Nathalie Thomas Psychologue TCC - EMDR Auvergne Limousin

Nathalie Thomas Psychologue TCC - EMDR Auvergne Limousin Consultations en cabinet- Téléconsultations (téléphone/visio) -TCC- EMDR- Psychologue clinicienne

Métaphore illustrant le refoulement.Le refoulement est un mécanisme inconscient qui empêche une pulsion d'arriver à la c...
28/04/2026

Métaphore illustrant le refoulement.
Le refoulement est un mécanisme inconscient qui empêche une pulsion d'arriver à la conscience.

Imaginez une cave sombre, l'inconscient, où s’agitent des figures brutes, désordonnées, sans filtre, les pulsions. Elles cherchent à monter vers le salon, lumineux et structuré, où se déroule une réception élégante, la conscience.

Entre la cave noire et le salon illuminé, dans la pénombre, se tiennent une foule de gendarmes (le Sur-Moi).
La pulsion instinctive monte quelques marches mais se heurte aux forces du Sur-Moi et doit montrer ses papiers. S'il y a refoulement le troglodyte est repoussé dans sa cave sans autre forme de procès. Et ceux qui s'agitent dans le salon ignorent tout de ce qui s'est passé.
En d'autres mots, la conscience ignore toujours qu'un refoulement à eu lieu.
On apprend l'existence de se refoulement que lorsque des symptômes apparaissent à la surface. Par exemple, une angoisse (ressentie consciemment) peut être le symptôme de refoulements (inconscients).
Le refoulement agit sur des pulsions venant de l'inconscient et il y a refoulement car la pulsion menacent de déséquilibrer la personnalité.
Les instincts ignorent la morale, les tabous, les interdictions, mais l'inconscient produit des instincts, comme un carburateur des vapeurs d'essence. Il est donc facile de comprendre que dès qu'une pulsion inconsciente est en puissant désaccord avec la morale du Sur-Moi, le refoulement intervient.

L’emprise familiale, tu connais ? 💛🕸️📚 Sources :- Australian Institute of Health and Welfare. (2024). Coercive control.-...
27/01/2026

L’emprise familiale, tu connais ? 💛🕸️

📚 Sources :
- Australian Institute of Health and Welfare. (2024). Coercive control.
- Australian Institute of Family Studies. (2023). Coercive control literature review.
- Hamberger, L. K., Larsen, S. E., & Lehrner, A. (2017). Coercive control in intimate partner violence: A literature review. Aggression and Violent Behavior.
- Lohmann, S., Cowlishaw, S., Ney, L., O’Donnell, M., & Felmingham, K. (2024). The trauma and mental health impacts of coercive control: A systematic review and meta-analysis. Trauma, Violence, & Abuse, 25(1), 630–647.
- Dichter, M. E., Marcus, S. C., Wagner, C., & Bonomi, A. E. (2018). Coercive control and intimate partner violence: Relationship with women’s risk.
(F.Terrisse)

La patrouille intérieure : Comment la violence parentale (psychologique, verbale, physique…) façonne l’être :I. Grandir ...
10/12/2025

La patrouille intérieure :

Comment la violence parentale (psychologique, verbale, physique…) façonne l’être :

I. Grandir sans tuteur : apprendre dans l’alerte

Chez les adultes ayant grandi avec un parent violent, on observe une constante :

les apprentissages n’ont jamais pu se faire dans un espace sûr.

L’enfant vit avec un système nerveux réquisitionné par l’angoisse :

-surveiller les bruits,

-anticiper l’humeur du parent,

-interpréter les odeurs,

-reconnaître la phase (douce, irritable, effondrée, agressive),

-deviner ce qui va exploser.

Il ne pouvait pas apprendre :

il devait se protéger.

C’est ainsi que la capacité de se concentrer, d’assimiler, de rester présent à une tâche s’est dissoute sous l’urgence de survivre.

La pensée s’est façonnée en radar, pas en fil de réflexion.

II. Des cadres internes fissurés : règles t**divement intégrées

L’enfance violentée ne transmet pas de loi.

Elle transmet :

-la contradiction,

-les règles mouvantes,

-les renversements,

-l’arbitraire absolu.

Ce que l’adulte découvre t**divement, parfois à quarante ans, c’est qu’il n’a jamais intériorisé de cadre stable.

Il oscille entre obéissance écrasante et rejet violent.

Conséquences :

-emplois perdus,

-difficulté à supporter l’autorité,

-sentiment de ne jamais être à la bonne place,

-impossibilité de structurer un projet.

La loi du parent était celle de la violence :

-fluide, instable, imprévisible.

Le surmoi s’est modelé sur cette forme.

III. Imprévisibilité des humeurs : devenir baromètre avant d’être sujet

L’enfant de parents violents devient météorologue du parent.

Il apprend à lire les micro-signes, à prédire la tempête, à s’ajuster pour éviter l’impact.

Cette hyper-attention au danger devient, adulte, un mode de fonctionnement :

-hyperréactivité,

-émotions débordantes,

-confusion des limites,

-effondrement rapide.

Le monde interne n’a jamais eu la possibilité de se différencier du monde externe.

C’est un seul chaos, respiré très tôt.

IV. Les courts-circuits cognitifs : quand la patrouille intérieure remplace la pensée

1. Une cognition construite pour surveiller, non pour penser

Chez ces adultes, le cortex préfrontal n’a pas été utilisé pour :

raisonner,

planifier,

discerner.

Il a été mobilisé pour rester en alerte.

L’amygdale — centre de la peur — a pris toute la place.

L’attention n’est pas déficitaire :

elle est monopolisée par la surveillance.

2. Perte d’accès au ressenti : un corps saturé par le chaos

La connexion au corps n’a pas pu se faire.

Ressentir était dangereux : il fallait garder l’œil tourné vers l’extérieur.

Adulte, cela devient :

-un vide intérieur,

-une incapacité à percevoir ses propres besoins,

-une alexithymie fonctionnelle,

-une difficulté à dire non.

Le chaos parental remplit l’enfant et l’empêche de s’habiter.

3. Confusion des signaux : émotion = alarme

Ce qui devrait être :

un ressenti interne (tristesse, fatigue, colère)

est immédiatement traduit en :

alerte,

risque,

urgence,

retrait.

La pensée n’a pas le temps de faire son travail.

Le discernement est court-circuité.

4. Le cerveau plein du bruit parental

Ce bruit interne — cris, silences lourds, répétitions, instabilité — devient permanent.

À l’âge adulte, il gêne :

-l’attention soutenue,

-la mémoire de travail,

-la capacité à prioriser,

-la stabilité émotionnelle.

Ils ne manquent pas d’intelligence.

Ils manquent d’un espace intérieur non contaminé.

V. L’impossible habitation : étouffer dans sa propre maison

Une conséquence méconnue :

de nombreux adultes issus de familles violentes ne supportent pas la vie familiale régulière.

Ils peuvent :

-habiter ailleurs que leur conjoint,

-se sentir étouffés par le rythme familial,

-fuir la maison,

-être incapables d’être présents psychiquement avec leurs enfants.

Ce n’est pas un rejet de la famille.

C’est une réactivation traumatique :

le foyer rappelle la maison de l’enfance, instable et dangereuse.

VI. Addiction relationnelle : la faim d’intensité

Privé de stabilité affective, l’individu peut rechercher :

-des relations fusionnelles,

-des amours extrêmes,

-des partenaires instables,

-des retrouvailles exaltées.

Cette intensité sert de substitut au tuteur interne manquant.

Ce n’est pas de l’amour :

c’est une tentative de restaurer la vie psychique par la tension. Une tentative de réparation.

#
VII. La honte : l’héritage silencieux

La honte est l’un des affects les plus puissants chez ces adultes.

1. Honte de la filiation

Ils ont honte :

-du parent violent

-de ce qu’ils ont vu,

-de ce qu’ils ont entendu,

-de ce qu’ils ont dû cacher.

La honte n’est pas un jugement moral.

C’est un affect de contamination :

comme si la violence parentale avait tâché leur être.

2. Pour survivre : déni, mensonge à soi, idéalisation

Pour se protéger, ils développent des stratégies :

-se dire « elle n’était pas si mal »,

-magnifier les rares moments heureux,

-inventer une enfance acceptable,

-se raconter les réconciliations avant chaque rechute.

L’idéalisation n’est pas naïveté :

c’est un mécanisme de survie.

Sans cela, l’effondrement serait trop grand.

3. Les retrouvailles avant la rechute : un cycle émotionnel toxique

Chaque parent violent connaît des phases de retour au calme, souvent brèves.

Ces moments sont :

lumineux,

réparateurs,

presque miraculeux.

L’enfant (puis l’adulte) se précipite vers eux avec un espoir absolu.

Puis vient la rechute.

Et avec elle :

la trahison,

la honte,

la colère,

l’effondrement,

la répétition du trauma.

Ce cycle laisse une cicatrice profonde :

l’illusion que l’amour peut sauver l’autre.

VIII. Comment dépasser la honte et reconstruire l’accès à soi

La honte ne disparaît pas en parlant.

Elle disparaît lorsque l’on rencontre :

-un cadre stable,

-un regard non jugeant,

-une parole qui ne fuit pas,

-une relation qui ne s’effondre pas.

1. Séparer son histoire de son identité

Le travail thérapeutique aide à comprendre :

« Je viens de là, mais je ne suis pas cela. »

C’est la phrase la plus difficile à reconstruire.

2. Désinstaller la patrouille intérieure

Petit à petit :

l’amygdale s’apaise,

la pensée reprend son rôle,

le corps redevient habitable,

le discernement se reforme.

3. Accepter que le parent n’a pas pu

Ce n’est pas pardonner.

C’est admettre qu’il n’a jamais eu les moyens psychiques d’être parent.

Cette reconnaissance répare la honte plus sûrement que toutes les justifications.

4. Inventer sa famille intérieure

L’individu peut alors :

se choisir une place,

créer un foyer à son rythme,

ne plus reproduire,

transmettre une sécurité qu’il n’a jamais reçue.

C’est cela, la véritable victoire.

Conclusion

Grandir avec un parent violent n’est pas un passé dépassé :

c’est un pays intérieur qui continue d’agir longtemps dans la vie adulte.

Mais ce pays n’est pas une fatalité.

Avec un accompagnement sensible et solide,

l’adulte peut désarmer la patrouille intérieure,

entendre enfin sa propre voix,

et devenir le parent qu’il n’a jamais eu :

Celui de lui-même.

🤯 La dissociation est un mécanisme de survie extrême, forgé dans des contextes où le danger, la terreur ou la honte étai...
23/10/2025

🤯 La dissociation est un mécanisme de survie extrême, forgé dans des contextes où le danger, la terreur ou la honte étaient impossibles à supporter.
Le psychisme s’est fragmenté pour préserver ce qui pouvait encore être vivant.

En thérapie, on apprend à rétablir le lien entre les sensations, les émotions, les souvenirs et toutes les parts de soi qui ont dû s’éloigner pour survivre.
C’est un travail long et profond mais c’est aussi une forme de courage immense 💙

Au milieu des années 90, les adolescents islandais étaient parmi les plus grands buveurs et fumeurs d'Europe.Aujourd'hui...
20/10/2025

Au milieu des années 90, les adolescents islandais étaient parmi les plus grands buveurs et fumeurs d'Europe.
Aujourd'hui, l'Islande est en tête du classement des pays européens où le mode de vie des adolescents (jeunes âgés de 13 à 19 ans) est le plus sain !

Comment s’est faite cette évolution ?

Les scientifiques islandais ont tenté de découvrir les processus biochimiques à l'origine de la dépendance.

Les scientifiques ont alors cherché ce qui stimule les mêmes processus dans le cerveau.
Ils ont découvert que la danse, la musique, le dessin ou le sport provoquaient eux aussi des processus biochimiques dans le cerveau qui ont le même effet sur les adolescents que les stimulants, l'alcool ou le tabac.
À partir de là, nous leur avons offert des programmes de masterclasses gratuites dans n'importe quel sport ou art qu'ils souhaiteraient étudier. Des heures supplémentaires, trois fois par semaine, ont été spécialement financées par l'État.
Il était demandé à chaque adolescent de participer au programme pendant trois mois… mais finalement, beaucoup d’entre eux ont poursuivi ces programmes pendant plus de cinq ans. »

Grâce à cela, l'Islande, depuis 20 ans, a réussi à réduire le nombre d'adolescents qui boivent régulièrement de 48 % à 5 %, et ceux qui fument de 23 % à 3 %.

Vous avez été abusé(e) ou harcelé(e) sexuellement, enfant ou adulte. Vous voulez savoir si d'autres ont souffert du même...
28/03/2024

Vous avez été abusé(e) ou harcelé(e) sexuellement, enfant ou adulte. Vous voulez savoir si d'autres ont souffert du même agresseur pour pouvoir dialoguer. Ce formulaire peut vous permettre de retrouver d'autres victimes en toute simplicité et en toute discrétion. Déjà plus de 6000 formulaires dans la base de données. Votre agresseur est peut-être déjà cité. Un coabusé attend peut-être de vous connaître.

Abus sexuel : Un outil unique et inédit. Lancez votre bouteille à la mer. Si ça

Que faut-il attendre d’une psychothérapie ? La psychothérapie décrite comme "Le chemin le plus long" par Alice MillerWed...
20/11/2023

Que faut-il attendre d’une psychothérapie ?
La psychothérapie décrite comme "Le chemin le plus long" par Alice Miller
Wednesday 01 June 2005
(Traduit de l'allemand par Pierre Vandevoorde).

« Au cours de mon existence, aucun chemin n'a été aussi long à suivre que celui qui m'a menée à moi-même. Je ne sais pas si je suis une exception, ou si d'autres sont aussi passés par là. Certainement, certains y échappent, car il y a heureusement des personnes qui ont eu la chance d'être pleinement acceptées par leurs parents depuis leur naissance pour ce qu'elles étaient, avec leurs sentiments et leurs besoins. Elles y ont eu accès dès le départ, il ne leur a pas fallu les refouler, et elles n'ont pas été obligées d'emprunter des chemins très longs pour trouver ce qu'elles n'ont pas reçu au bon moment. Ce que j'ai vécu moi, c'est que toute une vie m'a été nécessaire pour que je m'autorise enfin à être comme je suis et à entendre ce que ma vérité intérieure me dit de façon de moins en moins cryptée, sans attendre une autorisation de l'extérieur, de la part de personnes qui symbolisent mes parents.

On me demande régulièrement ce qu'est pour moi une thérapie réussie, bien qu'indirectement j'en aie décrit les éléments dans différents livres. Mais après cette courte introduction, je suis peut-être en mesure de le formuler plus simplement : une thérapie est réussie dans la mesure où elle contribue à raccourcir le long chemin qui mène à se libérer des anciennes stratégies d'adaptation et à apprendre à faire confiance à son propre ressenti, ce que nos parents ont rendu difficile et quelquefois impossible. Nombreux sont ceux et celles pour qui ce chemin reste barré, parce que l'accès en a été interdit dès le début et que de ce fait on est rempli de crainte à l'idée de l'emprunter. Plus t**d, le rôle que tenaient les parents est repris par les enseignants, les prêtres, la société, la morale, tant et si bien que la crainte devient dure comme du ciment, et chacun sait qu'il est fort difficile de ramener du ciment à l'état liquide.

Les nombreuses méthodes d'auto-apprentissage de la communication sans violence, ainsi que les conseils précieux et avisés de Thomas Gordon et Marshall Rosenberg, sont très certainement efficaces quand les personnes qui en font usage ont eu dans leur enfance la possibilité de manifester leurs sentiments sans se mettre en danger, entourées d'adultes dont la capacité à vivre au plus près d'eux-mêmes a pu leur servir de modèle. Mais les enfants gravement blessés dans leur identité ne sauront pas plus t**d identifier ce qu'ils ressentent et ce dont ils ont véritablement besoin. Il leur faut d'abord en faire l'apprentissage au cours d'une thérapie, le vivre et ensuite le vérifier par de nouvelles expériences aussi souvent que nécessaire, jusqu'à acquérir la certitude qu'ils ne se trompent pas. Car ces enfants d'adultes émotionnellement immatures, ou même perturbés, ont dû tout le temps croire que leurs sentiments et leurs besoins étaient faux. Ils se disent que s’ils avaient été vrais, leurs parents n'auraient quand même pas refusé d'établir la communication avec eux.

Je pense qu'aucune thérapie n'est capable de satisfaire le désir que ressentent sans doute bien des personnes, que soient enfin réglés tous les problèmes auxquels elles se sont heurtées douloureusement jusqu'alors. Ce n'est pas possible, parce que la vie nous confronte et nous confrontera toujours à des problèmes nouveaux, susceptibles de réactiver les vieux souvenirs dont le corps a gardé l'empreinte. Mais une thérapie devrait ouvrir la voie qui mène à ses propres sentiments, l'ancien enfant blessé devrait être autorisé à parler, et l'adulte devrait apprendre à comprendre son langage et à en tenir compte. Si le thérapeute a été un véritable témoin lucide et non un éducateur, son patient aura appris à laisser percer ses émotions, à comprendre leur intensité et à en faire des sentiments conscients, qui à leur tour laissent dans la mémoire des empreintes nouvelles. Naturellement, l'ex-patient, comme n'importe quelle autre personne, aura besoin d'amis avec lesquels il pourra partager ses soucis, ses problèmes et ses questionnements, dans une forme de communication plus mature, dans laquelle les rapports d'exploitation ne joueront aucun rôle parce que les deux parties ont déjà pris la mesure de l'exploitation subie dans l'enfance.

La compréhension émotionnelle de l'enfant que j'étais, et par là même aussi de son histoire, modifie ma façon d'accéder à moi-même, et me donne de plus en plus de force pour traiter autrement, plus rationnellement et efficacement, les problèmes qui apparaissent aujourd'hui. Ne plus jamais connaître de souffrances ni faire d'expériences douloureuses, ce serait quasiment impossible, cela n'existe que dans les contes. Cependant, si je ne suis plus une énigme pour moi-même, je peux avoir une réflexion et une action conscientes, je peux laisser de l'espace à mes sentiments, parce que je les comprends et qu'ils ne me font donc plus autant peur. C'est comme ça que les choses peuvent bouger, et l'on a aussi une sorte d'outil entre les mains qui peut être utile si une dépression ou des symptômes corporels viennent à réapparaître. On sait alors qu'ils annoncent quelque chose, qu'ils veulent peut-être faire remonter à la surface un sentiment réprimé, et on essaie de le laisser s'exprimer.

Comme le chemin qui mène à soi-même se prolonge sur toute la vie, il ne s'arrête pas avec la fin d'une thérapie. Mais on peut attendre d'une thérapie réussie qu'elle aide à découvrir ses propres besoins véritables, à les prendre en compte et à apprendre à les satisfaire. C'est précisément ce que les enfants blessés très tôt dans leurs vies n'ont jamais pu apprendre. Après une thérapie menée par un thérapeute, on devrait donc aussi être capable de satisfaire ses propres besoins, qui apparaîtront désormais beaucoup plus nettement et avec plus de force, d'une manière qui corresponde à l'individu concerné, et sans nuire à personne. Les restes d'une éducation reçue très tôt ne se laissent pas toujours éliminer complètement, mais on peut les mettre en œuvre de façon constructive, active et créative si on les prend en compte en toute conscience, au lieu de les subir de façon passive et autodestructrice comme avant. C'est ainsi qu'une fois devenu un adulte conscient, un individu dont la survie avait dépendu de ce qu'il avait réalisé pour complaire à ses parents devient capable de cesser de faire le sacrifice de ses besoins en servant les autres en priorité, comme il lui fallait le faire lorsqu'il était enfant. Il peut rechercher des chemins sur lesquels il déploiera ses capacités précocement acquises à comprendre les autres et les aider, sans négliger pour autant ses propres besoins. Il est possible qu'il devienne thérapeute par exemple, et qu'il satisfasse ainsi son envie de connaître, mais il ne fera pas ce métier pour se prouver sa puissance, car il n'a plus besoin de cette preuve, maintenant qu'il a revécu son impuissance d'enfant.

Il peut devenir un témoin lucide qui propose à son patient un accompagnement engagé. Il faudrait que cela se fasse dans un espace où n'existe aucune pression morale, dans lequel le patient fait l'expérience (souvent pour la première fois de sa vie), de ce que c'est que de sentir son vrai Soi. Et le thérapeute est en état de mettre d'emblée cet espace à disposition si lui-même a déjà fait cette expérience. Alors il est prêt à laisser tomber les vieilles béquilles, celles de la morale comme celles de sa formation (le pardon, les " pensées positives ", etc...). Il n'en a plus l'utilité, parce qu'il voit qu'il a des jambes en bon état, et son patient également. Ni l'un ni l'autre n'ont plus besoin de ces béquilles dès qu'ils font tomber les voiles qui dissimulent ce que furent leurs enfances.»

Alice Miller née le 12 janvier 1923 à Piotrków Trybunalski, en Pologne et morte le 14 avril 2010 à Saint-Rémy-de-Provence, en France, est une docteure en philosophie, psychologie et psychanalyste, et chercheuse sur l'enfance.

Vous ressentez des pulsions agressives et violentes envers vos proches, vous avez de la difficulté à vous contrôler ? N'...
14/11/2022

Vous ressentez des pulsions agressives et violentes envers vos proches, vous avez de la difficulté à vous contrôler ?
N'attendez pas plus, des professionnels sont là pour vous écouter et vous conseiller.

📍SUICIDE/ Stromae chante "L'enfer" et ses pensées suicidaires.📌En France, le numéro national de prévention du su***de es...
12/01/2022

📍SUICIDE/ Stromae chante "L'enfer" et ses pensées suicidaires.
📌En France, le numéro national de prévention du su***de est le 3114.
Ecoute professionnelle et confidentielle, 24/24 et 7j/7. Appel gratuit.

Stromae - L'enfer (Paroles)...Paroles :J’suis pas tout seul à être tout seulÇa fait d’jà ça d’moins dans la têteEt si j’comptais, combien on estBeaucoupTout ...

"Dans l’espace immense du non-dit, arrachés au mutique qui les lâche comme une gr***de, les mots de désamour, les seuls ...
01/12/2021

"Dans l’espace immense du non-dit, arrachés au mutique qui les lâche comme une gr***de, les mots de désamour, les seuls dégoupillés, résonnent sans autre écho qu’eux-mêmes…"

Croire que le mutisme est simplement une non-communication est une erreur grave. C’est au contraire une communication et elle peut être particulièrement violente au sein d’un couple.

Adresse

48 Avenue Julien
Clermont-Ferrand
63000

Heures d'ouverture

Lundi 08:00 - 20:00
Mardi 08:00 - 20:00
Mercredi 08:00 - 20:00
Jeudi 08:00 - 20:00
Vendredi 08:00 - 20:00
Samedi 08:00 - 20:00

Téléphone

+33647718637

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Nathalie Thomas Psychologue TCC - EMDR Auvergne Limousin publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter La Pratique

Envoyer un message à Nathalie Thomas Psychologue TCC - EMDR Auvergne Limousin:

Raccourcis

Partager