07/09/2026
🎙️JE POSE ÇA LÀ.
Aujourd’hui, je me questionne sur le jugement.
Et plus précisément sur une petite phrase qui me trotte dans la tête :
Donner son avis, est-ce déjà juger ?
Parce qu’on nous dit souvent :
« Il ne faut pas juger. »
Mais est-ce seulement possible ?
Nous observons.
Nous comparons.
Nous évaluons.
Nous interprétons.
Nous nous faisons une opinion.
Alors où commence réellement le jugement ?
Est-ce que constater un fait, c’est juger ?
« Il est arrivé en re**rd. »
Et si je dis :
« Il est encore arrivé en re**rd. »
Est-ce que je suis toujours dans le constat… ou ai-je déjà commencé à interpréter ?
Et si je poursuis :
« Il est irresponsable. »
Là, je ne parle plus de ce qu’il a fait.
Je parle de ce qu’il est.
Alors peut-être que la frontière se trouve quelque part ici.
Entre observer un comportement et définir une personne.
Entre :
« Je n’aime pas ce que tu viens de faire »
et
« Tu es quelqu’un de… »
Entre un jugement sur un fait et un jugement sur l’être.
Mais même là, je ne suis pas certaine.
Parce que donner son avis, c’est forcément porter un regard.
Et porter un regard, est-ce forcément juger ?
Et surtout…
Peut-on exprimer ce que l’on pense sans enfermer l’autre dans ce que l’on pense de lui ?
Cette question me semble particulièrement importante dans l’accompagnement.
Dans le travail aussi.
Parce qu’une personne peut avoir fait une erreur sans être « une personne qui fait toujours des erreurs ».
Elle peut être en difficulté sans être « une personne en difficulté ».
Elle peut ne pas savoir aujourd’hui sans être « incapable ».
Et si notre façon de parler des personnes contribuait parfois à figer ce qui, chez elles, est encore en mouvement ?
Bon…
Voilà où en est mon cerveau aujourd’hui. 😂
Je n’ai pas la réponse.
Et je crois que c’est justement ce qui m’intéresse.
Je pose ça là.🤩