Psycho-Hypno Thérapeute

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Hypnose Ericksonienne Thérapie individuelle ou de couple. Hypnose. Onirothérapie (Thérapie par les rêves.) (Blocages. Isolement. Traumatismes. Stress.

Angoisses...)

« J’ai besoin de quelqu’un avec du caractère, sinon je le bouffe. »Combien de fois entend-on cette phrase comme une évid...
19/06/2026

« J’ai besoin de quelqu’un avec du caractère, sinon je le bouffe. »

Combien de fois entend-on cette phrase comme une évidence, presque comme une preuve de lucidité sur soi-même ?
Cette affirmation mérite parfois d’être entendue à rebours.

Car ce qui est nommé « caractère » ne désigne pas toujours une personnalité affirmée ou une solidité psychique. Il peut s’agir d’autre chose : la nécessité inconsciente de retrouver une résistance familière.
Lorsque le sujet s’est construit dans un environnement où le lien affectif était traversé par des enjeux de domination, de contrôle ou d’emprise, l’amour cesse d’être simplement une rencontre. Il devient un rapport de force.

L’autre n’est alors reconnu comme désirable qu’à condition d’opposer une résistance. Comme si son existence psychique devait être éprouvée dans le conflit.
Derrière le fantasme de « dévorer » quelqu’un de trop conciliant se cache souvent une angoisse plus profonde : celle de rencontrer un objet qui ne reproduit pas les coordonnées habituelles du désir.
Car ce qui est recherché sous le nom de « caractère » est parfois la réactivation d’une scène ancienne. Une scène où aimer impliquait de lutter, attendre, subir ou conquérir.

L’inconscient ne recherche pas le bonheur. Il recherche la répétition.
Ainsi, ce qui fait souffrir possède paradoxalement une valeur rassurante. La domination est reconnue. La dureté est familière. L’indisponibilité émotionnelle a déjà un visage.

À l’inverse, un partenaire capable d’écoute, de réciprocité et de sécurité affective peut provoquer un sentiment d’étrangeté. Non parce qu’il manque de relief, mais parce qu’il ne permet pas la remise en scène du scénario fondateur.
Ce que l’on appelle parfois « attirance » n’est alors que la fidélité à une blessure ancienne.

Le travail psychique consiste progressivement à différencier la force de la domination, le désir de la répétition, l’intensité de la violence.
Et peut-être à découvrir qu’un sujet n’a pas besoin d’écraser ni d’être écrasé pour exister dans le regard de l’autre.

Car la rencontre amoureuse commence souvent là où le scénario inconscient cesse de s’écrire toujours de la même manière. La véritable force n’est peut-être pas dans le rapport de force.
Elle est peut-être dans la capacité à rester soi-même sans avoir besoin de dominer l’autre.

Les enfants questionnent beaucoup et il n’est pas toujours facile de trouver des réponses adaptées. Hier une enfant de 9...
17/06/2026

Les enfants questionnent beaucoup et il n’est pas toujours facile de trouver des réponses adaptées. Hier une enfant de 9 ans m’a demandé « mais c’est quoi l’inconscient? » La réponse demande simplicité, images concrètes et un brin de malice. Voici une façon de s’y prendre :

L’inconscient, c’est comme un grand grenier dans ta tête.
Imagine que dans ta tête, tu as deux pièces :
• Une pièce bien éclairée, où tu ranges les choses que tu connais, dont tu te souviens, que tu comprends : c’est ce que tu sais, ce que tu ressens clairement. C’est le conscient.
• Et puis, tu as un grand grenier. Il est sombre, tu n’y vas pas souvent, mais il est plein de souvenirs, d’émotions, de pensées que tu as oubliés ou que tu ne connais même pas. Ce grenier, c’est l’inconscient.

Parfois, tu te sens triste sans trop savoir pourquoi. Peut-être que quelque chose, il y a longtemps, t’a rendu triste, mais tu ne t’en souviens plus. Pourtant, ton inconscient, lui, s’en souvient. C’est comme si une vieille peluche oubliée dans le grenier t’envoyait un message : “Hé, tu te rappelles pas, mais moi, je suis encore là.”

Et à quoi ça sert ?
L’inconscient protège, un peu comme un garde du corps mental :
• Il cache certaines choses pour éviter que ça te fasse trop mal.
• Il t’aide aussi à faire plein de choses sans y penser, comme faire du vélo ou reconnaître un visage sans savoir comment tu fais.
Parfois, il joue à cache-cache…
Et on peut faire un travail de détective (comme les psy le font) pour découvrir ce qui est caché là-dedans. On peut le faire en parlant, en dessinant, en rêvant…

Une autre métaphore pourrait être :
L’inconscient, c’est comme l’arrière-boutique d’un magasin. Le client (toi) ne voit que ce qui est stocké. Mais derrière, il y a tout un bazar, bien rangé ou pas, qui influence ce qui est mis en vitrine.

Hyperstimulation contemporaine, idéalisation relationnelle et transformation de l’imaginaireOn peut considérer que les d...
15/06/2026

Hyperstimulation contemporaine, idéalisation relationnelle et transformation de l’imaginaire

On peut considérer que les dynamiques contemporaines du lien amoureux s’inscrivent dans une intensification des exigences subjectives de résonance émotionnelle immédiate. De nombreux sujets semblent évaluer la pertinence d’une relation à partir de l’émergence rapide d’un affect d’intensité, souvent formulé en termes de sentiment de vitalité ou de « déclic ». En l’absence de cette activation affective initiale, certaines relations pourtant fonctionnelles sur le plan de la compatibilité interpersonnelle sont interrompues.

Sur le plan clinique, cela peut être compris comme une prédominance de l’évaluation émotionnelle immédiate sur les critères plus différés de stabilité, de sécurité relationnelle ou d’investissement progressif du lien. Cette organisation peut s’articuler à des représentations internalisées du partenaire idéal, construites à partir d’expériences antérieures, de scénarios fantasmatiques ou de fonctions réparatrices attribuées à la relation.

Par ailleurs, les environnements contemporains se caractérisent par une exposition continue à des stimuli à forte valence attentionnelle. Cette sollicitation permanente peut contribuer à une diminution des capacités d’attention soutenue, à une tolérance moindre à la frustration ou à l’ennui, ainsi qu’à une recherche accrue de stimulation externe pour maintenir un niveau d’activation subjectivement satisfaisant.

Dans ce contexte, certains contenus à haute intensité stimulante peuvent participer à des processus d’habituation et de recalibrage des seuils d’activation, susceptibles d’influencer les modalités d’investissement du désir et de la perception du réel relationnel.

Enfin, on peut formuler l’hypothèse d’une modification du fonctionnement représentatif. L’accès massif à des contenus préconfigurés pourrait réduire la part de production imaginative endogène, au profit d’une consommation de représentations externes. Cela pourrait s’accompagner, chez certains sujets, d’une difficulté accrue à tolérer l’absence de stimulation ou à élaborer des représentations internes stables, favorisant des formes de recours à des scénarios imaginaires standardisés ou idéalisés.

De la tension interne à la violence projetée.Il y a des moments où quelque chose se forme à l’intérieur sans contour net...
13/06/2026

De la tension interne à la violence projetée.

Il y a des moments où quelque chose se forme à l’intérieur sans contour net : une tension, une fatigue, parfois une honte diffuse ou un malaise difficile à penser. Rien n’est encore clairement nommé, mais cela agit déjà.
Dans ces états, il arrive que l’appareil psychique peine à transformer ce qui est vécu. L’affect reste brut, peu élaboré, et cherche alors une voie de décharge dans la relation.

Un détail extérieur, souvent minime, devient le point d’accrochage. Une parole, un geste, une présence. Ce n’est pas tant l’autre qui est en cause que ce qui, en soi, ne trouve pas d’espace interne pour être élaboré.

La parole se durcit, la perception se rétrécit. Ce qui était tension interne se déplace vers l’extérieur et se fixe sur un objet relationnel disponible. L’autre reçoit alors une intensité qui excède la situation.

Après coup, il peut rester une forme de décalage, parfois une gêne, comme si la réaction avait dépassé son objet réel. Dans ce retour réflexif, se laisse entrevoir l’hypothèse d’un transfert : ce qui a été dirigé vers autrui relevait aussi d’un état interne non transformé.

Le concept de « crise d’ado » est souvent utilisé comme une solution facile pour éviter de se poser les vraies questions...
11/06/2026

Le concept de « crise d’ado » est souvent utilisé comme une solution facile pour éviter de se poser les vraies questions.
Si cette idée n’existait pas pour expliquer le mal-être des 11–17 ans, on chercherait naturellement à comprendre ce qui, dans leur vie, peut les faire souffrir. Mais au lieu de cela, on s’abrite derrière une explication commode : « c’est la crise d’adolescence ».

On entend alors fréquemment :
« Il va mal, c’est normal, c’est l’adolescence. »
« Il est renfermé, c’est normal, c’est un ado. »
« Il est agressif, c’est sa crise d’ado. »

Dans cette perspective, il peut être utile de déplacer la réflexion vers d’autres questions :
« Qu’est-ce qui a pu le blesser ? »
« Suis-je capable de l’écouter sans juger ni défendre immédiatement ma position ? »
« Qu’est-ce qui, dans mon attitude, a pu le mettre en insécurité relationnelle ? »
« Comment ai-je réagi la dernière fois qu’il a essayé de se confier ? »

Cette approche peut-être inconfortable permet néanmoins de considérer l’adolescence non comme une explication univoque, ou réduit à un “problème de phase” mais comme une période développementale au sein de laquelle des facteurs multiples, individuels et systémiques, peuvent interagir. Cette approche favorise davantage l’alliance que la confrontation.

Désir asymétrique dans le couple : quand l’un veut et l’autre pas. Dans la plupart des couples qui durent, le désir n’es...
08/06/2026

Désir asymétrique dans le couple : quand l’un veut et l’autre pas.

Dans la plupart des couples qui durent, le désir n’est pas parfaitement synchronisé. L’un a envie plus souvent que l’autre, l’un initie davantage, l’autre moins. Cette différence est normale. Elle devient difficile lorsqu’elle s’installe dans des rôles figés et crée de la souffrance.

Le mythe du couple où les deux partenaires désirent toujours la même chose, au même moment et avec la même intensité, est largement irréaliste. La véritable question n’est pas de rendre les deux désirs identiques, mais d’apprendre à vivre cette différence sans qu’elle abîme la relation.

Pourquoi le désir varie ?

Le désir sexuel est influencé par de nombreux facteurs : le stress, la fatigue, la santé, les hormones, la qualité de la relation ou encore les préoccupations du quotidien.
Certaines personnes ressentent le désir de façon spontanée. Pour d’autres, le désir apparaît plutôt dans un contexte de proximité, de tendresse ou de stimulation. Aucune de ces façons de fonctionner n’est meilleure que l’autre.

Quand la différence devient un problème ?

La difficulté apparaît souvent lorsque l’un devient toujours « celui qui demande » et l’autre toujours « celui qui refuse ».
Le premier peut se sentir rejeté ou peu désirable. Le second peut avoir le sentiment d’être sous pression ou constamment en faute. Plus l’un insiste, plus l’autre se ferme, et la sexualité devient peu à peu un sujet de tension.

Sortir du rapport de force.

Lorsque la pression autour de la sexualité est devenue importante, il peut être utile de remettre l’accent sur l’intimité plutôt que sur la fréquence des rapports.
Retrouver des gestes de tendresse, des moments de complicité, des échanges affectueux ou simplement du temps à deux permet souvent de recréer un climat plus favorable au désir. Celui-ci apparaît rarement sous la contrainte.

Toutes les baisses de désir ne se ressemblent pas.

Une baisse de désir peut être liée à la fatigue, à un traitement médical, à une période de stress, à l’arrivée d’un enfant ou à une difficulté personnelle.
Parfois, elle reflète aussi un malaise plus profond dans la relation. Comprendre ce qui est réellement en jeu est essentiel avant de chercher des solutions.

Faire vivre le désir au quotidien.

Le désir se nourrit souvent de la complicité, de la curiosité et de l’attention portée à l’autre. Les couples qui préservent des moments de connexion, qui continuent à se parler de leurs envies et qui entretiennent une forme de découverte mutuelle ont souvent plus de facilité à maintenir une vie sexuelle satisfaisante.

Quand consulter ?

Si la différence de désir devient une source récurrente de conflits ou de souffrance, une sexothérapie ou une thérapie de couple peut aider.

L’objectif n’est pas de forcer le désir, mais de comprendre ce qui le freine et de construire ensemble une vie intime qui convienne aux deux partenaires.

L'inconscient est tellement mystérieux que lorsque vous y ajoutez un secret, celui-ci prend un volume démesuré. C'est co...
06/06/2026

L'inconscient est tellement mystérieux que lorsque vous y ajoutez un secret, celui-ci prend un volume démesuré. C'est comme s'il y avait un sac plastique au fond de l'eau. Depuis le bateau, vous y imaginez que c'est un monstre, puis vous le sortez de l'eau et vous voyez que ce n'est que du plastique. C'est en cela aussi que l'analyse est une belle chose, elle démystifie, elle éclaircie.



Photo : Lucie Allard - A La Psy School

Dialoguer avec son inconscientDialoguer avec son inconscient s’apprend. Cette capacité peut grandement faciliter le trav...
03/06/2026

Dialoguer avec son inconscient

Dialoguer avec son inconscient s’apprend. Cette capacité peut grandement faciliter le travail analytique ou psychothérapeutique que l’on entreprend. L’inconscient est, par définition, inconnu du conscient. La première étape consiste donc à apprendre à le reconnaître.

Première étape : reconnaître l’inconscient.

Bien qu’il soit inconnu, l’inconscient laisse continuellement des traces de son activité. On les retrouve dans les rêves, les lapsus, certaines réactions émotionnelles inattendues, ou encore dans des manifestations corporelles qui attirent notre attention.
Une idée surgit sans que l’on sache pourquoi. Une émotion paraît disproportionnée à la situation. Un rêve nous poursuit pendant plusieurs jours. Un symptôme apparaît au moment où une décision importante doit être prise.
Ces manifestations ont quelque chose en commun : elles semblent provenir d’un lieu de nous-mêmes que le conscient ne maîtrise pas entièrement.

Apprendre à reconnaître ces signes permet peu à peu de développer une sensibilité à la présence de l’inconscient.
Le Moi conscient aimerait souvent être seul maître à bord. Pourtant, l’inconscient fait partie intégrante de la personnalité et ne disparaît pas parce qu’on l’ignore. Lorsque le conscient néglige durablement certains besoins, conflits ou vérités intérieures, l’inconscient tend à se manifester de façon de plus en plus insistante.
Le considérer comme un ennemi conduit généralement à un conflit intérieur. Le considérer comme un interlocuteur ouvre la possibilité d’un dialogue.

Deuxième étape : apprivoiser l’inconscient.

Reconnaître la présence de l’inconscient ne suffit pas. Encore faut-il apprendre à entrer en relation avec lui.
Comme toute communication authentique, cette rencontre repose sur trois qualités : l’écoute, le respect et la patience.
L’inconscient ne parle pas le langage rationnel du quotidien. Il s’exprime par images, émotions, sensations, symboles et personnages. Pour le comprendre, il faut accepter de suspendre momentanément nos jugements et nos interprétations immédiates.

La première question à adresser à ce qui émerge de l’inconscient est simple : « Qui es-tu ? »
Combien de personnages avons-nous rencontrés dans nos rêves sans jamais leur poser cette question ?
Face à une figure onirique, à une voix intérieure ou à une émotion inconnue, cette attitude d’ouverture permet souvent de commencer un véritable dialogue.

Évaluer l’interlocuteur.

Toutes les figures de l’inconscient ne sont pas immédiatement accessibles à la conversation.
Certaines apparaissent sous des formes très archaïques ou menaçantes : monstres, créatures hybrides, hordes anonymes. D’autres prennent une apparence plus humaine : une sorcière, un étranger, un enfant, un vieillard, une jeune femme en détresse.
L’important n’est pas de conclure trop vite à leur signification, mais d’observer attentivement leur attitude, le contexte dans lequel elles apparaissent et les émotions qu’elles suscitent.
Comme le Petit Prince observant le renard avant de l’apprivoiser, nous avons intérêt à approcher les figures de l’inconscient avec curiosité, prudence et respect.

Le travail de l’inconscient : faire savoir et alerter.

L’inconscient possède une créativité remarquable lorsqu’il cherche à attirer l’attention du conscient.
Un homme rêva un jour d’un vieux gnome menaçant qui lui annonçait qu’il allait faire de sa vie un enfer. Effrayé, il tenta par l’imagination de détruire ce personnage. Les armes, la noyade, la décapitation : rien n’y fit. Le gnome survivait toujours. Finalement, il réussit à le réduire en cendres grâce au soleil. Soulagé, il retourna alors au placard où le personnage lui était apparu. Lorsqu’il ouvrit la porte, il découvrit avec horreur que c’était désormais lui-même qui s’y trouvait enfermé.
Cette histoire illustre une idée essentielle : ce que l’inconscient représente ne disparaît généralement pas parce qu’on cherche à le supprimer. Au contraire, le refus systématique d’écouter ce qui tente d’émerger risque d’intensifier le conflit intérieur.

L’inconscient fait partie de nous-mêmes. Lorsqu’une difficulté apparaît, l’objectif n’est donc pas d’éliminer l’interlocuteur, mais de comprendre ce qu’il cherche à exprimer.
Le dialogue avec l’inconscient demande du temps, de l’humilité et de la persévérance. Mais lorsqu’il devient possible, il ouvre souvent un chemin précieux vers une connaissance plus profonde de soi.

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64200

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