11/06/2026
Je lis quelque chose trop régulièrement sur les différents groupes qui parlent traumas.
Par exemple : ''j'ai commencé une thérapie il y a plusieurs mois et depuis je revis tout ce que j'ai vécu et c'est très difficile...''
J'imagine que ce sujet est trop bien connu par certains d'entre vous.
Eh bien pour moi, ÇA, c'est pas ok du tout !
Si le cerveau cherche à cloisonner certaines expériences vécues que ce soit en générant de la dissociation ou en adaptant des mécanismes d'évitement, ce n'est pas par hasard.
Le cerveau fait cela pour pallier à la perte de sécurité.
Il cherche à protéger le système.
Si je vous demande de me raconter tout ce que vous avez vécu, je vous demande de franchir la sécurité que votre cerveau a mis en place pour protéger le système.
Vous passez en force et vous y arrivez au moins partiellement.
Et là, vous revivez ce qui n'est pas assimilable naturellement, mais ce n'est toujours assimilable pour le système, donc ''alerte''.
Qui dit ''alerte'', dit inconfort interne avec tout ce que ça peut comprendre.
(Si vous éprouvez le besoin de témoigner de cela, votre retour m'intéresse).
Alors quelque soit la méthode thérapeutique, il n'est pas optionnel de veiller à maintenir une sécurité minimum entre la personne et son trauma.
On parle de maintenir une distance qui va peu à peu se réduire grâce à la régulation et au traitement de '' l'objet traumatique''.
Je suis ouvert aux échanges respectueux, ce que je dis là correspond à ma façon de travailler et à ce que l'on peut lire par exemple dans le livre ''le corps n'oublie rien '' de Bessel Van Der Kolk.
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Pratique de l'hypnose pluridisciplinaire et accompagnement du psycho traumatisme chez l'adulte