04/08/2026
Travailler sur soi pour se sentir Libre ❤️
Ça ne va pas plaire à tout le monde, mais…
À toi qui te dis très éveillé et en conscience…
Ne t’es-tu jamais demandé si tu n’avais pas simplement quitté un système de croyances… pour en adopter un autre ?
Nous parlons souvent du conditionnement. De l’éducation, de la société, des médias, des traditions, de tout ce qui nous aurait appris quoi penser. Alors un jour, nous décidons de nous en libérer. Nous cherchons autre chose. Nous voulons voir plus loin, comprendre autrement, sortir des cases.
Mais c’est justement là qu’une question mérite d’être posée.
Quand nous quittons un ensemble de croyances, sommes-nous vraiment en train de nous en libérer… ou sommes-nous simplement en train de les remplacer ?
Parce qu’il est parfois plus facile de changer de croyances… que d’apprendre à vivre sans certitudes.
On abandonne certaines vérités pour en adopter de nouvelles. On change de références, de vocabulaire, de personnes que l’on écoute, de livres que l’on lit, de vidéos que l’on regarde. Petit à petit, notre façon de penser évolue. Et c’est normal.
Mais le mécanisme, lui, peut rester exactement le même.
À force d’alimenter toujours les mêmes sujets, d’écouter les mêmes personnes, de suivre les mêmes créateurs, de lire les mêmes ouvrages et de fréquenter les mêmes communautés, nous finissons souvent par adopter leur manière de voir le monde. Sans nous en rendre compte, nous reprenons leurs mots, leurs raisonnements, leurs références… parfois même leurs certitudes.
Nous devenons, en partie, le reflet de ce que nous nourrissons chaque jour. Les sujets que nous alimentons finissent par alimenter notre manière de penser. Les personnes que nous suivons influencent peu à peu notre regard sur le monde. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose, mais c’est un phénomène dont il est bon d’avoir conscience.
Le plus paradoxal, c’est que nous pouvons avoir l’impression d’être totalement libres, alors que nous avons simplement changé d’environnement d’influence. Hier, nous étions façonnés par un système. Aujourd’hui, nous pouvons l’être par un autre, simplement parce qu’il correspond davantage à nos aspirations.
Être en conscience, ce n’est peut-être pas changer de camp. Ce n’est pas remplacer une croyance par une autre en pensant avoir enfin trouvé la vérité.
C’est conserver la capacité de prendre du recul, même face aux idées qui nous touchent profondément.
C’est continuer à se demander :
« Est-ce que cette pensée est réellement née de ma propre réflexion… ou est-ce qu’elle est devenue la mienne parce que je l’entends chaque jour ? »
Le discernement demande du courage. Il demande d’accepter que les personnes que l’on admire puissent parfois se tromper. Il demande aussi d’accepter que nous-mêmes puissions être influencés, même avec les meilleures intentions.
Le véritable éveil n’est peut-être pas un état que l’on atteint une bonne fois pour toutes. C’est une pratique quotidienne. Celle qui consiste à continuer d’observer ses propres certitudes avec humilité, à rester curieux, à accueillir la nuance et à ne jamais cesser de réfléchir par soi-même.
Parce qu’au fond, une conscience libre n’est pas celle qui a trouvé toutes les réponses. C’est celle qui garde toujours la liberté de se poser de nouvelles questions.
Charlotte Cellier