14/10/2026
Un carré de chocolat de trop, et soudain : « foutu pour foutu, autant finir la tablette ». Si ça te parle, c’est très humain.
➡️ Des chercheurs l’ont observé avec une pizza. Toutes les participantes avaient la même part, mais on faisait croire à certaines que la leur était plus grosse. Ensuite, biscuits à volonté. Celles qui étaient en restriction (qui se surveillaient beaucoup) ont eu tendance à en manger plus. Celles qui ne l’étaient pas, moins.
➡️ Dans une grande étude (plus de 50 000 personnes), ceux qui avaient des règles très strictes craquaient plus souvent. Ceux qui avaient des règles souples, moins.
Ce qui aide :
• remplacer « jamais » par « parfois » ;
• au repas suivant, manger normalement, sans compenser ;
• se parler comme à un ami comme aime de tout son coeur. ➡️ Dans une étude, un mot bienveillant après un écart a aidé les participantes en restriction à moins manger ensuite.
Attention, la restriction cognitive n’explique pas tout. Une revue de 16 études (2024) le rappelle : on peut être en restriction sans craquer, et le stress, les émotions difficiles ou l’impulsivité semblent aussi jouer.
Polivy J, Herman CP, Deo R. Getting a bigger slice of the pie. Effects on eating and emotion in restrained and unrestrained eaters. Appetite, 2010 (PMID 20691231).
• Westenhoefer J, Stunkard AJ, Pudel V. Validation of the flexible and rigid control dimensions of dietary restraint. International Journal of Eating Disorders, 1999;26(1):53-64.
• Adams CE, Leary MR. Promoting self-compassionate attitudes toward eating among restrictive and guilty eaters. Journal of Social and Clinical Psychology, 2007;26(10):1120-1144.
• Mason TB, Dolgon-Krutolow A, Smith KE. A Systematic Review of Moderators of the Association between Dietary Restraint and Binge Eating. Obesities, 2024;4(2):132-144.
Polivy J. What’s that you’re eating? Social comparison and eating behavior. Journal of Eating Disorders, 2017;5:18.
• Jansen A. Dietary Restraint Fallacy. International Journal of Eating Disorders, 2025;58(3):500-502.