19/05/2020
J’ai souvent prôné la coopération comme source de développement pour l’être humain car il est démontré que nous sommes des êtres de relation par essence et fondamentalement connectés les uns aux autres. Cependant, certains personnages ont tellement souffert, ont enduré de tels traumatismes, qu’ils ne savent pas comment avoir une relation saine, surtout avec leurs proches, à l’intérieur de leur famille ou de leur couple. Ils ont vécu un rapport à l’autre fait de punition/récompense, culpabilité/honneur, compétition, comparaison/honte de perdre. Cela a atteint fondamentalement la construction de leur estime de soi, ils ont cherché à exister dans un certain modèle qui a nié la profondeur de leur être. Alors toute cette annihilation profonde, fondée sur la peur s’est transformée en une violence intérieure, un orage qui gronde mais n’éclaire pas. Inconsciemment, ils reproduisent à leur tour ce qu’ils ont vécu à travers un attachement insécure ou dysfonctionnel reçu de leurs parents ou tuteurs. La difficulté réside dans la dichotomie entre ce qu’ils font vivre à leurs proches dans leur cercle familial et ce qu’ils montrent d’eux aux autres « habitants » de leur sphère sociale. A leur égard, leur attitude est réellement généreuse, charismatique, dotée d’humour et de grande intelligence car ils se nourrissent de leurs compliments et de leurs remerciements....http://mediationcdc.fr/le-poids-des-mots-et-de-nos-modes-de-relation/