11/10/2026
Derrière une façade, il y a toute une vie qu’on ne soupçonne pas…
Une enseigne qui manque, des travaux qui n’en finissent pas, une boutique qui n’ouvre qu’à 11 heures, et parfois pas du tout…
Mais derrière ce qu’on s’imagine, il y a tout ce qu’on ignore : les imprévus, les désillusions, les promesses non tenues… les personnes à qui l’on accorde sa confiance et qui nous laissent au milieu du chemin.
Et puis il y a ce qu’on ne soupçonne même pas…
Cette maladie avec laquelle je compose chaque jour : la spondylarthrite ankylosante. Une maladie invisible aux yeux de beaucoup, mais terriblement présente dans mon quotidien.
Les douleurs, les nuits difficiles, ces matins où le corps ne suit pas l’élan du cœur, où se mettre en mouvement est déjà une victoire.
Alors non, je ne choisis pas toujours mon rythme. Mais je choisis, chaque jour, de continuer à avancer.
Et ces derniers mois, il m’en a fallu, de la force…
Des épreuves personnelles, des blessures profondes, des liens bafoués. Des moments où j’ai dû réapprendre à croire en moi, à retrouver ma liberté, à me sentir pleinement vivante.
Des moments où tout semblait se compliquer, où chaque fois que je pensais pouvoir avancer, une nouvelle épreuve venait se mettre sur mon chemin.
Mais je n’ai jamais voulu que ce qui m’avait blessée décide de ce que j’allais devenir.
Alors j’ai continué…
À créer, à construire, à accueillir, à accompagner.
Parce que je suis thérapeute, oui. Mais aussi et surtout parce que je suis profondément humaine.
Et je crois que les épreuves que l’on traverse donnent parfois une tout autre profondeur à la manière dont on accueille celles des autres.
Et comme si la vie avait encore décidé de tester ma patience en ce mois d’octobre…
Un artisan recommandé, un devis signé, 1000 € versés, plusieurs rencontres annulées, puis ce dernier rendez-vous auquel personne ne s’est présenté.
Depuis ? Plus aucune réponse.
Et toujours pas d’enseigne.
Mais au fond, ce n’est même pas l’argent qui me touche le plus.
C’est cette confiance qu’on accorde sincèrement, et qu’on découvre une fois encore mal placée.
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