25/06/2026
Il y a quelques jours, l’heure était au bilan…
Une année de plus à aller à la rencontre des enfants des centres de loisirs de Ville de Conflans-Sainte-Honorine… une année de plus où la sophrologie a été proposée aux enfants pour les accompagner dans la découverte d’eux-mêmes, de leurs émotions, de celles des autres… la sophrologie comme moyen de lutte contre le harcèlement scolaire…
Et pendant que je réalisais ce bilan, j’écoutais la radio… il était question de la journaliste France Pierron qui en direct sur la chaîne de l’Equipe s’est insurgée du retour en Belgique d’un footballeur pour assister à l’accouchement de sa compagne alors qu’il a la chance de participer à la Coupe du Monde. Des propos qui ont suscité une vive polémique… mais surtout un déferlement de haine à l’encontre de cette journaliste…
J’écoute effarée les quelques commentaires haineux lus à l’antenne qui ne sont qu’un tout petit aperçu des messages reçus…
Et je regarde mes mots…
Et je suis frappée par l’ambivalence de ce moment…
Écrire sur la nécessité d’accompagner les enfants dans le respect de l’autre… dans les confrontations des idées et d’accepter que l’autre puisse avoir un point de vue différent… dans l’élaboration de réponses qui montrent le désaccord mais sans violence, avec respect…
Entendre cette haine déversée à coups de mots plus ou moins anonymes derrière un écran… des mots écrit par des adultes…
Des adultes qui sont censés être des modèles pour les enfants…
Des adultes qui pensent détenir LE savoir et donc s’autorisent à menacer, rabaisser, humilier ceux qui pensent différemment…
Des adultes qui auraient perdu sens critique, sens du débat et respect… mais qui les attendraient de part des enfants…
Des adultes qui attendent des mesures pour la lutte contre le harcèlement scolaire…
Des adultes qui s’émeuvent et se révoltent quand les médias relayent des situations de harcèlement, de violence, d’humiliation entre élèves…
Des adultes qui illustrent parfaitement l’expression « Faites ce je dis et pas ce que je fais »…
Je dois bien le reconnaître, je me sens parfois perdue dans ce monde… je peine parfois à le comprendre… et je me questionne sur le sens de ma pratique…