23/03/2026
𝐋𝐞𝐬 𝐧𝐨𝐮𝐯𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐩𝐢𝐧𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐧 𝐟𝐢𝐥𝐬 𝐦'𝐚𝐠𝐚𝐜𝐞𝐧𝐭...
"Elle est là, dans ton canapé. Jeune, fraîche. Elle rit, de ce rire léger qu'on a à vingt ans.
Et toi... tu ranges la cuisine en te demandant ce qui te prend."
Moi aussi j'ai eu ce moment. Ce trouble, cette petite honte presque, d'être agacée par quelqu'un qui n'a rien fait...
Ce n'était pas de la jalousie, c'est plus subtil que ça, plus profond.
La ménopause nous met face à ce qui passe et ces jeunes femmes qui entrent dans nos maisons en sont le miroir involontaire.
Elles ne font rien de particulier si ce n’est exister.
Et ça suffit à réveiller quelque chose en nous… Peut-être un brin de mélancolie ?
En médecine chinoise, on appelle ça le Jing. 𝐂𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐯𝐢𝐭𝐚𝐥𝐞, lumineuse, liée à la jeunesse et à la fertilité. 𝐀 𝐥’𝐚𝐫𝐫𝐞̂𝐭 𝐝𝐮 𝐜𝐲𝐜𝐥𝐞, 𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐬𝐞 𝐭𝐫𝐚𝐧𝐬𝐟𝐨𝐫𝐦𝐞… Ce qui s'efface d'un côté revient ailleurs : en sagesse, en profondeur, en cette présence tranquille qu'on ne peut pas feindre.
La jeune femme dans ton canapé a la légèreté. Toi, tu as la profondeur.
Les deux sont précieux.
Différents mais complémentaires.
𝐄𝐭 𝐭𝐨𝐢, 𝐭𝐮 𝐚𝐬 𝐝𝐞́𝐣𝐚̀ 𝐫𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢 𝐜̧𝐚 ? 𝐂𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭𝐞 𝐩𝐢𝐪𝐮̂𝐫𝐞 𝐢𝐧𝐞𝐱𝐩𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞́𝐞 𝐟𝐚𝐜𝐞 𝐚̀ 𝐥𝐚 𝐣𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞𝐬 ?