18/09/2026
On a découvert son histoire il y a peu et on avait envie de vous la partager.
Elle s’appelait Eleanor Girodat.
En 1906, aux États-Unis, après avoir été marquée par la façon dont le corps d’une amie décédée avait été pris en charge, cette ancienne couturière décide de changer de métier. À 29 ans, elle part se former à l’embaumement à Chicago. Autant dire qu'en tant que femme, cela n'a pas été simple pour elle !
Six ans plus t**d, elle ouvre sa propre entreprise funéraire dans le Michigan. À l’époque, voir une femme à la tête d’un établissement funéraire est suffisamment rare pour que la presse locale en parle.
120 ans plus t**d, les femmes ont heureusement toute leur place dans nos métiers. Même si certaines questions reviennent encore : « Vous faites aussi les mises en bière ? Vous conduisez le corbillard ? » Oui, oui.
Et puis, femme ou homme, il y a surtout toute une partie de notre métier que les familles ne voient pas.
Les appels à la mairie, au cimetière, au crématorium ou au marbrier. Le planning qu’on réorganise trois fois. L’imprévu de dernière minute. La solution qu’il faut trouver rapidement parce que le convoi, lui, part dans dix minutes. Et parfois une cérémonie difficile à vivre avant d’accueillir la famille suivante avec la même attention.
Si les familles ne voient rien de tout ça, c’est justement que nous avons fait notre travail. Derrière des obsèques qui semblent simplement « bien organisées », il y a des femmes et des hommes qui anticipent, coordonnent, accompagnent et trouvent des solutions.
Aujourd’hui, on avait simplement envie de saluer Eleanor, celles qui ont suivi… et celles qui font ce métier chaque jour à nos côtés.
Et une mention spéciale à « Femmes du Funéraire – le réseau » grâce à qui nous avons découvert l’histoire de cette femme incroyable. Merci !