11/04/2025
Imagine une personne qui vient de planter un petit noyer, 6 mois plus t**d elle va le voir et lui dit : « Hé, toi ! Pourquoi tu n’es pas déjà un grand noyer ? Pourquoi tu ne donnes pas encore de noix ? » Elle sait pourtant qu'un noyer a son propre agenda, qu'il produira seulement dans quelques années ...
Eh bien, les enfants, c’est pareil. Ce sont de jeunes pousses qui découvrent la lumière, expérimentent les sols, parfois même arrosent leurs racines avec une bonne dose de chocolat chaud. À 3, 4, 5 ans, leur job principal, ce n’est pas de choisir entre devenir astronaute, chef étoilé.... Leur mission, c’est de jouer, d'expérimenter, d’apprendre que la pluie mouille, que les galets rebondissent sur l’eau...., et que parfois, les adultes disent des trucs étranges comme : « Qu’est-ce que tu veux faire plus t**d ? » ou «Il faut que tu penses à ton avenir....»...
Cette question, pourtant simple en apparence, est un peu comme demander à une chenille si elle préfère être un papillon monarque ou un paon du jour. Elle n'en sait rien, parce qu’à ce moment précis, elle est occupée à savourer des feuilles et à essayer de ne pas se faire croquer par un oiseau. Tout comme nos enfants, qui essaient de construire des châteaux de sable avant que la marée arrive.
Laisser les enfants évoluer à leur propre rythme est essentiel pour leur épanouissement et leur confiance en eux. Chaque enfant est unique, avec son propre tempo pour apprendre, grandir et explorer le monde. Les pousser à penser à ce qu'ils feront plus t**d ou les comparer aux autres peut créer de l'anxiété et les décourager. En respectant leur progression naturelle, on leur offre l'occasion de développer leurs compétences dans un environnement serein et stimulant. Chaque étape est précieuse et mérite d'être vécue pleinement, sans précipitation. Après tout, ce sont ces moments qui forgent leur personnalité et leur équilibre pour l'avenir.
Offrons aux enfants le luxe de la découverte, le privilège de rêver sans pression, et la chance de cultiver leurs propres passions....
Ce n'est que plus t**d, quand le moment viendra, que l'enfant décidera s’il veut planter un pommier ou un figuier, ou peut-être même un arbre qu’on n’a pas encore inventé. Et si, en chemin, il décide de devenir entrepreneur ou jardinier...., qui sommes-nous pour lui enlever cette liberté ?
Alors, un conseil : détendons-nous ! Mettons de côté nos horaires, nos projections, et laissons les enfants vivre le présent.
Parce que l’avenir, c’est leur terrain de jeu, pas notre tableau Excel.... MCh C