saunders introduit un concept qui transformera durablement les soins palliatifs : celui de la « douleur totale » (total pain). Cette notion, aujourd'hui largement reconnue par la SFAP et intégrée dans les recommandations de la HAS, rappelle qu'une personne ne souffre jamais uniquement de son corps.
Une douleur physique peut être aggravée par l'anxiété, l'isolement, les difficultés familiales ou les questionnements liés au sens de la vie. À l'inverse, une écoute attentive, un soutien psychologique, la présence des proches ou un accompagnement spirituel, lorsque la personne le souhaite, peuvent contribuer à diminuer le ressenti de cette souffrance.
Cicely Saunders distinguait quatre dimensions qui interagissent en permanence :
• la dimension physique : douleur, fatigue, essoufflement, autres symptômes ;
• la dimension psychologique : peur, anxiété, tristesse, perte de repères ;
• la dimension sociale : relations familiales, situation professionnelle ou financière, isolement ;
• la dimension spirituelle ou existentielle : recherche de sens, convictions, valeurs, interrogations face à la maladie et à la mort.
Cette approche globale explique pourquoi les soins palliatifs font intervenir une équipe pluridisciplinaire : médecins, infirmiers, aides-soignants, psychologues, assistants sociaux, kinésithérapeutes, bénévoles d'accompagnement, et, selon les souhaits de la personne, représentants des différents cultes ou accompagnants spirituels.
L'objectif n'est pas seulement de traiter un symptôme, mais de comprendre ce qui fait souffrir la personne dans son ensemble afin de proposer un accompagnement adapté à son histoire, à ses besoins et à ses priorités.
💜 La douleur totale nous rappelle une évidence : derrière chaque maladie, il y a une personne unique. C'est en prenant en compte toutes les dimensions de sa vie que l'on peut réellement soulager sa souffrance et préserver sa qualité de vie.

Jour 132 – Cicely Saunders : la femme qui a changé notre regard sur la fin de vieLorsqu'on parle des soins palliatifs mo...
27/07/2026

Jour 132 – Cicely Saunders : la femme qui a changé notre regard sur la fin de vie
Lorsqu'on parle des soins palliatifs modernes, un nom revient toujours : Cicely Saunders (1918-2005). Infirmière, assistante sociale puis médecin britannique, elle est reconnue comme la fondatrice du mouvement moderne des soins palliatifs.
Son intuition était simple, mais profondément novatrice : soigner une personne ne consiste pas seulement à traiter sa maladie, mais aussi à prendre en compte tout ce qu'elle vit.
Au fil de son expérience auprès de personnes gravement malades, elle comprend que la souffrance ne se résume pas à la douleur physique. Elle décrit ce qu'elle appellera la « douleur totale », qui associe les dimensions physique, psychologique, sociale et spirituelle. Cette approche est aujourd'hui au cœur des recommandations de la SFAP et de la HAS, qui défendent une prise en charge globale de la personne.
En 1967, Cicely Saunders fonde à Londres le St Christopher's Hospice, considéré comme le premier hospice moderne entièrement consacré aux soins palliatifs. Ce lieu associe soins, recherche, enseignement et accompagnement des proches, devenant une référence internationale.
Son héritage dépasse largement la médecine. Elle a profondément transformé notre manière d'accompagner les personnes atteintes d'une maladie grave, en rappelant que la dignité, l'écoute, le respect des choix et la qualité de vie demeurent essentiels jusqu'au dernier instant.
Cette vision continue aujourd'hui d'inspirer les équipes de soins palliatifs dans le monde entier. Elle nous rappelle qu'il est toujours possible de prendre soin, même lorsque la guérison n'est plus possible.
💜 Comme l'écrivait Cicely Saunders :
« Vous êtes important parce que vous êtes vous, et vous êtes important jusqu'au dernier moment de votre vie. »

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