03/09/2026
Et si on parlait un peu de ce que la rentrée fait vraiment vivre aux enfants ?
Ces derniers jours, en discutant autour de moi, avec des amis mais aussi dans mon cercle professionnel, je me suis dit qu’on parle finalement assez peu de tout ce que représente une rentrée pour un enfant.
Pour certains, c’est la toute première.
Pour d’autres, c’est une nouvelle classe, une nouvelle école, le CP, le collège, le lycée, une nouvelle maîtresse ou de nouveaux professeurs.
Et à chaque fois, il faut se réadapter.
Retrouver un rythme de sommeil.
Se lever plus tôt.
Passer de journées tranquilles à des journées parfois très longues pour les plus petits.
Supporter le bruit, la cantine, les récréations, les devoirs, le périscolaire…
Et s’adapter à tous ces adultes qui entourent l’enfant : enseignant, ATSEM, AESH, animateurs, surveillants, agents périscolaires… Tous n’ont pas les mêmes façons de faire, les mêmes attentes, les mêmes règles.
Pour certains enfants, il faut aussi retrouver sa place parmi les autres.
Et ce n’est pas toujours simple.
Parce qu’à l’école, les différences peuvent parfois prendre beaucoup de place.
Être petit ou grand.
Avoir des lunettes. Être roux. Être plus ou moins mince.
Avoir des difficultés d’apprentissage, de concentration, de langage ou de motricité.
Être très sensible, timide, avoir du mal à aller vers les autres ou à gérer ses émotions.
Et puis il y a les vêtements, les chaussures, le sac, les « codes » du groupe…
Cette envie d’avoir les mêmes choses que les autres, de ne surtout pas être celui ou celle qui est différent.
Pour certains enfants, cela peut aller jusqu’aux moqueries, à l’exclusion ou au harcèlement.
Et pendant que les enfants essaient de retrouver leurs marques, les parents, eux aussi, doivent reprendre le rythme.
Les horaires.
Les trajets.
La cantine.
La garderie.
Les activités.
Les devoirs.
Les rendez-vous.
La course du matin.
La course du soir.
Alors oui, la rentrée, c’est aussi le plaisir de retrouver les copains, de découvrir une nouvelle classe, de grandir, d’avoir de nouveaux projets.
Mais c’est aussi beaucoup de changements à gérer en même temps.
Et parfois, ça déborde à la maison.
Un enfant plus irritable, qui pleure "pour un rien", qui fait des crises, qui dort mal, qui a mal au ventre, qui ne veut plus aller à l’école ou qui semble simplement « à bout ».
Ce n’est pas forcément un enfant qui fait des histoires.
C’est peut-être un enfant fatigué de devoir s’adapter toute la journée.
Alors peut-être qu’en cette période de rentrée, on peut simplement essayer de leur laisser un peu de temps.
Et se rappeler que derrière certains comportements difficiles, il y a parfois beaucoup de fatigue, d’inquiétude, de pression… et un besoin de sécurité.
Et les parents aussi ont le droit de trouver cette rentrée fatigante.
Et si quelque chose vous inquiète, si votre enfant vous parle de moqueries, de mise à l’écart ou de harcèlement, ne restez pas seuls.
📞 3018 : le numéro national pour les enfants, les adolescents et les parents confrontés au harcèlement et au cyberharcèlement.
Bonne rentrée à tous les enfants… et à leurs parents.