Psycho-Hypno Thérapeute

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Écrire peut être thérapeutique. Certaines expériences difficiles, lorsqu’elles n’ont pas pu être pleinement intégrées, p...
15/08/2026

Écrire peut être thérapeutique.

Certaines expériences difficiles, lorsqu’elles n’ont pas pu être pleinement intégrées, peuvent continuer à influencer notre manière de ressentir, de penser et de réagir.

Une émotion intense, un événement douloureux ou une expérience vécue comme menaçante peuvent parfois rester associés à une forte activation émotionnelle, comme si une partie de nous continuait à chercher une résolution.
Cela peut arriver lorsque l’expérience n’a pas trouvé suffisamment d’espace pour être :
* mise en mots
* comprise
* organisée dans une histoire cohérente
* reliée à ce que nous avons ressenti et vécu

L’écriture expressive, étudiée notamment par James Pennebaker, propose un moyen simple d’explorer ces expériences en les transformant progressivement en récit.
Écrire permet au cerveau de passer d’une expérience principalement vécue sur le mode émotionnel à une expérience davantage mise en perspective par le langage.

Lorsque nous trouvons des mots pour décrire ce qui s’est passé, ce que nous avons ressenti, ce que nous avons pensé et ce que nous n’avons jamais pu exprimer, nous pouvons prendre davantage de distance avec l’événement. Le souvenir peut alors devenir moins envahissant et plus intégré à notre histoire personnelle.

Il ne s’agit pas d’écrire un texte positif.
Ce n’est pas un exercice de gratitude.
Ce n’est pas une manière de se convaincre que tout va bien.
C’est une écriture libre, honnête et personnelle.
Une écriture dans laquelle vous pouvez déposer ce qui a réellement été vécu :
les faits,
les émotions,
les pensées,
les blessures,
les colères,
les peurs,
les regrets,
les paroles jamais dites.

Il n’est pas nécessaire que ce soit beau.
Il n’est pas nécessaire que ce soit organisé. Il n’est pas nécessaire que cela ait immédiatement du sens.
L’objectif n’est pas de produire un récit parfait, mais de permettre à votre expérience intérieure de trouver une forme.
Beaucoup de personnes ont appris à avancer sans regarder ce qui les a blessées.
Elles ont appris à être fortes.
À tenir.
À minimiser.
À continuer malgré tout.

Mais ce qui n’a pas été élaboré peut parfois continuer à se manifester autrement :
par une tension persistante,
une fatigue émotionnelle,
une anxiété diffuse,
des réactions disproportionnées face à certaines situations,
ou le sentiment qu’une partie de soi reste attachée à quelque chose qui n’est pas complètement terminé.

Ce qui n’a pas encore trouvé de mots peut continuer à occuper une place importante dans notre fonctionnement intérieur.
L’écriture ne supprime pas le passé et ne change pas ce qui s’est produit.
Elle permet simplement de poursuivre un processus d’intégration : transformer une expérience vécue en une expérience racontée, comprise et replacée dans son histoire.
Vous n’avez pas besoin de montrer ce que vous écrivez.
Vous n’avez pas besoin de le partager.
Vous n’avez pas besoin de trouver une conclusion immédiate.

L’essentiel est d’écrire avec sincérité.
Prenez un temps limité, par exemple vingt minutes.
Choisissez une expérience, une période ou une émotion que vous portez encore.
Écrivez :
* ce qui s’est passé
* ce que vous avez ressenti à ce moment-là
* ce que vous n’avez jamais pu dire
* ce que vous ressentez encore aujourd’hui

Écrivez sans vous censurer.
Puis refermez votre cahier.
Il est possible que certaines émotions remontent après cet exercice. Mettre des mots sur une expérience peut parfois réactiver temporairement ce qui était resté en arrière-plan.
Cela ne signifie pas que l’écriture vous fait du mal, cela peut simplement indiquer qu’un sujet important a été approché.
Avec le temps, pour certaines personnes, cette mise en mots permet une diminution de la charge émotionnelle, une meilleure compréhension de soi et une sensation d’apaisement.

L’écriture ne remplace pas un accompagnement thérapeutique lorsque celui-ci est nécessaire, mais elle peut devenir un outil précieux pour mieux écouter ce qui demande encore à être reconnu.

Parfois, les mots permettent de rencontrer une partie de soi que l’on avait appris à mettre de côté.

11/08/2026

"La dissociation est un mécanisme de défense extraordinaire". Professeure de psychiatrie et fondatrice de la Maison de la Résilience à Nancy, le Dr Coraline Hingray accompagne ce qu'on appelle les victimes de violences sexuelles, les victimes qui ne parlent pas ou ne se souviennent pas.
Elle témoigne de ce qu’elle appelle « son combat ».

❤️‍🩹"Il y a pire que toi."Bien sûr qu’il y a pire que vous. Il y a toujours pire. C’est presque mathématique.Avec plus d...
07/08/2026

❤️‍🩹"Il y a pire que toi."

Bien sûr qu’il y a pire que vous. Il y a toujours pire. C’est presque mathématique.
Avec plus de huit milliards de personnes sur Terre, vous ne serez jamais champion du monde du malheur. La concurrence est rude.
Mais regardez ce que cette phrase produit lorsqu’on vous la sert alors que vous ne allez pas bien : elle ne vous enlève pas votre douleur. Elle vous enlève le droit de l’éprouver.

Vous souffriez, désormais, vous souffrez et vous culpabilisez de souffrir. Quel merveilleux progrès… On vient simplement de vous ajouter un étage de souffrance.
La vérité, c’est que la douleur ne fonctionne pas par classement. Personne n’a jamais guéri d’un chagrin en apprenant qu’il existait des chagrins plus grands.
Votre jambe cassée ne vous fait pas moins mal parce que votre voisin a les deux jambes cassées. Aucun médecin ne vous renverrait chez vous sous ce prétexte.
C’est pourtant ce que l’on fait, en permanence, avec les douleurs de l’âme : un tri à l’entrée pour vérifier si votre souffrance mérite d’être prise en charge. Et le plus triste, c’est que le « trieur », c’est souvent vous.

« Je n’ai pas le droit de me plaindre, il y a des personnes qui vivent la guerre. »
Résultat : vous ne vous plaignez pas, vous ne parlez pas, vous ne consultez pas. Vous attendez d’être suffisamment détruit pour avoir enfin le sentiment de mériter de l’aide.
Comme si l’hôpital n’acceptait que les arrêts cardiaques et renvoyait chez eux les patients victimes d’un infarctus…
Votre douleur n’a pas besoin de remporter un concours pour être prise au sérieux. Elle n’a besoin que d’une seule qualification, qu’elle possède déjà : elle est là, c’est la vôtre et elle vous fait souffrir.

« Il y a pire » n’a jamais consolé personne.
Cette phrase a surtout appris à des générations entières à souffrir en silence, avec politesse… et presque en s’excusant.

La souffrance n’a pas besoin d’être la pire pour être légitime. Comparer votre douleur à celle des autres ne la soulage pas. Au contraire, cela lui ajoute souvent de la honte et de la culpabilité : vous aviez déjà mal, et maintenant vous vous en voulez d’avoir mal.
Cela suffit.

Inspiré par

C’est l’heure de la pause estivale ☀️😎🇮🇹Je vous souhaite de très belles vacances! celles où l’on oublie un peu l’heure, ...
01/08/2026

C’est l’heure de la pause estivale ☀️😎🇮🇹

Je vous souhaite de très belles vacances! celles où l’on oublie un peu l’heure, où l’on prend le temps de respirer, de rire, de profiter et même de ne rien faire (oui, je vous assure, c’est autorisé 😉).

Pour celles et ceux qui reprennent le chemin du travail : courage ! Votre cerveau va peut-être avoir besoin de quelques jours pour retrouver ses dossiers, ses habitudes… et son mot de passe 🤓

De mon côté, je range provisoirement le divan, je laisse les émotions au repos (les miennes aussi !) et je pars recharger les batteries.

Je vous ai programmé quelques posts, histoire que vous ne m’oubliez pas trop vite! Vous aurez donc un peu de lecture en mon absence ☀️

Prenez soin de vous, c’est une prescription que je valide sans ordonnance.
Ciao e arrivederci 😎

Trad : Fermeture pour repos mental.
Réouverture le 31/08.

L’autonomie rigide / autonomie surcompensatoire, que l’on nomme de manière plus informelle « hyper-indépendance », se tr...
29/07/2026

L’autonomie rigide / autonomie surcompensatoire, que l’on nomme de manière plus informelle « hyper-indépendance », se traduit par le besoin impérieux de tout gérer seul, sans jamais solliciter ni accepter d’aide.

Ses origines remontent souvent à l’enfance, lorsque les figures parentales sont physiquement ou émotionnellement absentes, ou lorsque l’enfant subit le rejet, les moqueries ou un manque de reconnaissance. Très tôt, il comprend que ses besoins d’affection et de réconfort risquent de rester insatisfaits. Pour se protéger de cette douleur, il se forge alors la règle : « ne rien attendre des autres pour ne jamais être déçu ».

À l’âge adulte, ce réflexe devient omniprésent : choix d’études, projets professionnels, relations affectives, gestion des émotions… Demander de l’aide réveille la crainte de redevenir dépendant, de se sentir vulnérable ou rejeté. Même pour monter un meuble, remplir un formulaire ou prendre un rendez-vous, tout se fait en solitaire.

Ce besoin absolu de contrôle, souvent associé à un perfectionnisme exacerbé, renforce l’isolement. Déléguer, c’est s’exposer à la déception, au jugement, voire à l’imprévisible. Pourtant, l’hyper-indépendance augmente fortement le risque d’épuisement et de burn-out. La peur de l’erreur pousse à des attentes irréalistes. La personne ignore alors les signaux d’alerte (insomnie, douleurs, irritabilité) jusqu’à l’effondrement : dépression, anxiété généralisée, voire troubles physiques importants.

Pour sortir de l’hyper-indépendance, apprendre à déléguer constitue un premier pas essentiel.
Confier une tâche, même minime, libère de l’espace mental et réduit la charge émotionnelle. Se délester ne diminue en rien votre force, au contraire, c’est reconnaître que votre potentiel peut pleinement s’exprimer avec le soutien des autres.

La culpabilité réduit l’espace de la pensée. Explications. La compréhension cognitive suppose une capacité à prendre du ...
28/07/2026

La culpabilité réduit l’espace de la pensée. Explications.

La compréhension cognitive suppose une capacité à prendre du recul, à analyser les causes, les contextes, les nuances. Or, lorsque la culpabilité est intense, elle peut provoquer un phénomène de rétrécissement cognitif : la personne ne cherche plus à comprendre, elle cherche à se juger.

Au lieu de :
« Pourquoi ai-je agi ainsi ? Quelles étaient mes ressources, mes limites, mon contexte ? »
La pensée bascule vers :
« J’ai mal agi, donc je suis mauvais. »

La culpabilité transforme une analyse d’un comportement en un jugement global sur soi.

La culpabilité peut fonctionner comme une défense contre la complexité.
Comprendre réellement une situation implique d’accepter plusieurs vérités en même temps :
* j’ai pu blesser quelqu’un et avoir mes raisons
* j’ai pu faire une erreur et rester une personne digne
* quelqu’un a pu souffrir de mes actes sans que toute mon identité soit réduite à cet acte.

La culpabilité excessive refuse souvent cette complexité. Elle cherche une explication simple : un coupable, une faute, une condamnation.
Dans ce sens, elle « désarme » la cognition parce qu’elle remplace la recherche de compréhension par la nécessité de sanction.

La culpabilité active des biais cognitifs.
Quand une personne se sent coupable, certains mécanismes peuvent apparaître :
* La personnalisation : « Tout est de ma faute. »
* La pensée dichotomique : « Je suis quelqu’un de bien ou de mauvais. »
* La lecture morale excessive : « Si j’ai fait quelque chose de mal, cela révèle qui je suis. »

La cognition devient alors moins disponible pour explorer les nuances.

La différence entre culpabilité constructive et culpabilité toxique
Il faut toutefois distinguer deux formes :

La culpabilité constructive :
Elle stimule la réflexion et la responsabilité.
« J’ai fait quelque chose qui ne correspond pas à mes valeurs. Que puis-je réparer ou apprendre ? »
La culpabilité toxique.
Elle bloque la réflexion et enferme dans la honte.
« J’ai fait quelque chose de mal, donc je suis mauvais. »

La première ouvre un mouvement de réparation alors que la seconde ferme l’accès à la compréhension.

Une lecture psychanalytique possible.
Dans une perspective psychanalytique, on pourrait dire que la culpabilité peut être liée à l’action du Surmoi, instance qui juge et impose des exigences morales. Lorsque cette instance devient trop sévère, elle peut écraser les capacités de l’ego à élaborer, symboliser et comprendre.
Le sujet n’est plus dans :
« Je pense ce qui s’est passé »
Mais dans :
« Je subis le verdict intérieur. »

La culpabilité intense suspend parfois la capacité de comprendre : elle transforme l’analyse d’une situation en procès intérieur. Là où la cognition cherche des causes, des nuances et du sens, la culpabilité cherche un responsable et une peine.

On entend parfois que la prostitution serait un « mal nécessaire », un moyen d’éviter que certains hommes ne passent à l...
24/07/2026

On entend parfois que la prostitution serait un « mal nécessaire », un moyen d’éviter que certains hommes ne passent à l’acte. Cet argument, présent dans certains débats sociaux, repose sur une conception particulière du désir sexuel : celle selon laquelle la frustration masculine pourrait constituer un risque pour l’ordre collectif et nécessiterait un exutoire.

Cette conception mérite toutefois d’être interrogée.
Elle suppose que la frustration sexuelle serait difficilement supportable et que la société devrait organiser des réponses permettant de l’éviter. Or l’une des fonctions fondamentales de la socialisation consiste précisément à apprendre à différer la satisfaction de ses désirs. Grandir implique de reconnaître que tout désir ne peut être immédiatement satisfait, et que l’autre existe comme un sujet distinct, et non comme un objet destiné à répondre à nos besoins.

Présenter la prostitution comme une nécessité sociale peut alors conduire à déplacer la question de la responsabilité individuelle. La gestion des pulsions et des frustrations ne relèverait plus seulement de l’individu, mais serait reportée sur certaines personnes, parmi lesquelles de nombreuses femmes, souvent confrontées à des situations de vulnérabilité économique, sociale ou administrative, auxquelles reviendrait la charge de répondre à cette supposée nécessité.

Dans une perspective psychanalytique freudienne, la civilisation ne repose pas sur la satisfaction immédiate et illimitée des pulsions, mais sur leur transformation et leur élaboration. Dans Malaise dans la civilisation (1930), Freud souligne que la vie collective implique un certain renoncement pulsionnel. Ce renoncement n’est pas considéré comme un échec du sujet, mais comme l’une des conditions permettant l’existence du lien social.

Présenter la jouissance comme un droit modifie profondément la manière dont nous envisageons notre relation à autrui. Lorsque le désir est pensé comme une créance, l’autre risque d’être réduit à une fonction : celle de satisfaire un besoin. Or le désir, aussi intense soit-il, ne crée pas de droit sur le corps d’une autre personne. (J’ai presque envie de l’écrire en majuscule pour que ça soit plus explicite !)

Cette réflexion ne vise pas à nier la complexité de la prostitution, ni la diversité des parcours des personnes qui l’exercent. Elle invite plutôt à questionner les discours qui la présentent comme une réponse indispensable au fonctionnement social. Lorsqu’une société considère qu’il faudrait garantir l’accès au corps de certaines personnes afin de prévenir des comportements problématiques, elle exprime aussi une certaine conception du désir, de la responsabilité individuelle et de l’altérité.

La question n’est donc peut-être pas seulement : « La prostitution est-elle nécessaire ? » Elle pourrait être reformulée ainsi : que révèle de notre conception de l’être humain et du lien social le fait de considérer qu’elle pourrait l’être ?

Au fond, l’ego, c’est quoi ?C’est ce sentiment de pouvoir dire : « Je. » C’est votre individualité. C’est ce qui vous pe...
21/07/2026

Au fond, l’ego, c’est quoi ?

C’est ce sentiment de pouvoir dire : « Je. » C’est votre individualité. C’est ce qui vous permet de vous percevoir comme une personne distincte, avec vos besoins, vos émotions, vos limites et vos envies.

Sans cette fonction psychique, il serait difficile de dire :
« Je ressens. »
« Je refuse. »
« J’aime. »
« Je souffre. »
« J’existe. »

En psychologie, cette dimension est généralement considérée comme essentielle au fonctionnement psychique. Elle permet de maintenir une continuité du sentiment de soi et de se vivre comme sujet.
Ce sentiment de soi se construit progressivement au cours du développement. De nombreuses approches psychologiques soulignent le rôle des expériences précoces d’attachement, de sécurité affective et de reconnaissance dans cette construction.

Lorsqu’un enfant est suffisamment accueilli dans ce qu’il est, sans devoir conditionner son existence à la performance, à la conformité ou à la réussite, il peut progressivement intégrer une base interne plus stable :
« J’existe, et cela suffit. »
On peut alors parler, de manière générale, d’un narcissisme relativement consolidé et apaisé.
Mais les conditions de développement ne sont pas toujours suffisamment sécurisantes ou constantes. Certains enfants intériorisent, explicitement ou implicitement, l’idée que leur valeur dépend de ce qu’ils font, produisent ou apportent aux autres.

Le sentiment de soi devient alors davantage conditionné :
« Je mérite d’exister seulement si… »
Seulement si je réussis.
Seulement si je fais plaisir.
Seulement si je suis choisi.
Seulement si je suis utile.
Seulement si je ne déçois pas.

Dans certaines approches psychodynamiques, cela peut être compris comme une forme de fragilité narcissique, parfois liée à des expériences précoces laissant une blessure narcissique.
Contrairement à une idée simplifiée, cette fragilité ne se manifeste pas uniquement par une recherche de supériorité. Elle renvoie plus souvent à un besoin de maintien de l’estime de soi et de la valeur personnelle.
Elle ne traduit pas nécessairement un désir de domination, mais plutôt une quête de reconnaissance et de légitimité interne.

Pour y faire face, certaines personnes peuvent développer des stratégies adaptatives : perfectionnisme, hyperadaptation, besoin d’approbation, peur de décevoir, contrôle excessif, difficulté à poser des limites, comparaison sociale fréquente ou recherche de validation.
Ces stratégies ne relèvent pas d’un excès de narcissisme au sens courant du terme, mais peuvent s’inscrire dans une tentative de stabilisation d’un sentiment de valeur perçu comme fragile.

À l’inverse, un ego plus apaisé s’exprime par une stabilité du sentiment d’exister, indépendamment du regard extérieur.
Un tel équilibre se formule simplement :
« J’existe. »
Lorsque cette base est fragilisée, le vécu peut devenir :
« Je dois prouver que j’existe pour me sentir exister. »

Les gens remarquent souvent votre changement d’attitude, mais ils ne prennent pas toujours le temps de comprendre ce qui...
18/07/2026

Les gens remarquent souvent votre changement d’attitude, mais ils ne prennent pas toujours le temps de comprendre ce qui l’a provoqué.

Cette phrase illustre un phénomène bien connu en psychologie sociale : nous avons tendance à juger les réactions visibles d’une personne sans nous interroger sur les événements qui les ont suscitées.

Nous parlons ici d’un biais cognitif, plus précisément le biais d’attribution, dont l’une des manifestations les plus étudiées est l’erreur fondamentale d’attribution. Celle-ci consiste à expliquer le comportement d’autrui principalement par ses traits de personnalité (« il est devenu froid », « elle est distante »), en négligeant l’influence du contexte, des expériences vécues ou des interactions répétées qui ont pu conduire à ce changement.

Cette réflexion renvoie également à la notion de limites psychologiques. Un changement d’attitude apparaît rarement sans raison. Il peut être la conséquence d’un sentiment persistant de manque de respect, d’injustice, de déception, de trahison ou de non-reconnaissance. Dans ce cas, la distance, la fermeté ou le silence ne traduisent pas nécessairement un changement de personnalité, ils peuvent constituer une stratégie d’adaptation ou de protection face à une situation devenue éprouvante.

La phrase souligne aussi une asymétrie du regard. Les autres observent les effets (la prise de distance, le changement de ton, la réserve) mais n’ont pas toujours accès au processus qui les a précédés. Cette dissociation favorise les interprétations hâtives et les jugements simplificateurs.

Il convient toutefois d’apporter une nuance essentielle. Cette affirmation ne constitue pas une vérité universelle. Certaines personnes prennent le temps de comprendre les raisons d’un changement de comportement, questionnent le contexte et cherchent à saisir ce qui a été vécu.
D’autres, en revanche, s’arrêtent aux manifestations visibles et attribuent le changement à la seule personnalité de l’individu.

En définitive, cette phrase rappelle qu’un comportement est souvent la partie émergée d’une histoire invisible. Comprendre une personne ne consiste pas seulement à observer ce qu’elle montre aujourd’hui, mais aussi à s’intéresser à ce qu’elle a traversé pour en arriver là.

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