20/09/2026
Je peux partir faire de la via ferrata seule sans problème… mais être stressée à l'idée de me rendre dans un lieu de formation que je ne connais pas. 😅
Ça peut sembler paradoxal.
Pourtant, ça raconte assez bien mon fonctionnement TSA + TDAH.
Il y a des choses auxquelles il vaut mieux éviter de toucher.
Mes habitudes alimentaires, par exemple.
J'aime manger des aliments que je connais. Quand j'ai prévu un repas, changer le programme peut réellement me perturber.
Et le poulet-frites du dimanche ? 🍗🍟
On en a déjà parlé : celui-là a une place bien établie. 😂
Ces habitudes rendent une partie de mon quotidien prévisible.
Et pourtant…
Les routines d'organisation dont mon cerveau TDAH aurait justement bien besoin ?
Faire toujours la même chose à la même heure.
Respecter un planning quotidien.
Répéter la même organisation jour après jour.
Ça, j'ai énormément de mal à le maintenir.
Et puis il y a l'autre versant.
J'aime découvrir.
J'aime partir en vacances dans des endroits inconnus.
J'aime le challenge.
J'aime même la via ferrata, avec le vide, l'effort et l'adrénaline.
Mon cerveau TDAH adore la stimulation et la nouveauté.
Mais pas n'importe comment.
Découvrir un nouvel endroit en vacances ? Oui.
À condition d'avoir pu regarder où je vais, prévoir et organiser suffisamment pour que l'inconnu soit… un peu moins inconnu.
À l'inverse, me rendre dans une ville inconnue, dans un lieu de formation inconnu, avec des personnes que je ne connais pas peut me demander davantage d'énergie que de me retrouver suspendue à une paroi rocheuse.
Dit comme ça, c'est assez drôle. 😅
Mais c'est aussi là que TSA et TDAH peuvent se rencontrer de façon assez déroutante.
Une partie de moi recherche les repères, la prévisibilité et la sécurité.
Une autre recherche la nouveauté, le challenge et la stimulation.
Chez moi, l'équilibre ressemble plutôt à ça :
De la nouveauté, oui.
De l'imprévu… beaucoup moins.
Pouvoir découvrir, expérimenter, partir à l'aventure…
Mais avec suffisamment de repères pour que mon cerveau sache à peu près où il met les pieds.
Enfin… sauf en via ferrata. Là, mieux vaut savoir exactement où on les met. 😂
Et c'est aussi ce que je trouve important dans ma pratique : derrière une même étiquette diagnostique, il n'existe pas un fonctionnement unique.
Deux personnes TSA et TDAH peuvent avoir les mêmes diagnostics et pourtant des besoins, des ressources, des difficultés et des stratégies très différents.
Chez l'une, le besoin de routine prendra énormément de place. Chez une autre, la recherche de nouveauté sera plus présente. Et chez une troisième, les deux passeront leur temps à négocier. 😅
Voilà ma recette personnelle : une bonne dose de repères, un besoin de nouveauté, quelques cuillères de challenge… et surtout, pas trop d'imprévu. 😂
Et vous, si vous deviez décrire votre propre recette TSA/TDAH, quels seraient vos ingrédients ?