03/09/2026
Quand je parle de tenségrité pendant mes évaluations, je ne cherche pas à ce que tous les tissus aient exactement la même consistance.
Un muscle, un fascia, un tendon ou différentes régions anatomiques ont évidemment leurs propres caractéristiques.
Ce que je cherche sous mes mains, c’est plutôt une cohérence de réponse.
À pression comparable, comment le tissu répond-il ?
Quelle résistance rencontre-t-on ?
Peut-il progressivement s’adapter à la contrainte ?
Et comment cette réponse se compare-t-elle à celle d’autres zones du même système ?
Pour moi, une différence importante n’est pas automatiquement « le problème ». C’est une information qui m’amène à poursuivre l’évaluation.
Le lien avec le système nerveux est particulièrement intéressant : nos tissus fournissent continuellement des informations sensorielles, tandis que le système nerveux participe à l’organisation du tonus et du contrôle moteur.
C’est cette relation qui m’intéresse dans mon approche :
TISSU ↔ INFORMATION SENSORIELLE ↔ MOUVEMENT
Je ne prétends donc pas diagnostiquer le fonctionnement du système nerveux simplement par la palpation. J’utilise ce que je ressens comme une information supplémentaire à comparer avec le mouvement, les compensations et la réponse du cheval.