21/08/2026
Pendant longtemps, j’ai cru que pour aller mieux, je devais comprendre, contrôler, surveiller, éviter.
Comprendre pourquoi j’étais fatiguée.
Analyser chaque nouveau symptôme.
Anticiper ce qui risquait de me faire du mal.
M’arrêter dès que mon corps envoyait un signal.
Chercher encore et encore LA cause qui expliquerait tout.
Et quelque part, tout ça partait d’une bonne intention : mon cerveau essayait de me protéger.
Le problème, c’est qu’à force, il avait fini par associer énormément de sensations, de situations et même de pensées… au danger.
Alors aujourd’hui, une grande partie de mon travail consiste à lui apprendre autre chose.
Pas en me répétant que « tout va bien » alors que je suis terrifiée.
Pas en ignorant mes sensations.
Pas en forçant mon corps.
Mais en créant, encore et encore, de nouvelles expériences de sécurité.
Ressentir une sensation sans immédiatement l’interpréter.
Avoir une pensée inquiétante sans forcément la suivre.
Faire un peu plus de place à la vie, même quand tout n’est pas parfait.
Accepter de ne pas tout comprendre.
Et surtout : arrêter de considérer chaque journée difficile comme la preuve que je retourne en arrière.
Parce que réapprendre la sécurité, ce n’est pas ne plus jamais avoir peur ou ne plus jamais avoir de symptômes.
C’est changer peu à peu la réponse qu’on leur apporte. 💛