13/08/2026
« J’ai arrêté le gluten. Puis les produits laitiers. Puis les pâtes. Et pourtant, j’ai toujours mal. »
C’est une phrase que j’entends régulièrement au cabinet.
Beaucoup de femmes atteintes d’endométriose finissent par avoir peur de certains aliments. La pizza devient l’ennemie. Les pâtes sont bannies. Les repas au restaurant deviennent une source de stress.
Pourtant, notre corps est rarement aussi simple.
Un symptôme digestif n’apparaît pas toujours immédiatement après un repas. Le transit, la fermentation intestinale, la composition globale du repas, le stress, le cycle menstruel ou encore l’inflammation peuvent tous entrer en jeu.
Une pizza, ce n’est pas seulement du gluten ou des produits laitiers.
C’est aussi parfois une pâte riche en fructanes, de l’ail, des oignons, un repas pris rapidement, un dîner t**dif ou plusieurs jours de fatigue accumulée.
Je pense notamment à une patiente Élise.
Elle était persuadée qu’elle ne pourrait plus jamais manger de pizza.
Ensemble, nous avons pris le temps d’observer ses symptômes, de réaliser des tests alimentaires progressifs et d’identifier ce qui semblait réellement déclencher ses douleurs et ses ballonnements.
Nous avons également trouvé des alternatives simples et des ajustements qui lui permettent aujourd’hui de profiter de ses repas avec beaucoup plus de sérénité : choisir certaines pâtes plus digestes, adapter les garnitures, équilibrer le repas dans son ensemble ou encore être attentive au contexte (stress, fatigue, période du cycle…).
Résultat ? Elle peut désormais partager une pizza avec ses proches sans appréhension, avec beaucoup moins de ballonnements et sans avoir l’impression de vivre sous le poids des restrictions.
L’objectif n’est pas de supprimer toujours plus d’aliments.
L’objectif est d’apprendre à écouter votre corps, d’adapter votre alimentation et de retrouver un véritable confort de vie : dans votre corps, dans vos moments partagés avec vos proches, et sans renoncer au plaisir de manger.