08/12/2014
Merci à Matthieu Poirot-Delpech (AFC) pour son édito :
"Il en va des outils comme des hommes qui les manipulent, ils meurent.
Il est des disparus dont on pense qu’ils «ont fait leur temps » et que « c’était peutêtre mieux comme ça ». On pense que leur disparition valait mieux qu’une lente agonie, qu’un pénible chapelet de souffrances. On est triste, c’est tout.
Il en est d’autres où la tristesse se mêle de révolte et de colère. Parce qu’ils étaient si jeunes, si actifs, qu’ils avaient encore tant de choses à nous montrer, à nous apprendre… On regrette alors de ne pas avoir su le mal dont ils souffraient, de ne pas avoir su que c’était si grave, de ne pas
avoir été suffisamment à leurs côtés à ce moment-là, de ne pas pouvoir reprendre la conversation entamée la veille.
Le laboratoire Arane a disparu. Nous sommes tristes et révoltés. Déjà, Arane manque.
Sa disparition est le fait d’une logique économique qui fait bien peu de cas de l’amour du travail bien fait, du « cousu-main » et de l’excellence.
L’AFC voudrait, en ces moments douloureux, assurer l’équipe d’Arane de
son soutien."
La lettre AFC - n°248 - Editorial - Page 3
http://www.afcinema.com/Arane-n-est-plus.html
Il en va des outils comme des hommes qui les manipulent, ils meurent. Il est des disparus dont on pense qu'ils « ont fait leur temps » et que « (...)