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Co-naissance 21 Psychopraticienne à votre disposition pour de la thérapie individuelle, de couple, de la facilitation de groupes de paroles et/ou d'analyse de pratiques

05/09/2026

Série « Les conduites suicidaires chez les jeunes » — 1. De quoi parle-t-on ?
Un adolescent n’est pas « suicidaire » comme s’il s’agissait d’une identité. Il traverse une crise, plus ou moins intense et durable, au cours de laquelle sa perception de lui-même, des autres et de l’avenir peut se rétrécir jusqu’à lui donner le sentiment qu’aucune autre issue n’est possible.
Encore faut-il distinguer plusieurs situations.
Les interrogations existentielles sont fréquentes à l’adolescence : « Quel est le sens de ma vie ? », « Pourquoi faut-il vivre et pour qui ? » Elles ne constituent pas, en elles-mêmes, des idées suicidaires, mais leur contexte doit être pris en compte.
Les idées de mort vont plus loin : « À quoi bon continuer ? », « Je voudrais disparaître » Elles traduisent une souffrance ou le désir d’échapper à une situation devenue intolérable.
Les idées suicidaires désignent, stricto sensu, le fait de penser à se donner la mort ou, à tout le moins, à rompre avec une situation jugée insupportable au point de mettre sa vie en jeu.
Elles peuvent être fugaces ou répétitives, rejetées ou peu à peu investies comme une solution possible. Elle impose d’aller plus loin : depuis quand sont-elles là ? À quelle fréquence reviennent-elles ? Qu’est-ce qui les déclenche ou les apaise ?
Le scénario — ou plan suicidaire — marque un degré supplémentaire.
L’adolescent a imaginé un moyen, un lieu ou un moment. Plus le scénario est précis, accessible et imminent, plus l’urgence augmente.
Il ne faut pourtant pas imaginer une progression obligatoire et bien ordonnée allant de l’idée de mort au su***de. Certaines crises évoluent lentement ; d’autres connaissent une accélération brutale, notamment sous l’effet d’une rupture, d’une humiliation, d’une consommation d’alcool...
La tentative de su***de (TS) traduit l’intention, même ambivalente, de mettre un terme à son existence.
Chez beaucoup d’adolescents, le désir de mourir coexiste avec celui d’être secouru, reconnu ou simplement délivré d’une souffrance devenue insupportable. Cette ambivalence ne diminue en rien la gravité de l’acte.
Une TS ne doit donc jamais être qualifiée de « théâtrale » ou de « chantage ». Sa gravité psychique ne se mesure pas uniquement à ses conséquences physiques. Un geste médicalement peu sévère peut révéler une détresse majeure.
On évitera également les expressions « su***de réussi », « su***de raté » ou « su***de abouti ». Il est plus juste de parler de tentative de su***de ou de décès par su***de.
Enfin, parler de crise suicidaire rappelle une chose essentielle : une crise a un début, une évolution et une fin possible.
Au moment où il envisage la mort, l’adolescent ne souhaite pas toujours cesser d’exister. Il veut surtout que cesse la vie devenue invivable qu’il mène à cet instant. Nous verrons comment l'aider à trouver une autre issue.

À noter : appeler le 3114 pour trouver une écoute et de l'aide. En cas de danger immédiat : 15 ou 112.

13/08/2026

Les scarifications à l’adolescence (7/7) … Aucune nouvelle de FB …
Comment aider sans dramatiser… ni banaliser ?

Découvrir qu’un adolescent se scarifie provoque souvent de la peur ou de la colère. Pourtant, reproches, menaces et interrogatoires pressants ne font qu’accroître sa honte et son besoin de se cacher.
La première chose à faire est d’examiner la plaie avec calme et délicatesse. En cas de saignement, il faut exercer une compression douce avec une compresse propre, puis nettoyer la plaie à l’eau et au savon et la protéger par un pansement. Une plaie profonde, béante ou souillée, un saignement persistant, une perte de sensibilité ou de mobilité nécessitent un avis médical rapide ; il faut également vérifier que la vaccination antitétanique est à jour. Frotter brutalement une blessure pour « lui passer l’envie de recommencer » serait aussi maltraitant qu’inefficace.
Soigner doucement, c’est déjà traiter l’adolescent comme un écorché vif : auteur de son geste, mais victime d’une souffrance qu’il ne parvient pas encore à exprimer autrement. Il lui arrive même d’écrire « sacrifications » à propos de ses gestes.
Il faut chercher à ouvrir le dialogue sans imposer le regard. Chaque fois que possible, « parler à la plaie », ce qui est une manière explicite de reconnaître l’adolescent comme il est : « à vif ». On peut alors dire : « Je ne te juge pas. Si tu te blesses ainsi, c’est que tu souffres et que tu ne trouves pas d’autre moyen de t’apaiser. Je sais que cela ne s’arrêtera pas sur commande. Mais cherchons ensemble une autre façon de te soulager, sans avoir besoin de te faire du mal. »
Lorsque les larmes coulent, ne pas se précipiter pour les essuyer : elles constituent une expression naturelle et non délétère de la douleur. Pleurer « sur la plaie » peut même avoir une forte valeur symbolique.
Lorsque le dialogue devient possible, on cherchera à comprendre ce qui a précédé le geste : événement déclencheur, émotions, pensées, tension, moyen utilisé et soulagement obtenu. Non pour enquêter, mais pour repérer ce qui a conduit à la scarification.
Il faut aussi poser clairement la question des idées suicidaires et apprécier l’existence d’une intention, d’un scénario, de moyens immédiatement accessibles et la capacité du jeune à se maintenir en sécurité. En cas de danger imminent — intention suicidaire active, scénario précis avec moyens accessibles, impossibilité de garantir sa sécurité — ou de blessure grave, il ne faut pas le laisser seul et une orientation immédiate vers un service d’urgence s’impose.
Chaque fois que l’adolescent parvient à différer le geste, à demander de l’aide ou à s’apaiser autrement, c’est déjà une victoire. On peut lui demander de noter ce qui l’a aidé dans un petit « carnet de correspondance » : personne à appeler, lieu où s’apaiser, activité qui fait baisser la tension, mise à distance des objets utilisés. On peut également l’inviter à y faire des dessins, des peintures, des créations pour parler de sa souffrance, autrement qu’avec des mots. 
Les scarifications appellent une évaluation psychologique et médicale. Une psychothérapie adaptée peut aider à mettre des mots sur ce qui déborde et à développer d’autres stratégies d’apaisement. Un médicament n’est ni systématique ni une réponse directe aux scarifications ; il ne se justifie qu’en présence d’un trouble associé identifié.
Aider, ce n’est ni surveiller chaque centimètre de peau ni fermer les yeux. C’est soigner la blessure, entendre la souffrance, évaluer le danger et rester présent pour qu’une autre issue devienne possible.
Danger immédiat : 15 ou 112. Le 3114 répond 24 h/24 et 7 j/7.

[illustration : œuvre d’une patiente]

06/07/2026
Quel honneur d’avoir à nouveau accompagné une candidate vers sa certification et quel plaisir d’assister à la présentati...
15/06/2026

Quel honneur d’avoir à nouveau accompagné une candidate vers sa certification et quel plaisir d’assister à la présentation de son travail.

Un grand bravo à ceux qui ont été certifiés cette année et à l’ifrdp pour sa vocation et son engagement à accompagner tous ceux qui le souhaitent vers leur développement

🎓✨ Une grande fierté pour l'IFRDP !

Le samedi 6 juin 2026, cinq de nos étudiants ont franchi une étape majeure de leur parcours en obtenant leur certification à l'issue de cinq années de formation.

Cinq années d'apprentissage, de questionnements, de pratique, de supervision, de rencontres et de développement personnel et professionnel qui se sont conclues par la soutenance de leur mémoire de fin de formation devant un jury.

Derrière cette certification, il y a des heures de travail, de la persévérance, de l'engagement et une véritable volonté de grandir dans sa pratique professionnelle.

Cette journée a été marquée par des présentations de grande qualité, des échanges riches et beaucoup d'émotion. Elle illustre parfaitement les valeurs qui nous animent : l'exigence, la transmission, la réflexion et l'accompagnement tout au long du parcours de formation.

Nous adressons nos plus chaleureuses félicitations à nos cinq nouveaux certifiés et les remercions pour la confiance qu'ils nous ont accordée durant ces cinq années.

👏 Bravo pour ce magnifique accomplissement !

Nous remercions également les tuteurs de mémoires, membres du jury, les formateurs et toutes les personnes qui ont contribué à cette réussite.

💙 Toute la communauté IFRDP est fière de vous.

27/05/2026

Le violentomètre : un outil simple et utile pour sensibiliser aux violences conjugales

Découvrez le violentomètre conçu en 2018 par l’Observatoire des violences envers les femmes du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis afin de repérer les comportements violents dans un couple.

Cet outil s’adresse à toutes et à tous et à tous les âges. Alors, si vous ou un·e membre de votre entourage êtes concerné·e·s, faites le test. Cela peut peut-être sauver des vies…

Il a été créé en Amérique latine puis repris en 2018 par l’Observatoire des violences envers les femmes du Conseil départemental de la Seine-Saint-Denis en partenariat avec l’Observatoire parisien de lutte contre les violences faites aux femmes, l’association En avant toutes, la Ville de Paris et la Fédération Nationale Solidarité Femmes

Depuis 2002, l’Observatoire des violences envers les femmes du Département de la Seine-Saint-Denis a mis en place plusieurs outils pour protéger les femmes victimes de violences et leurs enfants en partenariat avec un ensemble de professionnel·le·s.

En savoir plus : https://swll.to/lb3m46

Notre groupe de paroles recherche de nouveaux participants. Il nous reste 2 places si vous souhaitez rejoindre un espace...
04/02/2026

Notre groupe de paroles recherche de nouveaux participants. Il nous reste 2 places si vous souhaitez rejoindre un espace de paroles libre et bienveillant, dans un cadre sécurisant. Tous les sujets peuvent être abordés. N’hésitez pas à me questionner en message privé

Notre prochaine rencontre est prévue le 23 février, de 19h30 à 21h30

04/02/2026

🌞 Save the date – 25e Université d’été de l’IFRDP 🌞
✨ La rencontre estivale de l’ACP en France

Depuis 2002, l’Université d’été de l’IFRDP rassemble celles et ceux qui souhaitent vivre et expérimenter l’Approche Centrée sur la Personne, dans un cadre bienveillant et ressourçant.
Pendant cinq jours, conférences, groupes de rencontre et ateliers à thème rythmeront cette expérience unique, permettant à chacun·e d’explorer la relation à soi et aux autres, à son propre rythme.

👥 Pour qui ?
• Les promotions en cours et l’équipe pédagogique de l’IFRDP
• Toute personne curieuse ou engagée dans l’ACP, même hors formation

👉 Une belle opportunité de première rencontre avec la philosophie de Carl Rogers.

📌 Pré-requis
Connaissance des principes des groupes de rencontre, dans l’esprit de l’ACP.

📅 Les détails arrivent bientôt…
💙 En attendant, notez la date !

27/01/2026

Le traumatisme n’est pas « quelque chose à surmonter ». Et le TSPT (trouble de stress post-traumatique) n’est ni un manque de force,
ni une exagération, ni une « hypersensibilité ».

Le TSPT est une condition dans laquelle le cerveau reste bloqué en mode alerte, comme si le danger était encore présent, même lorsque la personne est enfin en sécurité.

🧠 Que se passe-t-il dans le cerveau ?
Lorsqu’un événement traumatique survient, certaines zones du cerveau modifient leur fonctionnement :

l’amygdale devient hyperactive → elle détecte une menace même quand il n’y en a pas

l’hippocampe peine à différencier le passé du présent → les souvenirs traumatiques reviennent sous forme de flashbacks

le cortex préfrontal se met en retrait → il devient plus difficile de raisonner, de prendre des décisions et de se calmer

Ce n’est pas de la faiblesse.
C’est un cerveau qui a appris à survivre…
et qui n’arrive pas encore à désactiver l’alarme.

💥 Symptômes fréquents du TSPT :
• hypervigilance
• flashbacks et souvenirs intrusifs
• anxiété intense
• insomnie et cauchemars
• évitement de lieux, de personnes ou de situations
• difficultés à faire confiance
• sentiment d’être constamment « en danger »

Le TSPT se soigne.
Avec un accompagnement thérapeutique adapté,
le cerveau peut réapprendre à se sentir en sécurité.

Guérir d’un traumatisme ne signifie pas oublier,
mais apprendre à vivre sans que le passé continue de blesser le présent. 💙

Adresse

69 Avenue Jean Jaurès
Dijon
21000

Heures d'ouverture

Lundi 09:30 - 19:00
Mardi 09:30 - 19:00
Jeudi 09:30 - 19:00
Vendredi 09:30 - 19:00

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