03/10/2026
J’ai 55 ans et j’ai décidé de sortir un sujet considéré comme tabou du placard : la périménopause et la ménopause.
Je vais en parler avec toute l’authenticité qui me caractérise et partager ici ce que je traverse depuis un an et que j’ai longtemps gardé dans le silence, sans doute par peur du jugement.
Pendant des mois, j’ai ressenti une perte de motivation et de créativité comme je n’en avais jamais connue jusque-là.
Une lassitude immense. Un vide abyssal.
Et puis il y a une entreprise à gérer, en sachant que Lua Zen, c’est bien plus que du massage : mes propositions reposent sur une énorme dose de créativité, d’énergie et d’envie.
Moi qui ai toujours eu un profil de leader, je me suis retrouvée transformée en… profil de méduse. 😂
Des douleurs articulaires qui me donnaient — et me donnent encore parfois — l’impression d’avoir 80 ans au réveil, dans les escaliers et même parfois pendant les massages.
Un brouillard mental qui me fait chercher des mots pourtant simples. Trois plombes pour expliquer un truc que je t’aurais expliqué en deux secondes avant.
WTF ?!
Des envies de pleurer devant une porte fermée… ou face à une gentillesse inattendue.
Des réveils nocturnes à 4 heures du matin, qui se répètent nuit après nuit et te laissent vaseuse toute la journée alors qu’il faut malgré tout assurer.
Des fourmillements dans les doigts qui surgissent de nulle part.
Des perles de sueur qui apparaissent à tout moment, avec une chaudière interne qui yoyote joyeusement. 🔥😂
Voilà ce que je vis depuis un an.
Sans comprendre.
Avec parfois l’impression de ne plus me reconnaître, d’être devenue une nouvelle version de moi que je ne comprends pas et que, soyons honnêtes, je n’avais pas franchement envie d’accueillir.
Et puis il y a ce sentiment de solitude qui étreint.
Parce que oui, cette transition ménopausique se vit encore très souvent dans le silence.
Tu vas voir ton médecin. Tes analyses sont bonnes.
Alors on te dit que tu es en bonne santé, que c’est l’âge, que c’est normal…
Et tu repars parfois avec le sentiment d’être encore plus seule. 😭
Et lorsque j’en parle autour de moi, je découvre que nous sommes tellement nombreuses à ne plus nous reconnaître, à traverser des symptômes parfois très invalidants, sans avoir été préparées à ce qui nous attend.
Le problème, c’est qu’on parle encore beaucoup trop peu de la ménopause.
Il existe une véritable désinformation autour de cette période de la vie des femmes : sur les symptômes, les changements hormonaux, les solutions possibles, le vieillissement, la sexualité, le sommeil, le corps…
Alors tu cherches. Tu questionnes. Tu essaies de comprendre.
Et bien souvent, tu dois te débrouiller seule pour trouver les bonnes informations.
C’est justement en faisant mes propres recherches que j’ai découvert qu’il existait des formations pour devenir spécialiste de la ménopause.
Et là… je me suis sentie appelée.
Très, très fort.
Alors j’ai commencé cette formation en septembre.
Et sincèrement, c’est probablement l’une des formations les plus exigeantes que j’aie suivies à ce jour.
Je sors complètement de ma zone de confort et je plonge dans le domaine de la santé, avec de la physiologie hormonale, de la biologie, des mécanismes que je dois comprendre et intégrer…
Tout ça dans une période de ma vie où mon cerveau semble parfois avoir décidé de prendre des vacances. 😂
Mais c’est passionnant.
Parce qu’enfin, je comprends mieux ce qui peut se jouer dans cette période de transition.
Je comprends mieux certains symptômes, les bouleversements hormonaux, les perturbations du sommeil… et surtout, je comprends que nous ne sommes pas folles.
Il m’arrive de douter de mes capacités à suivre cette formation.
De douter de ma légitimité.
Et puis je me rappelle pourquoi je suis là.
Si je peux offrir un havre, un refuge, une écoute.
Si je peux permettre à des femmes de mettre des mots sur ce qu’elles vivent.
Si je peux les rassurer, les accompagner et leur rappeler qu’on peut vieillir en restant vivante, désirable, créative et profondément femme…
Si je peux contribuer à faire comprendre que la ménopause n’est pas une fin mais une transition, une transformation et même un renouveau…
Alors tout ce travail aura du sens.
Parce que la fin de la fertilité ne signe évidemment pas la fin de la féminité.
Nous avons encore de magnifiques années à vivre.
Et j’aimerais aussi adresser un petit message aux hommes qui partagent nos vies. ❤️
Nous sommes toujours les mêmes femmes.
Mais notre corps change. Notre métabolisme change. Nos hormones changent. Et parfois, nous-mêmes avons du mal à comprendre ce qui nous arrive.
Alors soyez indulgents.
Vous n’êtes pas responsables de ce grand bo**el hormonal… mais n’en rajoutez pas. 😂
Nous avons plus que jamais besoin de nous sentir aimées, belles, désirées et désirables.
Et parfois, tout ce qu’il faut, c’est simplement des bras pour accueillir les larmes qui montent, une écoute tendre et un peu de patience.
J’ai aussi pour projet de proposer des cercles de femmes et des cercles mixtes pour libérer la parole autour de la ménopause, partager, transmettre et surtout… ne plus vivre cette transition seules.
Parce que je crois profondément que nous avons besoin d’en parler.
De tout.
Du corps, du désir, du sommeil, des émotions, de la fatigue, du vieillissement, de la féminité, de l’image de soi…
Sans honte. Sans tabou. Sans jugement.
Et puisque je parle de cycles, je vous présente mon petit clin d’œil du jour : le cyclamen…
Cycle… amen ! 😂🌸
Après tout, si nos cycles changent, on peut aussi garder le sens de l’humour ! 🙃
Lua