Patricia Spécialiste en Approche Naturelle de Santé

Patricia Spécialiste en Approche Naturelle de Santé Naturopathe, passionnée de technique Energétique et de bien-être animal, je suis bénévole aux Écuries LR (SIRET : 829 559 236 00015).

Tous les paiements que je perçois sont intégralement reversés à l’association pour soutenir leurs projets équestres. Avec un cursus de 14 formations spécialisées (Shiatsu, massages, digipuncture, homéopathie, aromathérapie, gemmothérapie, aimantothérapie brevetée, phytothérapie, fleurs de Bach, magnétisme, radiesthésie , naturopathe…), j’ai développé une approche complète et cohérente du vivant. D

epuis plus de 30 ans, j’ai eu la chance de collaborer avec des vétérinaires, ostéopathes et maréchaux, enrichissant ma pratique d’une solide expérience de terrain. Cela me permet aujourd’hui de poser des Evaluations en bioénergies précises et de construire des programmes de revitalisation adaptés à chaque cas, chaque pathologie — animale comme humaine. Je travaille aussi bien sur les animaux, les humains que leur environnement, en veillant à l’harmonisation des plans physique, émotionnel, énergétique et spirituel. Mon approche agit sur les déséquilibres visibles comme invisibles : carences, douleurs, inversions de polarité, désorganisation émotionnelle, tensions musculaires, mémoire cellulaire…

Je travaille principalement à distance, sur photo, mais je peux également accueillir vos chevaux dans nos écuries, si nécessaire. Chaque soin vise à rétablir l’équilibre global, recentrer l’énergie, et accompagner les processus naturels d’auto-régulation. Je prends un nombre limité de cas pour rester disponible et à l’écoute. Et parce que ce travail a une vocation de cœur, 100 % de mes bénéfices sont reversés à une association.

PARLONS HOMEOPATHIE "ACIDUM SULFURICUM"Identification de la souche : nom latin Acidum sulfuricum, nom commun acide sulfu...
24/08/2026

PARLONS HOMEOPATHIE "ACIDUM SULFURICUM"

Identification de la souche : nom latin Acidum sulfuricum, nom commun acide sulfurique, substance d'origine chimique (acide minéral), règne non végétal, préparation homéopathique à partir de l'acide sulfurique dilué et dynamisé.

Origine : acide minéral très puissant utilisé uniquement sous forme dynamisée en homéopathie.

Tropisme principal : appareil digestif, peau, muqueuses, système circulatoire, foie.

Indications principales : grande faiblesse avec sensation de tremblements internes, vieillissement prématuré, troubles digestifs, alcoolisme chronique.

Indications digestives : brûlures gastriques, reflux, ulcérations, diarrhées, aphtes, gingivites, digestion difficile.

Indications dermatologiques : ecchymoses faciles, purpura, ulcères, mauvaise cicatrisation.

Indications veineuses : hémorragies, fragilité capillaire, varices.

Indications buccales : aphtes douloureux, gencives fragiles, ulcérations.

Symptômes caractéristiques : sensation de faiblesse extrême avec besoin de faire vite malgré l'épuisement, tremblements internes, douleurs brûlantes.

Profil de terrain possible : personnes âgées, alcooliques chroniques, sujets très affaiblis ou présentant une dégénérescence précoce.

Utilisation selon les dilutions :
4 CH pour troubles digestifs locaux,
5 CH pour troubles fonctionnels,
7 CH pour troubles chroniques,
9 CH généralement utilisée contre les douleurs,
15 CH pour terrain chronique,
30 CH pour action de terrain.
Dilutions MK : états chroniques profonds.
Dilutions LM : traitement progressif des terrains chroniques.

Rappel : cette fiche est une fiche de présentation. Demander conseil à un homéopathe ou à votre vétérinaire.

Photo : lena rinieri
© Patricia Rinieri – Recherches, observations terrain et transmission autour de l’équitation, de la biomécanique et de l’approche naturelle de santé.
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AXE « BIOMÉCANIQUE & COMPENSATIONS »Un cheval qui « peut » n’est pas toujours un cheval qui « doit »C’est une distinctio...
23/08/2026

AXE « BIOMÉCANIQUE & COMPENSATIONS »
Un cheval qui « peut » n’est pas toujours un cheval qui « doit »

C’est une distinction fondamentale, et pourtant elle est souvent oubliée.
Un cheval peut réaliser un mouvement, prendre une attitude, engager un membre, sauter, tourner, galoper ou supporter une charge sans que cela signifie pour autant que son organisme devrait continuer à fonctionner de cette manière.
La possibilité mécanique d'effectuer un mouvement ne constitue pas nécessairement une preuve d'équilibre.
Le cheval est un formidable animal d'adaptation. Il peut modifier sa façon de se déplacer pour continuer à avancer malgré une gêne, une restriction, une asymétrie, une faiblesse musculaire, une douleur ou simplement une organisation corporelle qui n'est plus optimale.
Et c'est précisément là que commence toute la réflexion sur les compensations.

LA COMPENSATION: une capacité d'adaptation avant de devenir un problème
Une compensation n'est pas forcément pathologique.
Elle peut être, au départ, une réponse intelligente de l'organisme.
Lorsqu'une zone fonctionne moins bien, le corps cherche spontanément une autre organisation permettant de maintenir la fonction.
Le cheval ne s'arrête pas nécessairement parce qu'une articulation manque de mobilité.

Il peut modifier son amplitude.
Déplacer légèrement son centre de gravité.
Changer la trajectoire d'un membre.
Solliciter davantage un groupe musculaire.
Modifier son équilibre.
Utiliser davantage un autre côté.
Tout cela peut lui permettre de continuer à fonctionner.
C'est une extraordinaire capacité d'adaptation.
Mais une compensation qui se prolonge peut progressivement devenir une nouvelle contrainte.

« CE QUI ÉTAIT UNE SOLUTION TEMPORAIRE PEUT ALORS DEVENIR UNE ORGANISATION CHRONIQUE ».

Et c'est là que la compensation mérite d'être recherchée.

COMPENSATION FONCTIONNELLE : mécanisme normal ou dérive chronique ?

La question n'est donc pas : « Le cheval compense-t-il ? »
Il faudrait plutôt se demander : « Depuis combien de temps compense-t-il, pourquoi et à quel prix ? »
Une compensation ponctuelle, liée à un événement identifiable, peut parfaitement être physiologique.
Le problème apparaît lorsque l'organisme doit maintenir cette adaptation pendant des semaines, des mois ou parfois des années.
Le corps finit alors par considérer cette nouvelle organisation comme sa référence.

Des muscles peuvent devenir dominants.
D'autres moins sollicités.
Certaines articulations peuvent être davantage chargées.
Certaines zones peuvent perdre progressivement leur mobilité.
Les fascias peuvent participer à cette réorganisation des tensions.
Et le cheval peut finir par donner l'impression que cette manière de fonctionner est « normale ».
C'est justement ce qui rend les compensations chroniques difficiles à identifier.
Le cheval peut être performant dans une organisation qui n'est pourtant pas optimale.
Il peut même sembler aller mieux alors qu'il a simplement appris à mieux compenser.

UN CHEVAL QUI « peut » N’EST PAS TOUJOURS UN CHEVAL QUI « doit »

Cette phrase mérite d'être répétée.
Un cheval peut faire quelque chose parce qu'il en a la capacité mécanique, sans que cela signifie que cette demande soit adaptée à son équilibre actuel.
Il peut lever un membre suffisamment haut.
Il peut prendre une certaine attitude.
Il peut maintenir une allure.
Il peut tourner d'un côté.
Il peut sauter.
Il peut travailler.
Il peut même donner une impression de décontraction.
Mais la question devrait être :

QUEL EST LE COÛT DE CETTE PERFORMANCE POUR SON ORGANISME?
Deux chevaux peuvent réaliser exactement le même mouvement extérieurement, tout en utilisant des stratégies corporelles complètement différentes.
L'un peut le faire avec une organisation fluide.
L'autre peut le faire grâce à une succession de compensations.
Le résultat visible est identique. Le fonctionnement interne ne l'est pas.

SYMÉTRIE APPARENTE VS ÉQUILIBRE RÉEL

C'est une autre difficulté majeure. Nous avons tendance à rechercher la symétrie.
Un cheval qui semble droit paraît équilibré. Un cheval qui engage ses deux postérieurs de façon comparable semble symétrique.
Mais la symétrie visuelle n'est pas nécessairement l'équilibre biomécanique.
Le corps vivant n'est jamais une construction parfaitement symétrique.
Il existe des préférences naturelles, des différences de musculature, des particularités morphologiques et des adaptations liées à l'environnement et à l'histoire de chaque individu.
Ce qui compte n'est pas nécessairement d'obtenir une symétrie parfaite, mais plutôt rechercher à obtenir la cohérence du fonctionnement.
Un cheval peut présenter une légère asymétrie visible tout en étant parfaitement fonctionnel.
À l'inverse, un cheval peut paraître très droit tout en maintenant des tensions ou des compensations qui ne sont pas immédiatement visibles.

C'est pourquoi observer uniquement la forme peut être trompeur.
« LA POSTURE EST UNE PHOTOGRAPHIE. LE MOUVEMENT RACONTE BIEN DAVANTAGE. »

LE CHEVAL DROIT: réalité biomécanique ou idéal théorique ?
Vouloir un cheval parfaitement droit peut sembler logique.
Mais encore faut-il définir ce que signifie réellement « droit ».
Un cheval vivant n'est pas une machine parfaitement symétrique.
Sa morphologie, son histoire, son niveau d'entraînement, son environnement, ses expériences corporelles et ses préférences motrices participent à son organisation.
Chercher à supprimer toute asymétrie peut donc parfois conduire à vouloir corriger ce qui n'a pas nécessairement besoin de l'être.

La vraie question n'est pas forcément : « Comment rendre ce cheval parfaitement droit ? »

Mais plutôt : « Cette asymétrie perturbe-t-elle réellement sa fonction ? »

Et si elle la perturbe : « Pourquoi est-elle apparue ? »
Parce qu'une correction qui ne s'intéresse qu'à la manifestation visible risque de ne modifier que la conséquence.

LE DANGER DE CORRIGER UNIQUEMENT CE QUE L’ON VOIT

C'est probablement l'un des pièges les plus fréquents. Un cheval présente une épaule moins mobile. On travaille l'épaule.

Il présente une tension cervicale. On travaille l'encolure.
Il manque d'engagement d'un postérieur. On cherche à améliorer l'engagement.

Parfois, ce que l'on observe n'est pas le point de départ. C'est la conséquence d'une organisation plus globale. Le corps fonctionne comme un ensemble de relations.
Une restriction à un endroit peut modifier les contraintes ailleurs.
Une faiblesse peut entraîner une surcharge.
Une surcharge peut entraîner une tension.
Une tension peut modifier le mouvement.
Et ce nouveau mouvement peut à son tour créer une autre compensation.
On obtient alors une véritable chaîne biomécanique.
Le dernier maillon est visible. Le premier ne l'est pas toujours.

QUAND LA COMPENSATION DEVIENT UNE NOUVELLE NORME

Le cheval peut progressivement apprendre à fonctionner avec sa compensation. C'est là que les choses deviennent particulièrement intéressantes.
Au départ : « Je ne peux pas utiliser correctement cette zone. »
Puis : « Je vais utiliser davantage celle-ci. »
Avec le temps : « Je fonctionne maintenant comme cela. »
Et finalement : « Tout semble normal. »

CETTE NORMALITÉ EST-ELLE TROMPEUSE ?

Le cheval n'est pas forcément revenu à son équilibre initial.
Il s'est adapté à son nouvel équilibre.
Cette nuance est essentielle.
Parce qu'améliorer la capacité du cheval à compenser n'est pas nécessairement la même chose que restaurer son organisation fonctionnelle.

LA PERFORMANCE PEUT MASQUER LA COMPENSATION

Un cheval performant n'est pas nécessairement un cheval sans compensation.

Certains chevaux compensent remarquablement bien.
Ils continuent à travailler.
Ils continuent à sauter.
Ils continuent à gagner.
Ils continuent même parfois à donner l'impression qu'il n'existe aucun problème.

Jusqu'au jour où la capacité d'adaptation à atteint sa limite, et c'est à ce moment-là que le problème devient soudainement visible.
Pourtant, le problème n'est pas forcément apparu ce jour-là.
C'est simplement que le système de compensation ne suffisait plus.

Le cheval avait peut-être donné des signes beaucoup plus discrets auparavant :
• modification d'une amplitude ;
• changement de rythme ;
• difficulté sur un cercle ;
• différence entre les deux mains ;
• récupération différente après l'effort ;
• raideur transitoire ;
• changement d'attitude ;
• résistance inhabituelle ;
• perte de régularité ;
• modification du comportement au travail.
• Départ au galop sur le mauvais pied
Pris séparément, ces signes peuvent sembler anodins. Pris dans leur ensemble, ils peuvent raconter une histoire.

NE PAS CONFONDRE CORRECTION ET RESTAURATION

Il y a une différence importante entre corriger un mouvement et restaurer une fonction car on peut parfois obtenir rapidement une modification extérieure.

Le cheval paraît plus droit.
Une amplitude augmente.
Une tension diminue.
Une attitude change.
Cela ne signifie pas nécessairement que l'organisation profonde a retrouvé son équilibre. Une correction durable nécessite de comprendre pourquoi le corps avait choisi cette stratégie.
Sinon, le cheval peut simplement chercher une nouvelle compensation et l'on risque alors d'entrer dans une succession de corrections :
une zone est travaillée,
puis une autre apparaît,
puis une troisième,
puis une nouvelle tension,
puis une nouvelle restriction.
« On corrige le corps sans jamais écouter ce qu'il essaie de nous dire. »

LE RÔLE DU TEMPS
Une compensation installée depuis plusieurs années ne disparaît pas forcément parce qu'une restriction vient d'être corrigée.
Le corps a une mémoire fonctionnelle.

Les muscles ont appris certaines coordinations.
Le système nerveux a intégré certains schémas moteurs.
Le cheval s'est organisé autour de cette manière de fonctionner.
Il faut donc parfois laisser du temps pour qu'une nouvelle organisation devienne réellement confortable.

Restaurer n'est pas forcément remettre en place, c’est juste permettre au corps de retrouver progressivement une organisation dans laquelle il n'a plus besoin de compenser autant.

AVANT DE CORRIGER, OBSERVER

Avant de corriger quoi que ce soit — avec n'importe quel produit, par une manipulation ou par un travail mal adapté — il faut d'abord observer. Et c'est exactement là que l'accumulation d'interventions peut devenir contre-productive : on corrige une conséquence, puis une autre apparaît, que l'on cherche à corriger à son tour, sans jamais avoir identifié ce qui se trouvait à l'origine de la première adaptation.

Avant d'ajouter, de stimuler, de corriger ou de travailler davantage, il faut parfois simplement prendre le temps d'observer.

Observer le cheval dans son ensemble.
Observer comment il se déplace, comment il se tient, comment il utilise son corps, mais aussi ce qui a changé et depuis quand.

C'est finalement la règle la plus importante.
Avant de chercher à rendre un cheval plus droit : observer comment il se déplace.
Avant de chercher à augmenter une amplitude : comprendre pourquoi elle est limitée.
Avant de renforcer une zone : se demander si elle est réellement faible ou si elle travaille déjà trop.
Avant de supprimer une compensation : chercher ce qu'elle permettait au cheval de préserver.
Car une compensation peut parfois être le moyen trouvé par l'organisme pour protéger une autre fonction. La supprimer brutalement sans comprendre son origine peut donc créer une nouvelle difficulté.

LE CHEVAL N’EST PAS UN ASSEMBLAGE DE PIÈCES

C'est probablement là que se trouve l'essentiel de cet axe.
Le cheval n'est pas une succession d'articulations que l'on pourrait corriger indépendamment les unes des autres.
Il fonctionne comme un système intégré, dans lequel locomotion, équilibre, tonus musculaire, système nerveux, fascias, respiration, perception et adaptation interagissent en permanence.

Une modification locale peut avoir des conséquences à distance. Et inversement, une difficulté qui semble locale peut être l'expression d'une adaptation beaucoup plus globale.
C'est pourquoi une même manifestation peut avoir des origines très différentes selon les chevaux.
Le symptôme visible ne suffit pas à déterminer la stratégie du corps.

Mais pour vous expliquer tout cela bien mieux que je ne pourrais le faire moi-même, il existe heureusement de très grands professionnels de la biomécanique équine.

Leur travail est essentiel pour comprendre le mouvement, son organisation, et surtout comment travailler le cheval de manière juste afin de limiter l'apparition ou l'installation de compensations.
Je ne prétends absolument pas me substituer à leur expertise. Mon approche est différente et complémentaire : observer le cheval dans sa globalité, son fonctionnement, ses adaptations et son évolution.

Comprendre comment le cheval se déplace est une chose. Comprendre pourquoi il en est arrivé à se déplacer ainsi en est une autre.
Et c'est justement en croisant les compétences que l'on peut mieux accompagner le cheval, plutôt que de chercher simplement à corriger ce que l'on voit.

En conclusion
Un cheval qui « peut » n'est pas forcément un cheval qui « doit ».
Un cheval qui « fait » n'est pas forcément un cheval qui « fonctionne correctement ».
Un cheval qui semble droit n'est pas forcément équilibré.
Et un cheval qui compense bien n'est pas nécessairement un cheval qui n'a aucun problème.
La compensation est avant tout une capacité d'adaptation.
Elle devient préoccupante lorsqu'elle se prolonge, se rigidifie et finit par imposer son propre fonctionnement au cheval.
Notre rôle n'est donc pas nécessairement de supprimer toutes les asymétries ni de rechercher une perfection biomécanique théorique.
Il est de comprendre :
Pourquoi le cheval fonctionne-t-il ainsi ?
Depuis quand ?
Qu'est-ce que cette organisation lui permet de préserver ?
Et surtout : quel est le coût de cette adaptation pour lui ?
Parce qu'au fond, la véritable question n'est pas de savoir si le cheval est parfaitement droit.
C'est de savoir s'il peut fonctionner avec le moins de contraintes inutiles possible, dans le respect de son propre équilibre.

Photo : lena rinieri

© Patricia Rinieri – Recherches, observations terrain et transmission autour de l’équitation, de la biomécanique et de l’approche naturelle de santé.

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Le présent texte est issu de mes recherches personnelles, de mes observations terrain ainsi que de plus de 40 années de pratique en équitation et d’expérience en Approche Naturelle de Santé.
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AXE — ARRÊTONS DE RAISONNER EN PRODUITS.... raisonnons en fonctions biologiquesAujourd’hui : LA FONCTION IMMUNITAIRELors...
22/08/2026

AXE — ARRÊTONS DE RAISONNER EN PRODUITS.... raisonnons en fonctions biologiques

Aujourd’hui : LA FONCTION IMMUNITAIRE

Lorsqu'un animal présente des infections répétées, une inflammation, des réactions cutanées, des allergies ou une récupération difficile, le premier réflexe est souvent de chercher un produit pour renforcer l'immunité.
Mais biologiquement, le système immunitaire ne fonctionne pas comme une batterie qu'il suffirait de recharger.
C'est une fonction complexe qui doit être capable de reconnaître, répondre, éliminer, réguler et revenir au calme.
C'est précisément pour cette raison que je préfère partir de la fonction biologique plutôt que du produit.

L'IMMUNITE: défendre, mais aussi savoir s'arrêter

Chez l'animal, la réponse immunitaire repose notamment sur deux grands systèmes qui travaillent ensemble.
L'immunité innée constitue la première ligne de défense. Elle intervient rapidement grâce aux barrières cutanées et digestives, à différentes cellules immunitaires et aux mécanismes inflammatoires.

L'immunité adaptative apporte une réponse plus spécifique, notamment grâce aux lymphocytes B et T, avec la possibilité de développer une mémoire immunitaire.
Ces deux systèmes sont indispensables.
Mais une bonne immunité ne signifie pas qu'ils doivent être constamment activés.

Une réponse normale suit plutôt une logique :
• Détection
• Réponse
• Elimination
• Régulation
• et retour à l'équilibre.
Le problème peut donc se situer à chacune de ces étapes.

UNE IMMUNITÉ FAIBLE N’EST PAS LA SEULE POSSIBILITÉ

On peut effectivement présenter une réponse immunitaire insuffisante. Mais on peut également présenter une réponse excessive, prolongée ou mal régulée.

C'est ce que l'on peut rencontrer dans certaines situations inflammatoires ou d'hypersensibilité.

Dans ce cas, dire simplement : « Il faut stimuler l'immunité » n'est pas forcément cohérent avec ce qui se passe biologiquement.
L'organisme ne manque pas nécessairement de défense. Il peut tout au contraire avoir du mal à arrêter sa réponse.

La fonction à rechercher n'est alors plus seulement la stimulation, mais la régulation.

L'INFLAMMATION: une réponse normale qui peut devenir problématique

L'inflammation est avant tout un mécanisme de défense.
Lorsqu'un tissu est agressé, l'organisme déclenche une cascade de réactions permettant notamment de recruter des cellules immunitaires, de contrôler l'agression puis de réparer les tissus.
Le problème apparaît lorsque cette réponse devient excessive, répétée ou chronique.
L'animal peut alors rester dans un état de sollicitation immunitaire permanente.

La question n'est plus seulement : « Comment renforcer ses défenses ? »

mais : « Pourquoi son organisme continue-t-il à se défendre ? »
Et c’est cette question qui change complètement la prise en charge.

L'INTESTIN: un acteur essentiel de l'équilibre immunitaire
L'immunité ne peut pas être dissociée du reste de l'organisme.
Le système digestif constitue notamment une interface majeure entre l'animal et son environnement. La barrière intestinale et le microbiote participent aux interactions permanentes entre le contenu digestif et le système immunitaire.

Lorsque cette barrière est perturbée ou que le microbiote est profondément déséquilibré, l'environnement immunitaire peut lui aussi être modifié.

Voilà pourquoi un déséquilibre immunitaire ne signifie pas forcément qu'il faut intervenir directement sur l'immunité.
Parfois, le véritable problème se trouve ailleurs.

Et c'est là que le raisonnement par fonctions biologiques devient intéressant.

Un exemple issu de mes suivis
J'ai rencontré des chevaux chez lesquels les marqueurs de l'immunité innée et de l'immunité adaptative restaient élevés.
Si l'on raisonne uniquement en produits, on pourrait être tenté de chercher immédiatement quelque chose pour « renforcer les défenses ».

Mais biologiquement, une immunité déjà fortement mobilisée pose une autre question :
qu'est-ce qui entretient cette activation ?
Dans l'un de mes suivis, l'axe digestif et intestinal restait justement un élément majeur du terrain.

Le raisonnement n'était pas :
« Comment stimuler davantage l'immunité ? »
mais : « Pourquoi le système immunitaire reste-t-il sollicité ? »
Cette différence peut complètement modifier le choix de l'intervention.

ET SI LE PROBLÈME VENAIT D’UNE HYPERSENSIBILITÉ ?

Encore un autre point essentiel.
Lorsqu'un animal présente une réaction cutanée, une inflammation ou une hypersensibilité, on peut facilement chercher à agir directement sur le système immunitaire.

Mais il faut d'abord se demander : à quoi réagit-il ?
Une hypersensibilité signifie que l'organisme répond de façon excessive ou inappropriée à un élément qu'il rencontre.

Cet élément peut être alimentaire, environnemental, une substance, un complément ou tout autre facteur déclenchant.
Tant que le déclencheur est présent, l'organisme peut continuer à être sollicité.

Dans cette situation, ajouter un produit pour « renforcer l'immunité » peut passer complètement à côté du problème.
La première intervention devrait être beaucoup plus simple : identifier le déclencheur et le supprimer.

Lorsque l'élément responsable est réellement identifié et retiré, la sollicitation disparaît progressivement et l'organisme peut retrouver sa capacité naturelle de régulation.

Il n'est alors parfois même pas nécessaire de multiplier les interventions.
On ne traite plus seulement la conséquence : on retire ce qui entretient la réaction.

C'EST PARFOIS LE PRODUIT QUI POSE PROBLÈME
Dans certains cas, l'élément déclencheur peut d'ailleurs être quelque chose que l'on donne à l'animal dans l'intention de l'aider.
Un aliment.
Un complément.
Une plante.
Un produit utilisé depuis longtemps.

C'est pourquoi, dans une démarche fonctionnelle, il faut également savoir remettre en question ce qui est déjà en place.

Un produit bénéfique pour un animal peut devenir inadapté pour un autre. Mais mieux encore : un produit parfaitement adapté à un animal pendant des années peut, un jour, ne plus l’être.

Parce que l’animal change, son terrain change, ses besoins changent… et ce qui était juste hier ne l’est pas nécessairement aujourd’hui.

C’est pourquoi une prise en charge ne devrait jamais reposer uniquement sur l’habitude : « il le prend depuis des années et ça lui réussit ». Ce qui compte, c’est de savoir si aujourd’hui, ce produit répond encore au besoin réel de l’animal.

parfois, le problème n’est pas qu’il manque quelque chose, mais qu’on continue à apporter ce que l’organisme ne tolère plus.
Et lorsqu’une hypersensibilité est en cause, continuer à apporter le produit responsable tout en ajoutant d’autres produits pour tenter d’en corriger les conséquences peut conduire à une véritable accumulation inutile.

On ajoute alors une réponse à une réponse, puis une autre pour compenser la précédente, sans jamais remettre en question la cause initiale.

À terme, cette accumulation peut devenir contre-productive : surcharger certains systèmes, perturber d’autres équilibres, solliciter inutilement des fonctions déjà fragilisées ou simplement déplacer le problème ailleurs.

Avant d’ajouter, il faut parfois commencer par se demander s’il ne faudrait pas retirer.
Parfois, la meilleure intervention consiste simplement à retirer.

LE SYSTÈME IMMUNITAIRE N’EST PAS UN INTERRUPTEUR

Il n'existe pas uniquement deux situations :
immunité faible / immunité forte.
Il faut considérer :
• une réponse insuffisante ;
• une réponse excessive ;
• une réponse prolongée ;
• une inflammation chronique ;
• une hypersensibilité ;
• une difficulté de régulation ;
• un facteur extérieur qui entretient constamment la réponse.
Deux animaux peuvent présenter le même symptôme et avoir des mécanismes biologiques complètement différents.

Et s'ils n'ont pas le même mécanisme, ils n'ont aucune raison d'avoir la même réponse.

LA BIOLOGIE VETERINAIRE ET LE RAISONNEMENT FONCTIONNEL

L'approche vétérinaire permet d'identifier une maladie, une infection, une inflammation, une atteinte d'organe ou une anomalie biologique.

Le raisonnement fonctionnel ne cherche pas à remplacer cette lecture.
Il cherche à aller plus loin dans une autre direction :
comment les différentes fonctions de l'organisme interagissent-elles entre elles ?

Un problème immunitaire peut être associé à un problème digestif.
Une inflammation peut être entretenue par une hypersensibilité.
Une réaction peut être maintenue par un élément environnemental.
Un organisme peut rester mobilisé alors que le déclencheur initial n'est plus évident.

La question devient alors : qu'est-ce qui entretient le déséquilibre ?

POURQUOI RAISONNER EN FONCTIONS PLUTÔT QU’EN PRODUITS ?
Parce qu'un même produit peut être pertinent dans une situation et totalement inutile dans une autre.
Et surtout parce qu'un même symptôme peut avoir des causes différentes.

Un cheval qui présente des infections répétées n'a pas forcément le même problème qu'un cheval présentant une inflammation chronique.

Un cheval allergique n'a pas forcément besoin de stimuler son immunité.

Un cheval dont les marqueurs immunitaires sont élevés n'a pas forcément besoin de renforcer ses défenses.

Et un cheval dont le système immunitaire réagit à un élément précis peut parfois progresser davantage en supprimant cet élément qu'en ajoutant un nouveau produit.

COMMENT JE RAISONNE
Je ne pars pas de : « Quel produit pour l'immunité ? »
Je pars de : « Quelle fonction biologique est perturbée ? »
Puis : « Cette fonction est-elle insuffisante, excessive, bloquée ou mal régulée ? »

Ensuite : « Qu'est-ce qui entretient cette perturbation ? »

Et seulement après : « Quel outil est réellement nécessaire ? »
Cela peut être un produit.

Mais cela peut aussi être une modification alimentaire, la suppression d'un élément déclencheur, un travail sur le terrain digestif, ou parfois simplement ne rien ajouter et laisser l'organisme retrouver son équilibre une fois la cause supprimée.

Le produit devient alors un outil au service du raisonnement, et non le point de départ du raisonnement.

En résumé
Le système immunitaire n'a pas simplement pour fonction de « défendre ». Il doit également reconnaître, répondre, communiquer, réguler et revenir au repos.
Une bonne fonction immunitaire n'est donc pas une immunité constamment stimulée.
C'est une immunité capable de répondre lorsque cela est nécessaire et de s'arrêter lorsque la menace a disparu.
Et parfois, la meilleure façon d'aider cette fonction n'est pas de lui donner quelque chose en plus, mis de trouver ce qui la sollicite inutilement et de le retirer.
C'est là toute la différence entre : chercher un produit pour un symptôme
Et chercher la fonction biologique qui est perturbée, puis comprendre pourquoi.
La vraie question n'est plus :
« Qu'est-ce que je peux donner pour renforcer l'immunité ? »
Mais :
« Qu'est-ce qui empêche aujourd'hui cette immunité de fonctionner normalement ? »
Et parfois, la réponse tient en un seul geste : enlever ce qui provoque la réaction.

Photo : lena rinieri

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Le présent texte est issu de mes recherches personnelles, de mes observations terrain ainsi que de plus de 40 années de pratique en équitation et d’expérience en Approche Naturelle de Santé.
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https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-05592906
https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0001407925002754
https://www.edimark.fr/congres-scientifiques/espid/2020/ej/dapres-le-congres-virtuel-de-lespid-2020/content/immunite-innee-immunite-adaptative-memoire-immunitaire-immunite-entrainee-je-ny-comprends-plus-rien

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