05/08/2026
S'ENTHOUSIASMER
Oui MAIS...
Nous rêvons tous de vivre intensément, de suivre cette impulsion du cœur qui hurle : « Allez, viens, on fonce, on s’en fout ! » Une énergie prête à tout bousculer, tandis que Germaine bougonne et nous serine : « Molo, Polo, calme-toi. Réfléchis, quand même ! » Il ne faut pas lui en vouloir. Germaine, bien que rabat-joie avec sa vision plus pessimiste, cherche à nous préserver. Elle est là pour nous rappeler les dangers (schéma 14) et pour freiner nos élans parfois inconsidérés.
Franchement, si notre cerveau était conçu pour nous assurer uniquement optimisme, insouciance et farniente en toutes circonstances, ce pourrait être génial ! Mais voilà, nous avons oublié quelques trucs en passant. Entre l’Homo sapiens et l’homme moderne, de l’eau a coulé sous le pont des siècles, et notre évolution, bien qu’impressionnante, a gardé quelques traces de son passé.
Imaginez-vous à la préhistoire, assis paisiblement à l’entrée de votre grotte, tandis que deux ou trois ours – encore eux ! – affamés rôdent et grattent de la patte non loin de vous ! Croyez-vous qu’une bonne dose d’optimisme et d’insouciance suffirait à garantir votre survie ? Certainement pas ! Je ne suis pas sûre qu’il serait judicieux, à cet instant précis, de prendre les choses du bon côté, de se concentrer sur une opportunité : « Tiens, tiens, et si je leur proposais une c’oursinade ? »
Non.
Notre cerveau est une machine de guerre, conçue pour détecter les dangers et y réagir. En situation de menace, il enclenche des mécanismes de survie immédiats : fuir, combattre ou faire le mort. Il fonctionne comme un système prédictif. En revanche, lorsque le danger est imaginaire, issu de nos peurs ou de nos souvenirs, il l’exagère, le déforme, jusqu’à le transformer en scénario catastrophe. Cette suractivité mentale peut nous entraîner dans une spirale négative difficile et briser nos élans.
ET SI APPRENDRE A RECONNAITRE LES FAUX SIGNAUX D'ALARME DE NOTRE CERVEAU ETAIT L'UNE DES CLES DU BONHEUR ?
Extrait du livre "POUR LE BONHEUR, je compte sur moi"