Xavier Pommereau

Xavier Pommereau On y apprécie le sens des mots, on y écoute parfois du blues-rock qui a fait ses preuves, et on partage des valeurs simplement humaines...

Ami(e)s et Collègues du Sud-Est, venez soutenir notre engagement bénévole dans la Croisière des Guerrières 2026 qui - au...
09/06/2026

Ami(e)s et Collègues du Sud-Est, venez soutenir notre engagement bénévole dans la Croisière des Guerrières 2026 qui - au départ de Cannes - embarquera du 19 au 22 juillet des jeunes filles victimes de TCA, en hommage à leur combat contre la maladie.
https://www.google.com/url?rct=j&sa=t&url=https://yesicannes.com/fr/croisiere-guerrieres-2026-cannes-mer-service-guerison-142173&ct=ga&cd=CAEYACoTNjQ1OTc2ODI5ODY2NTg3Mzc4MjIZZTcyMWNkMTE2MzU5Y2IxZjpmcjpmcjpGUg&usg=AOvVaw0ToY3R1u3XV5-Scl2G0K_E

Aujourd’hui, une grande dame nous a quitté.J’ai eu l’honneur de recevoir Bernadette Chirac au Centre Jean Abadie du CHU ...
06/06/2026

Aujourd’hui, une grande dame nous a quitté.

J’ai eu l’honneur de recevoir Bernadette Chirac au Centre Jean Abadie du CHU de Bordeaux.

Au-delà de la personnalité politique, j’ai surtout rencontré une femme profondément engagée auprès des enfants et des adolescents hospitalisés. Grâce à son action déterminante à la tête de l’opération « Pièces Jaunes », de nombreux services hospitaliers ont pu être rénovés, modernisés et rendus plus humains.

Je garde le souvenir d’une personne attentive et réellement impliquée auprès des jeunes que nous accompagnions et des équipes qui les entouraient.

Les rénovations dont a bénéficié le Centre Jean Abadie grâce aux Pièces Jaunes ont contribué à améliorer concrètement les conditions d’accueil et de soin de nombreux adolescents en souffrance. Pour ceux qui y ont travaillé comme pour ceux qui y ont été soignés, son engagement n’a jamais été une abstraction : il a laissé une empreinte bien réelle.

Merci, Madame Chirac.

Adolescents violents ou société violente ? Une thématique hélas d’actualité qui mérite que l’on y consacre du temps pour...
01/06/2026

Adolescents violents ou société violente ? Une thématique hélas d’actualité qui mérite que l’on y consacre du temps pour réfléchir, s’interroger sur l’histoire de la violence, en évoquer les différentes formes, analyser les pratiques, imaginer des solutions sans se contenter de « réagir à l’emporte-pièce »…
Venez nombreux, toutes les réflexions sont bonnes à entendre !

Une thématique hélas d’actualité qui mérite que l’on y consacre du temps pour réfléchir, s’interroger sur l’histoire de la violence, en évoquer les différentes formes, analyser les pratiques, imaginer des solutions sans se contenter de « réagir à l’emporte-pièce »… Venez nom...

Le GPS identitaire des adolescentsSans géolocalisation pour tracer notre route, nous nous sentons perdus.Pour savoir où ...
30/05/2026

Le GPS identitaire des adolescents
Sans géolocalisation pour tracer notre route, nous nous sentons perdus.
Pour savoir où aller, un GPS a besoin de trois informations essentielles :
D'où partons-nous ?
Où sommes-nous actuellement ?
Quelle est notre destination ?
Cette triangulation existentielle est souvent en « limite de signal » à l’adolescence.
La provenance peut sembler floue, cachée, erronée, voire inacceptable… à travers ce que l’ado sait ou croit savoir de ses origines, de son histoire, de ses liens familiaux, des événements qui ont jalonné son parcours.
Qui suis-je ? s'interroge anxieusement l'adolescent. Un ange ? Un monstre ? Quelles sont mes qualités, mes fragilités, mes valeurs, mes appartenances ? Comment suis-je orienté ? Qui me reconnaît pour ce que je suis ou voudrais être ?
Vers quoi aller ? L’ado voudrait connaître sa destination, ses projets, ses rêves, ses désirs intimes, ses engagements, mais le « signal » est d’autant plus faible qu’on ne l’aide pas à se projeter dans l’avenir.
Lorsque son GPS se brouille et que l’ado se perd, il peut être tenté de recourir à des moyens de substitution. Vibrer pour se sentir exister, se sentir vivant, emprunter de nouvelles voies d’exploration... au risque de se perdre encore plus à travers mises en danger, consommations de substances psychoactives, violences contre soi-même ou contre autrui, etc.
L'un des rôles essentiels des parents, des enseignants, des éducateurs et des soignants consiste à repérer les risques de brouillage et à aider le jeune à retrouver du signal : celui de son histoire, de son identité et de son avenir, sans avoir à multiplier les conduites de rupture pour « se trouver ».
[Illustration IA]

Croisière des Guerrières 2026Depuis plusieurs années, grâce à notre "Amirale" Claude-Nicole MARTINOT - organisatrice de ...
24/05/2026

Croisière des Guerrières 2026
Depuis plusieurs années, grâce à notre "Amirale" Claude-Nicole MARTINOT - organisatrice de nombreux événements à Cannes et dans sa région - nous sommes quelques bénévoles à encadrer et embarquer des jeunes patientes ayant vécu des troubles des conduites alimentaires (TCA) sur de magnifiques voiliers. Il s'agit pour nous - soignants, skippers, marins - de rendre hommage à leur courage et à leur détermination pour avoir vaincu la maladie.
La regrettée Florence Arthaud a été l'une de nos marraines.
Après l’interruption liée à la pandémie, la Croisière des Guerrières reprend enfin la mer du 19 au 22 juillet 2026.
Véronique JANNOT sera notre marraine 2026.

Si vous souhaitez nous soutenir et nous aider de quelque manière que ce soit, vous trouverez ci-joint les coordonnées de notre "Amirale".

Spécial parentsLe maquillage à l’adolescence : simple apparence en surface… ou véritable armure psychologique ?De nombre...
21/05/2026

Spécial parents
Le maquillage à l’adolescence : simple apparence en surface… ou véritable armure psychologique ?
De nombreuses adolescentes se maquillent chaque matin avant de partir au collège ou au lycée (voir précédent post).
Pour les parents, cela peut devenir source d’agacement, d’inquiétude… ou de conflits matinaux épuisants.
Alors, comment réagir ?
Tout d’abord : éviter les humiliations ou les attaques directes.
Des phrases comme :
— « Tu n’as rien d’autre à faire avant d’aller en cours ? »
— « Tu fais vulgaire, ma chérie »
— « Tu ne t’étonneras pas d’avoir plein de boutons ! »
— « À ton âge, j’avais autre chose en tête que de me tartiner le visage ! »
… sont rarement efficaces.
Et certaines formulations sont à proscrire absolument :
— « Ma fille en prostituée, les bras m’en tombent ! »
De même, faire disparaître sa trousse de maquillage à son insu — comme certains parents qui confisquent brutalement un smartphone — est généralement une très mauvaise idée.
Pourquoi ?
Parce que plus une adolescente se sent jugée, dévalorisée ou déconsidérée, plus elle risque de s’agripper à son maquillage comme à une véritable armure identitaire.
Chez certaines jeunes filles, être privée de ces accessoires peut être vécue comme une forme d’« amputation » psychique tant ils participent au sentiment de sécurité intérieure.
Car il s'agit de se sentir plus forte face au regard des autres, de mieux contrôler son image, de ne surtout pas se sentir isolée ou « différente » par rapport aux pairs, ou de masquer une profonde insécurité.
Il est donc important — et toujours « à froid » — de s’interroger sur ce que représente réellement le maquillage pour elle.
Observer sans juger :
• le temps qu’elle y consacre ;
• le contexte (école, sorties, soirées) ;
• l’influence éventuelle des copines ;
• l’existence ou non d’une anxiété importante lorsqu’elle sort sans maquillage.

Les parents peuvent également valoriser d’autres dimensions de son identité :
les compétences (jamais assez soulignées), la créativité, l’humour, les relations, les engagements, les activités et projets personnels…
Car plus l’identité intérieure est nourrit, moins l’image devient tyrannique.
Bien sûr, certaines limites peuvent être discutées calmement :
• selon l’âge ;
• selon le temps passé chaque matin ;
• selon le caractère parfois très sophistiqué des accessoires utilisés.

Enfin, il est devenu impossible aujourd’hui d’ignorer le rôle du numérique.
Filtres TikTok, tutoriels beauté, influenceuses, selfies retouchés, culture du « visage parfait »… D’où l’importance de parler de tout cela avec elle, sans jugement mais sans complaisance non plus.
Et lorsque le maquillage devient une obsession, une source majeure d’angoisse, ou s’associe à une dépression, un isolement, des scarifications, etc.,
une aide psychologique peut être proposée — non comme une sanction, mais comme un espace de compréhension et d’apaisement.

Adolescence : quand le maquillage devient langageGloss, eye-liner, mascara, highlighter, fond de teint, anti-cernes, bro...
19/05/2026

Adolescence : quand le maquillage devient langage

Gloss, eye-liner, mascara, highlighter, fond de teint, anti-cernes, bronzer…
Des mots, des gestes et des talents assortis, employés de plus en plus jeune. Pour beaucoup d’adolescentes aujourd’hui, le maquillage n’est plus un simple « accessoire ».
Il est devenu un véritable rituel identitaire.

Certaines jeunes filles passent désormais de longues minutes — parfois plus d’une heure — devant leur miroir avant de partir au collège ou au lycée.
Le phénomène n’est pas anodin.

Bien sûr, l’adolescence a toujours été l’âge du regard sur soi.
Se coiffer, choisir ses vêtements, séduire, se comparer, s’approprier son image : rien de nouveau.
Mais quelque chose a changé d’échelle.

Les réseaux sociaux ont transformé le visage adolescent en vitrine permanente.
Le visage n’est plus seulement montré :
il est évalué, filtré, comparé, exposé, parfois marchandisé.

Le maquillage remplit alors plusieurs fonctions psychologiques :

• masquer ses imperfections, tout autant que ses émotions intimes ;
• embellir ses traits et avoir l’air plus âgée ;
• contrôler son image ;
• appartenir au groupe des pairs ;
• espérer gagner en confiance en soi ;
• se sentir « présentable » avant d’affronter le regard des autres.

Chez certaines adolescentes fragiles, on observe même une véritable anxiété du « visage nu ».
Comme si sortir sans maquillage revenait à sortir sans aucune protection.

Le paradoxe est frappant :
à l’âge où l’identité est encore en construction, beaucoup ressentent déjà la nécessité de « corriger » leur visage avant même de pouvoir simplement le supporter.

Cela ne signifie évidemment pas que le maquillage soit « pathologique ».
Se maquiller à l’adolescence peut bien sûr relever du plaisir, du jeu, de la créativité, de l’affirmation de soi.
Le problème apparaît lorsque l’estime personnelle devient excessivement dépendante de l’image renvoyée. Le risque est alors la surcharge dans tous les sens du terme.

Car derrière certains excès se profile parfois une question plus profonde : « Puis-je être aimée, regardée ou acceptée telle que je suis, sans artifice ? Avec en arrière-plan, une autre interrogation : « Suis-je en mesure de plaire uniquement par ma personnalité ou dois-je continuer à me plier au diktat de la mode ? »

La main : une intelligence incarnéeNous parlons beaucoup aujourd’hui d’intelligence artificielle et de robots humanoïdes...
11/05/2026

La main : une intelligence incarnée

Nous parlons beaucoup aujourd’hui d’intelligence artificielle et de robots humanoïdes.
Pourtant, il suffit d’observer une main humaine pour mesurer l’immense distance qui sépare encore la machine du vivant.

Aucun robot actuel ne reproduit véritablement la richesse des mouvements fins, subtils, adaptatifs et extraordinairement précis de la main humaine : écrire, suturer, jouer du piano, modeler, caresser, tenir un nourrisson sans lui faire mal…

Ces gestes paraissent simples.
Ils sont en réalité le produit d’une orchestration neurobiologique prodigieuse.

La main humaine possède 27 os, plus de 30 muscles, des milliers de récepteurs sensoriels et une mobilité d’une complexité exceptionnelle.
J’ai d’ailleurs consacré ma thèse médicale à ces récepteurs de la main et du pied.

Le cerveau réserve à la main une quantité considérable de neurones pour assurer finesse, précision et retour sensoriel.

La main n’est donc pas un simple outil exécutant les ordres du cerveau.
Elle participe à la pensée elle-même.

Nous pensons, créons, apprenons… mais aussi communiquons avec nos mains.
Le moindre geste trahit parfois une émotion, une hésitation, une tension intérieure.

Les neurosciences montrent aujourd’hui combien cognition, perception et action sont intriquées.
L’enfant pense en manipulant.
L’artisan comprend la matière avec ses doigts.
Le musicien, le chirurgien ou le sculpteur « pensent » aussi avec leurs mains.

L’œil est souvent considéré comme une projection du cerveau vers l’extérieur.
La main pourrait en être la prise extraordinaire sur le monde.

Et c’est probablement ce qui rend encore si difficile la reproduction artificielle du geste humain : il ne s’agit pas seulement de mécanique, mais d’un dialogue permanent entre sensation, mémoire, émotion, intention et mouvement.

Autrement dit : la main humaine est intelligente.

En quoi les troubles des conduites alimentaires (TCA) relèvent-ils de l’addiction ?Le mot addiction mérite qu’on s’y arr...
09/05/2026

En quoi les troubles des conduites alimentaires (TCA) relèvent-ils de l’addiction ?
Le mot addiction mérite qu’on s’y arrête.
À l’origine, il vient du latin addictus et renvoie à la notion de « contrainte par corps » : une mesure juridique ancienne permettant de saisir physiquement un débiteur incapable de rembourser sa dette.
Dans la Rome antique, le débiteur pouvait ainsi devenir l’esclave de son créancier.
Cette image est particulièrement éclairante pour comprendre certains TCA.
Car derrière l’anorexie mentale, la boulimie nerveuse ou l’hyperphagie boulimique, il existe souvent une véritable logique addictive : celle d’un sujet progressivement emprisonné par des comportements qu’il ne contrôle plus vraiment et dont il a douloureusement conscience.
Comme dans toute addiction, plusieurs éléments sont retrouvés :
• répétition irrépressible des conduites ;
• perte de liberté intérieure ;
• impossibilité de s’arrêter malgré la souffrance ;
• envahissement progressif de la pensée ;
• poursuite du comportement malgré ses conséquences ;
• alternance de soulagement transitoire puis de culpabilité.
• dépendance interrogeant d'autres dépendances — celle-là affectives.

L’anorexie mentale peut devenir une addiction au contrôle, au vide, à la maîtrise de soi, parfois même à la sensation de puissance procurée par la faim et l’amaigrissement.
La boulimie nerveuse relève souvent d’un cycle addictif extrêmement typique :
tension intérieure → crise → apaisement momentané → honte → nouvelle tension.
L’hyperphagie boulimique répond également à cette logique de dépendance comportementale, la nourriture venant anesthésier provisoirement les émotions douloureuses, la solitude, le vide interne ou le stress.
Dans tous ces cas, le corps devient à la fois :
• le lieu de l’emprisonnement ;
• et le langage d’une souffrance psychique.

C’est pourquoi les TCA ne peuvent être réduits à des questions de volonté, de caprice ou d’alimentation.
D’ailleurs, les neurosciences ont mis en évidence les processus neurobiologiques à l’œuvre, notamment les mécanismes de récompense impliquant la dopamine.
On ne « soigne » pas une addiction par des injonctions.
Le traitement nécessite généralement :
• une approche psychiatrique et psychologique ;
• un travail sur les émotions et l’estime de soi ;
• des soins corporels et nutritionnels ;
• un accompagnement familial indispensable ;
• en HDJ, des modalités de soins spécifiques telles que des thérapies cognitives et comportementales, des groupes de parole, des médiations thérapeutiques ou des approches psychodynamiques.

L’objectif n’est pas seulement de faire reprendre du poids ou d’arrêter les crises.
Il s’agit surtout de rendre au sujet une liberté intérieure progressivement confisquée par le trouble.

Souvenirs de mon CM2 d’une autre époque…Une classe de trente garçons.Pas de mixité.Des pupitres en bois, chacun avec son...
17/04/2026

Souvenirs de mon CM2 d’une autre époque…

Une classe de trente garçons.
Pas de mixité.
Des pupitres en bois, chacun avec son encrier en porcelaine qu’il faut remplir chaque semaine.
Nous écrivons au porte-plume.
Une pointe fine qui accroche le papier, s’use, se change.

Le maître trône derrière un large bureau caisson. Massif. Incontournable.

Sur son bureau, une boîte métallique de pastilles Pulmoll. Ronde, pas comme l’illustration graphique que m’offre l’IA.

Pas des bonbons au sens habituel.
De grosses lentilles épaisses, marron ambré, un peu translucides, au goût étrange, entre sucre caramélisé, eucalyptus et anis.
Quelque chose de presque médicinal « pour soigner la gorge ».

Dans cette classe, pas de bons points.

Un bon devoir vaut une pastille.
Un très bon devoir : deux pastilles.
Alors là, c’est la consécration.

Il faut se lever, monter sur l’estrade, et tendre la main. Recevoir… et sentir la classe vibrer d’envie.

Par contre, gare au cahier souillé par une tache d’encre, au bavardage ou au yo-yo sorti en douce.

Convocation… et le geste qui condamne. On doit filer sans broncher sous le bureau du maître, dans l’odeur de vieux cuir de ses gros souliers. Et y rester accroupi, sans bouger, sans chuchoter.

Sinon, les chaussures interviennent. Directement dans les côtes.

Que fait-on, là-dessous, en silence ?

Avec la petite lime du canif, on agrandit lentement un trou dans le bois.

À l’insu du maître.
À l’abri des regards.

Un geste minuscule. Patient. Inutile en apparence.

Mais un acte de résistance...

On plie.
On obéit.
On se tait.

Mais on ne se rend pas tout à fait.

Adresse

73 Rue De Ségur
Bordeaux
33000

Heures d'ouverture

Lundi 16:30 - 19:00
Mardi 16:30 - 19:00
Mercredi 16:30 - 19:00
Jeudi 09:00 - 17:00
Samedi 09:00 - 12:00

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Xavier Pommereau publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager

Type