12/08/2026
𝗟𝗔 𝗦𝗢𝗨𝗙𝗙𝗥𝗔𝗡𝗖𝗘 𝗗𝗘 𝗖𝗘𝗟𝗨𝗜 𝗤𝗨𝗜 𝗥𝗘𝗦𝗧𝗘 𝗗𝗘𝗕𝗢𝗨𝗧
𝘘𝘶𝘢𝘯𝘥 𝘤𝘦𝘭𝘶𝘪 𝘲𝘶𝘪 𝘢𝘤𝘤𝘰𝘮𝘱𝘢𝘨𝘯𝘦 𝘴’𝘦́𝘱𝘶𝘪𝘴𝘦 𝘢̀ 𝘴𝘰𝘯 𝘵𝘰𝘶𝘳
Lorsqu’une personne traverse une , des ou une période de grande , toute l’attention se porte naturellement vers elle.
𝔼𝕥 𝕡𝕦𝕚𝕤, 𝕛𝕦𝕤𝕥𝕖 𝕒̀ 𝕔𝕠̂𝕥𝕖́, 𝕚𝕝 𝕪 𝕒 𝕢𝕦𝕖𝕝𝕢𝕦’𝕦𝕟.
Celui qui partage les nuits difficiles. Qui rassure. Qui observe un silence, un visage, une respiration. Qui cherche les mots qui apaisent. Qui continue à faire fonctionner le quotidien.
Celui qui aime. Et dont on oublie parfois de demander : « Et vous, comment allez-vous ? »
𝗤𝗨𝗔𝗡𝗗 𝗔𝗜𝗠𝗘𝗥 𝗗𝗘𝗩𝗜𝗘𝗡𝗧 𝗔𝗨𝗦𝗦𝗜 𝗩𝗘𝗜𝗟𝗟𝗘𝗥
Il existe une fatigue particulière chez les proches de quelqu’un qui va mal : celle de "rester intérieurement en alerte".
𝑨𝒍𝒐𝒓𝒔 𝒐𝒏 𝒕𝒊𝒆𝒏𝒕.
On contient l’angoisse lorsque l’autre n’y parvient plus. On réfléchit lorsqu’il ne peut plus réfléchir. On garde parfois l’espoir lorsqu’il n’arrive plus à le trouver.
Et plus l’autre semble fragile, moins celui qui l’accompagne s’autorise à l’être.
𝗤𝗨𝗔𝗡𝗗 𝗤𝗨𝗘𝗟𝗤𝗨’𝗨𝗡 𝗗’𝗔𝗨𝗧𝗥𝗘 𝗣𝗥𝗘𝗡𝗗 𝗟𝗘 𝗥𝗘𝗟𝗔𝗜𝗦
Un médecin. Un thérapeute. Une équipe. Quelqu’un d’autre veille enfin.
Et parfois, c’est précisément là que celui qui tenait rencontre sa propre fatigue. 𝗟𝗲𝘀 𝗹𝗮𝗿𝗺𝗲𝘀 𝗮𝗿𝗿𝗶𝘃𝗲𝗻𝘁. 𝑳𝒂 𝒕𝒓𝒊𝒔𝒕𝒆𝒔𝒔𝒆 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊 . 𝙐𝒏𝙚 𝙞𝒎𝙢𝒆𝙣𝒔𝙚 𝙡𝒂𝙨𝒔𝙞𝒕𝙪𝒅𝙚.
Comme si le corps disait enfin :
« 𝑀𝑎𝑖𝑛𝑡𝑒𝑛𝑎𝑛𝑡 𝑞𝑢𝑒 𝑞𝑢𝑒𝑙𝑞𝑢’𝑢𝑛 𝑑’𝑎𝑢𝑡𝑟𝑒 𝑡𝑖𝑒𝑛𝑡, 𝑚𝑜𝑖, 𝑗𝑒 𝑝𝑒𝑢𝑥 𝑙𝑎̂𝑐ℎ𝑒𝑟. »
𝐑𝐄𝐆𝐀𝐑𝐃𝐄𝐑 𝐋𝐄 𝐒𝐘𝐒𝐓𝐄̀𝐌𝐄 𝐓𝐎𝐔𝐓 𝐄𝐍𝐓𝐈𝐄𝐑
Dans une 𝗹𝗲𝗰𝘁𝘂𝗿𝗲 𝘀𝘆𝘀𝘁𝗲́𝗺𝗶𝗾𝘂𝗲 , lorsqu’un membre d’un système traverse une crise majeure, "c’est tout le système qui est affecté et qui se réorganise." Alors peut-être devrions-nous davantage penser aussi à celui qui accompagne. Lui ouvrir parfois un espace. Entendre ce qu’il porte.
L’aider à 𝗿𝗲𝗰𝗼𝗻𝗻𝗮𝗶̂𝘁𝗿𝗲 𝘀𝗲𝘀 𝗹𝗶𝗺𝗶𝘁𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗮̀ 𝗿𝗲𝘁𝗿𝗼𝘂𝘃𝗲𝗿 𝘀𝗮 𝗽𝗹𝗮𝗰𝗲 de conjoint, de parent, de proche… plutôt que de devenir progressivement thérapeute, infirmier, système d’alarme et unique point d’appui.
Parce qu’il existe peut-être une question que nous devrions poser beaucoup plus souvent :
« Qui prend soin de vous pendant que vous prenez soin de lui ? »
𝐀𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐜𝐞𝐥𝐮𝐢 𝐪𝐮𝐢 𝐬𝐨𝐮𝐟𝐟𝐫𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐞𝐬𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐞𝐥. 𝐍𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢𝐞𝐫 𝐜𝐞𝐥𝐮𝐢 𝐪𝐮𝐢 𝐥’𝐚𝐢𝐦𝐞 𝐥’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐞𝐮𝐭-𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐚𝐮𝐭𝐚𝐧𝐭.