15/02/2026
Cette nuit, une insomnie.
Et ce qui est venu : la responsabilité,
Pas la responsabilité-version-fardeau.
La responsabilité-version-axe.
Reprendre ce qui m’appartient. Le reste suivra.
Parce que, parfois, j’oublie.
Plus je chemine, plus je vois que ce sont des nuances fines.
Et là un point resté invisible jusqu'alors.
La responsabilité ici, c’est une question simple et radicale :
Qu’est-ce qui est à moi, vraiment ?
Et qu’est-ce que j’essaie encore de porter, contrôler, anticiper, réparer chez l’autre ou dans le monde ?
Quand je reprends ce qui est à moi :
- je récupère mon énergie,
- je redeviens claire,
- je redeviens créatrice,
- Je redeviens cause, pas conséquence.
Ce qui m’appartient :
Mon intention.
Mes actes.
Mes mots.
Mes limites.
Mes demandes (claires, assumées, sans stratégie).
Mon rythme.
Mes projections.
Ma part de vérité (celle que je sais déjà et que j’édulcore).
Le reste, l’humeur des gens, leurs choix, leur maturité, leurs réponses, leurs délais, leur regard sur moi, ne m’appartient pas.
Que ce soit
Dans le travail, mon rôle de mère, dans la relation amoureuse, avec la boulangère, la prof de théâtre, le coach de ma fille, la météo, ...
Je peux l’accueillir, le lire, en tenir compte. Mais je ne peux pas le piloter.
Une évidence finalement,
Et pourtant c'est parfois si discret ou plutôt si intégré à ce que l'on croit être.
Le micro-ajustement pour être aimée,
La retenue pour ne pas déranger,
Un peu de flou en espérant que l’autre devine,
La confusion entre amour et vigilance,
Continuer à croire que je ne sais pas ce que je sais,
S'en remettre aux mains de l’autre.
Le corps qui prend pour lui à la place de l'autre. ..
Alors la responsabilité revient comme un rappel simple :
Reprends ton gouvernail.
Si tu sens que tu tournes en boucle sur un sujet, viens m’en parler en MP : on regarde ensemble ce qui t’appartient… et ce que tu peux enfin rendre.