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Angoisses...)

« Et toi, tu fais quoi, dans la vie ? »Qui ne s’est pas entendu poser cette question ? Lors d’une rencontre avec une nou...
23/10/2026

« Et toi, tu fais quoi, dans la vie ? »
Qui ne s’est pas entendu poser cette question ? Lors d’une rencontre avec une nouvelle personne, dans un dîner, lors de retrouvailles avec des copains d’enfance, ou encore en discutant avec un voisin.
À cette question, j’ai invariablement envie de répondre : « Oh moi dans la vie, je me promène, je ris, j’apprends des choses, je lis, j’admire la nature, je communique avec des gens, je m’émerveille, je profite, j'aime, je danse, je vis quoi ! ».

Pourtant je sais bien que la question véritable est «quel est le métier que tu exerces ?» comme si notre profession était toute notre vie, comme si notre activité professionnelle était le premier, voire le seul critère pour nous définir.
Alors oui, je sais, la plupart des gens passent la plupart de leur temps au travail, mais je ne suis pas «juste» mon activité professionnelle. Et surtout, je n’aime pas les étiquettes. Je n’aime pas être mise dans une case selon que je suis secrétaire, ingénieur, femme de ménage, chef d’entreprise, avocate ou psy. D’autant moins que, derrière cette question apparemment innocente «qu’est-ce que tu fais dans la vie», il y a souvent un besoin de se comparer, de savoir ce que vaut l’autre par rapport à soi.

En italien cette question existe aussi « Che fai nella vita? » mais on a tendance à répondre « je fais » plutôt que « je suis ». Parce que oui, on fait un métier on n’est pas un métier.

"Il est assez stérile d’étiqueter les gens et de les presser dans des catégories"
Jung.

Vous n’êtes pas ce à quoi vous ressemblez physiquement, vous n’êtes pas ce que vous faites, vous n’êtes pas ce que vous possédez, vous n’êtes pas ce que les autres pensent de vous… Arrêtons de mettre les gens dans des cases, de coller des étiquettes selon que vous êtes maigre, gros, blonde, handicapé, femme de ménage, cadre supérieur, issue d’une famille bourgeoise, de nationalité étrangère etc.
Vous êtes bien plus qu’un corps physique, une couleur de cheveux, une nationalité ou un métier. Vous êtes, avant tout, un être spirituel qui vit une expérience humaine, avec des idées, avec des rêves, des sentiments, des émotions.
Vous êtes VOUS.
Soyez pleinement ce VOUS sans vous laisser enfermer dans des cases, et sans étiqueter les personnes que vous rencontrez. Sinon, vous passez à côté de leur essence, de leurs qualités.

Et sinon… qu’est-ce que vous faites, vous, dans la vie ? 😉

Ici on évoque l’idée de deux angoisses qui structurent la relation entre hommes et femmes dans le cadre du couple.L’ango...
21/10/2026

Ici on évoque l’idée de deux angoisses qui structurent la relation entre hommes et femmes dans le cadre du couple.
L’angoisse masculine est liée à une quête incessante de validation de sa virilité, qui peut s’exprimer dans la consommation, comme une compensation à la crainte de perdre cette puissance symbolique. La femme, de son côté, est dépeinte comme redoutant l’abandon, ce qui renvoie à une forme de manque, notamment dans l’Autre (le partenaire, ou plus largement, la société). Le texte semble souligner l’accentuation de ces angoisses dans un contexte moderne où les rôles traditionnels sont brouillés : la femme, bien que gagnant en autonomie professionnelle, se sent toujours abandonnée sur le plan affectif, tandis que l’homme, qu’il soit hétérosexuel ou homosexuel, est pris dans une spirale de recherche de confirmation de sa virilité.

Cette analyse montre un double mouvement de tensions au sein de la dynamique de couple dans une société marquée par des changements de rôles et une « hystérisation » accrue. L’hystérisation ici renvoie à une intensification des symptômes d’angoisse, en particulier chez les femmes, et peut également faire écho à la notion freudienne d’hystérie, qui est souvent liée à une souffrance liée au désir insatisfait ou non symbolisé.

« Nous ne nous choisissons pas par hasard. Nous rencontrons des personnes qui existent déjà dans notre inconscient. »Sig...
19/10/2026

« Nous ne nous choisissons pas par hasard. Nous rencontrons des personnes qui existent déjà dans notre inconscient. »
Sigmund Freud

Relisez cette phrase lentement.

Vous ne choisissez pas vraiment, parmi toutes les personnes que vous rencontrez. Vous reconnaissez quelqu’un qui, quelque part en vous, existait déjà.
Pensez à la dernière fois où quelqu’un vous a bouleversé(e) en quelques minutes à peine. On appelle cela un « coup de foudre ». Comme si la foudre ne pouvait pas s’expliquer. Mais cette foudre là peut-être.

L’inconscient ne cherche pas forcément la personne qui est bonne pour nous.
Il cherche ce qui lui est familier.
Et « familier » ne veut pas nécessairement dire « bon ». Cela signifie quelque chose que vous avez déjà connu, déjà vécu, déjà enregistré quelque part dans votre histoire.

Si, dans votre vie, l’affection vous a souvent été donnée par intermittence… votre corps peut finir par associer l’instabilité à l’intensité, et la stabilité à l’ennui.

Si vous avez appris très tôt que l’amour devait se mériter, qu’il fallait adopter les bons comportements pour être aimé(e)… alors une personne qui vous met à l’épreuve, qui se rapproche puis s’éloigne, qui vous laisse constamment dans le doute, peut vous sembler étrangement attirante.

Non pas parce que vous recherchez consciemment cela.
Mais parce que votre corps reconnaît cette sensation : l’attente, le doute, le besoin d’être rassuré(e), de recevoir enfin une confirmation.
Et ce que le corps reconnaît, il peut le prendre pour de l’attirance.

C’est là que se trouve quelque chose d’essentiel, dont on parle encore trop peu :
Nous ne tombons pas toujours amoureux d’une personne.
Parfois, nous tombons amoureux d’une sensation que nous connaissions déjà avant même de rencontrer cette personne.
Et c’est pour cela que, même lorsque le visage change, que le prénom change, que la ville change… certaines histoires semblent se terminer exactement de la même façon.

Ce n’est pas forcément de la malchance.
C’est parfois un ancien scénario qui se répète, comme si une partie de nous cherchait encore, inconsciemment, à lui donner une autre issue.
Mais pour réécrire ce scénario, quelqu’un doit commencer par le reconnaître. Et cette personne, c’est vous.

Non pas en cessant de ressentir.
Mais en apprenant à faire la différence entre ce qui vous fait du bien et ce qui vous est simplement familier.
Entre l’amour… et une blessure que vous avez peut-être confondue avec l’amour pendant une grande partie de votre vie.

17/10/2026
Nous supposons que tout le monde voit la vie comme nous la voyons.Nous supposons que les autres pensent comme nous, ress...
16/10/2026

Nous supposons que tout le monde voit la vie comme nous la voyons.
Nous supposons que les autres pensent comme nous, ressentent comme nous ressentons, jugent de la même façon que nous jugeons et abusent comme nous abusons.
C'est la supposition la plus énorme que l’être humain fait. Et c'est pourquoi nous avons peur d'être nous-mêmes avec les autres. Parce que nous pensons que chaque personne nous jugera, nous victimisera, nous abusera et nous accusera comme on se le fait à soi-même.

Les suppositions ne sont ni plus ni moins que des projections.
Ne supposez pas, questionnez, ceci est un bon début afin d’alléger des doutes et des tensions.

Tout jugement n’est pas une vérité sur vous. Parfois, il révèle surtout le filtre à travers lequel l’autre regarde le mo...
14/10/2026

Tout jugement n’est pas une vérité sur vous. Parfois, il révèle surtout le filtre à travers lequel l’autre regarde le monde.
Vous ne pouvez pas contrôler le regard des autres, mais vous pouvez choisir de ne plus lui donner le pouvoir de définir qui vous êtes.

Le narcissismeLe narcissisme participe à la construction de l’estime de soi. Il nous permet de reconnaître notre valeur,...
13/10/2026

Le narcissisme

Le narcissisme participe à la construction de l’estime de soi. Il nous permet de reconnaître notre valeur, de nous sentir dignes d’être aimés et de trouver notre place parmi les autres. Mais lorsque notre valeur dépend trop du regard extérieur, ou que notre image devient plus importante que la réalité, le narcissisme peut devenir une source de souffrance, pour soi comme pour les autres.

Le narcissisme primaire

Dans la théorie de Freud, le narcissisme primaire correspond à une étape précoce du développement, durant laquelle l’enfant investit principalement son énergie affective en lui-même. En grandissant, il apprend progressivement à distinguer les autres de lui et à créer des liens affectifs avec eux. Il découvre que les autres ont leurs propres besoins, leurs propres désirs et qu’ils ne sont pas simplement le prolongement de lui-même. Le développement psychique consiste notamment à trouver un équilibre entre l’amour de soi et la capacité d’aimer les autres.

Le narcissisme secondaire

Pour Freud, le narcissisme secondaire apparaît lorsque l’investissement affectif, initialement tourné vers les autres, revient en partie vers soi. Dans certaines situations, une personne peut ainsi se replier sur elle-même, notamment lorsqu’elle se sent blessée, rejetée ou menacée. Lorsque ce fonctionnement devient excessif, les relations peuvent perdre leur dimension réciproque. L’autre risque alors d’être considéré moins pour ce qu’il est que pour ce qu’il apporte : de la reconnaissance, de l’admiration, de la sécurité ou un sentiment de supériorité.

Qu’est-ce que s’aimer soi-même ?

S’aimer soi-même, ce n’est pas se trouver parfait, se croire supérieur ou chercher constamment à être admiré. C’est pouvoir reconnaître sa valeur tout en acceptant ses imperfections, ses limites et ses erreurs. Dans la perspective de Freud, notre image de nous-mêmes se construit notamment à partir de nos premières expériences affectives et des idéaux que nous intériorisons au cours de notre développement. Nous pouvons alors chercher, parfois inconsciemment, à devenir la personne que nous pensons devoir être pour mériter l’amour et la reconnaissance. Lorsque notre valeur dépend trop de cet idéal, la moindre critique ou le moindre échec peut être vécu comme une remise en question de ce que nous sommes.

Le trouble de la personnalité narcissique

Le trouble de la personnalité narcissique se caractérise notamment par un sentiment exagéré de sa propre importance, un besoin marqué d’admiration et des difficultés à prendre pleinement en compte les émotions et les besoins des autres. Contrairement à une idée reçue, une personne présentant ce trouble ne s’aime pas nécessairement profondément. Derrière une apparente assurance peut se cacher une estime de soi fragile, très dépendante du regard extérieur. La critique, l’échec ou le manque de reconnaissance peuvent alors provoquer une réaction disproportionnée : colère, mépris, dévalorisation de l’autre ou besoin de réaffirmer sa supériorité. L’empathie peut être limitée et les relations devenir difficiles lorsque l’autre n’est pas reconnu comme une personne à part entière, avec ses propres besoins et ses propres limites. Cela ne signifie pas que toutes les personnes concernées présentent les mêmes comportements ou réagissent de la même manière.

La perversion narcissique

L’expression « perversion narcissique » est utilisée dans certains courants cliniques pour décrire des fonctionnements relationnels fondés sur la manipulation, la domination et l’instrumentalisation d’autrui. Elle ne constitue pas un diagnostic psychiatrique officiel autonome. Dans ce type de dynamique, la relation peut commencer par une séduction intense, puis évoluer vers des comportements qui fragilisent l’autre : critiques répétées, dévalorisation, culpabilisation ou renversement des responsabilités. Peu à peu, la personne peut perdre confiance en son propre jugement et chercher constamment à comprendre ce qu’elle a fait de mal. La relation devient alors un rapport de force plutôt qu’un échange entre deux personnes. L’un cherche à conserver le contrôle, tandis que l’autre peut finir par douter de lui-même et de sa perception de la réalité. Lorsque l’autre n’est plus reconnu comme un sujet à part entière, mais utilisé pour satisfaire ses propres besoins, la relation perd sa réciprocité.

La blessure narcissique

Une critique, un rejet, un échec ou une rupture peuvent atteindre profondément l’image que nous avons de nous-mêmes. C’est ce que l’on appelle une blessure narcissique. Plus la personne, la relation ou la situation compte pour nous, plus l’atteinte peut être douloureuse. Certaines blessures réveillent des sentiments anciens : ne pas être assez bien, ne pas être digne d’amour, ne pas compter ou ne jamais être à la hauteur. Selon notre histoire et nos ressources psychologiques, cette souffrance peut se traduire par de la honte, de la colère, un repli sur soi ou une perte de confiance. Elle peut aussi s’accompagner de symptômes dépressifs. La psychothérapie peut aider à comprendre ces réactions, à apaiser les blessures du passé et à construire une estime de soi moins dépendante de l’approbation des autres.

Quelques notions à distinguer

• Égocentrisme : avoir tendance à tout considérer à partir de son propre point de vue, au point de négliger celui des autres.

• Mégalomanie : se croire exceptionnel, tout-puissant ou doté de capacités extraordinaires, parfois jusqu’à des convictions délirantes dans certaines situations psychiatriques.
Ces notions sont différentes du narcissisme, même si certains aspects peuvent se recouper.

En résumé

Nous avons tous besoin de nous sentir reconnus, aimés et importants aux yeux de ceux qui comptent pour nous. Mais lorsque notre valeur dépend entièrement de ce regard, nous devenons vulnérables à la critique, au rejet et à la comparaison. Dans la perspective psychanalytique, grandir psychiquement consiste notamment à accepter que nous ne sommes ni parfaits ni tout-puissants, sans pour autant perdre le sentiment de notre propre valeur. L’enjeu n’est pas de cesser de s’aimer, mais de ne plus avoir besoin de se croire exceptionnel pour se sentir digne d’être aimé.

Le mythe de Narcisse

Dans les Métamorphoses d’Ovide, Narcisse est un jeune homme d’une grande beauté qui demeure insensible à ceux qui l’aiment. Un jour, il découvre son reflet dans l’eau et en tombe amoureux, sans comprendre qu’il s’agit de sa propre image. Incapable de se détacher de ce reflet inaccessible, il dépérit et meurt. À l’endroit où il disparaît pousse une fleur qui porte son nom. Narcisse devient ainsi le symbole d’un amour enfermé dans sa propre image : un amour qui ne peut se réaliser, puisqu’il ne rencontre jamais véritablement l’autre.

Tableau : Narcisse, Le Caravage.

L’humain est contraint de reproduire les mêmes erreurs inlassablement.Jusqu’au jour où… Il met des mots sur ce qu’il ne ...
12/10/2026

L’humain est contraint de reproduire les mêmes erreurs inlassablement.
Jusqu’au jour où… Il met des mots sur ce qu’il ne cessait de rejouer et comprend que ce qu’il répète n’est pas une fatalité.

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