15/10/2026
𝐓'𝐚𝐬 𝐩𝐞𝐧𝐬é à 𝐩𝐫𝐞𝐩𝐚𝐫𝐞𝐫 𝐥'𝐚𝐩𝐫è𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐞𝐭' 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐜𝐡𝐮𝐭𝐞 𝐞𝐦𝐨𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐞𝐥𝐥𝐞 ?
On prépare l’avant, le pendant. Et qui prépare l’après ?
Après mon expérience perso, j'ai retravaillé mes protocoles pour se préparer sur 3 temps :
1- AVANT : se mettre dans les bonnes dispositions.
2- PENDANT : rester capable de s’adapter, décider, gérer la pression.
3- APRÈS : accueillir ce qui arrive quand tout retombe, qui peut être violente.
Je viens de le vivre après avoir notre victoires aux Championnats d'Europe Vétérans en double mixte.
Un événement immense.
Une intensité émotionnelle très forte.
Un objectif qui mobilise pendant des semaines ou des mois.
Puis soudain…C’est fini ! et j'ai vécu quelque chose que je ne connaissais pas :
- Une déferlante émotionnelle : tristesse, joie, peur en version très intense.
- Des symptômes physiques : larmes, douleurs abdominales, tremblements.
J'ai alors compris ce que certains l'appellent "Dépression post-événement"
On peut ressentir un vide, une fatigue profonde, une hypersensibilité, une perte d’élan ou une sensation de ne plus savoir quoi faire de toute cette activation qui, jusque-là, avait un but.
𝐂𝐨𝐦𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐬'𝐲 𝐩𝐫é𝐩𝐚𝐫𝐞𝐫 ?
La .
On utilise la visualisation pour imaginer : le départ, les gestes techniques, les moments difficiles, la victoire.
Aujourd'hui, je vais entraîner mentalement à vivre : le vestiaire après la compétition, le retour à l’hôtel, le trajet du lendemain, la fatigue, le silence après l’intensité, le retour à la vie quotidienne.
Cela va créer davantage de familiarité et préparer des réponses.
Le jour où la situation se présente, elle n’est donc plus totalement nouvelle et le cerveau peut retrouver un scénario travaillé :
« 𝘑𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘯𝘢𝘪𝘴 𝘤𝘦 𝘮𝘰𝘮𝘦𝘯𝘵. 𝘑𝘦 𝘭’𝘢𝘷𝘢𝘪𝘴 𝘦𝘯𝘷𝘪𝘴𝘢𝘨𝘦𝘦, 𝘫𝘦 𝘴𝘢𝘪𝘴 𝘲𝘶𝘰𝘪 𝘧𝘢𝘪𝘳𝘦. »
Pourquoi ? parce que cela réduit l’effet de surprise et augmente la capacité d’adaptation.
Et c’est un point essentiel de la préparation mentale.
Préparer aussi à atterrir. Parce qu’une compétition ne se termine pas toujours au dernier coup de sifflet ou au dernier point.