Sandrine M. Jin Shin Jyutsu

Sandrine M. Jin Shin Jyutsu Le JIN SHIN JYUTSU est un art ancestral japonais qui s appuie sur l idée que notre ÊTRE est traversé

Besoin d'un moment de douceur et de détente ? N'hésitez pas
04/09/2026

Besoin d'un moment de douceur et de détente ?
N'hésitez pas

Praticienne spécialisée dans le bien-être et Socio-esthéticienne à domicile ou au cabinet. Je vous offre une parenthèse de douceur avec des soins personnalisés, bienveillants et adaptés à chacun.

28/08/2026
Le cabinet sera fermé du 12 au 23 septembre .Besoin de me retirer et de me ressourcer .💫💦💨Je vous souhaite une belle ren...
27/08/2026

Le cabinet sera fermé du 12 au 23 septembre .
Besoin de me retirer et de me ressourcer .💫💦💨
Je vous souhaite une belle rentrée,
Surtout à vos enfants 🤪🤪.

Illustration : les joyeuses pensées de Mathou

25/07/2026

J'ai de plus en plus de femmes et quelques hommes en séance qui libèrent la parole, suite à une emprise
Merci pour votre confiance
La trace attire la trace 😉
Je vous entends ...je l'ai vécu....
Que ce soit en amitié, en amour ou professionnellement, la reconstruction est complexe ....
À écouter jusqu'au bout

08/07/2026

J'adore 🥰

Elle ne savait pas recevoir.Elle savait donner.Oh oui, elle savait.Elle savait deviner les besoins.Remplir les vides ava...
08/07/2026

Elle ne savait pas recevoir.
Elle savait donner.
Oh oui, elle savait.

Elle savait deviner les besoins.
Remplir les vides avant qu’on les nomme.
Elle savait faire passer l’autre avant elle, avec cette élégance qu’on appelle “générosité” mais qui, chez elle, ressemblait parfois à de l’abandon.

Elle savait préparer. Organiser. Soutenir.
Elle savait offrir sans qu’on demande.
Sans qu’on remarque.
Sans qu’on rende.

Elle savait aimer à sens unique, avec le cœur en vrac mais le sourire intact.
Elle savait se saigner pour maintenir l’équilibre.
Elle savait faire semblant de ne pas avoir besoin.

Mais recevoir ?

Non.
Recevoir, c’était dangereux.
Recevoir, c’était s’exposer.
C’était devoir croire qu’elle méritait.
C’était devoir ne rien faire.
Ne rien justifier.
Juste accueillir.

Et ça, elle ne savait pas.

Quand on lui tendait un compliment, elle le déviait.
Quand on voulait l’aider, elle répondait “non t’inquiète”.
Quand quelqu’un la voyait vraiment, elle changeait de sujet.
Comme si c’était trop.
Trop près. Trop vrai.

Elle avait appris que recevoir, c’était prendre.
Et que prendre, c’était être égoïste.
Être coupable.
Être celle qui abuse.
Alors elle donnait pour se faire aimer.
Elle donnait pour exister.

Et au fond… elle espérait secrètement que quelqu’un
insisterait.
Forcerait un peu la porte.
Lui dise : « Tu peux t’ouvrir. Tu peux recevoir. Tu n’as rien à prouver »

Mais ce jour ne venait jamais.
Parce qu’elle rayonnait de trop de maîtrise.
Parce qu’elle ne laissait rien paraître.
Parce qu’on ne voit pas la faim dans un sourire poli.

Elle ne savait pas recevoir.
Mais son corps, lui, criait.
Il criait dans les tensions.
Dans les absences.
Dans les douleurs muettes.

Et un jour, elle a compris.
Elle s’est arrêtée.
Elle a fermé les yeux.
Et elle s’est dit :
“Et si je laissais l’amour entrer, au lieu de le mériter ?”

Cindy Pinchart - Essence Féminine
« Celle qui ne savait pas recevoir »

Certains racontent que « aller mieux » ne serait qu’une affaire de choix. Ce qui est conceptuellement vrai, mais expérie...
04/07/2026

Certains racontent que « aller mieux » ne serait qu’une affaire de choix.

Ce qui est conceptuellement vrai, mais expérientiellement souvent impossible. Cette assertion n’inclut pas la capacité du traumatisé à — dans un premier temps — être conscient de ses mécanismes pour les transformer en choix.

Le traumatisme étant logé, imprimé, dans le corps, réduire la guérison à une affaire de choix reviendrait à nous demander de choisir de ne plus ressentir une migraine ou un violent mal de ventre quand ceux-ci surviennent.

Dans un second temps seulement, la conscientisation des mécanismes qui se déroulent à notre insu, nous permet lentement d’en approcher émotionnellement les rouages. A la manière d’un enfant qui, apeuré par l’idée d’un monstre sous le lit, oserait, accompagné par un parent, y poser d’abord un regard, puis une bougie, pour réaliser qu’il n’y a rien, et éventuellement, un jour, reconnaître le pouvoir de son inconscient.

C’est en ce sens que j’ai écrit un jour que « la conscience guérit ce qu’elle touche ».

L’exploration de l’effrayante pénombre nous permettra peut- être, par une réalisation plus corporelle que mentale, une libération à la lumière de ce mécanisme universel :

« Je préfère ressentir une douleur que je connais, et en souffrir d’une manière que je connais, qu’affronter la peur de ce que je ne connais pas. »

🙏 Stephan Schillinger©️ 📚 Extrait des livres « Par un Curieux Hasard » disponibles sur curieuxhasard.com/boutique (illustration : chiara bautista)

Via la page  De Leenheer Le matriarcat n'est pas une inversion du patriarcat. C'est une autre lecture du Vivant.Le patri...
09/06/2026

Via la page De Leenheer

Le matriarcat n'est pas une inversion du patriarcat. C'est une autre lecture du Vivant.

Le patriarcat a appris au monde à considérer le vivant comme une matière à maîtriser.

Le matriarcat, lui, ne cherchait pas à dominer la vie. Il cherchait à rester en relation avec elle.

Et cette différence doit être partagée.

Parce qu’une civilisation qui se construit autour du contrôle finit toujours par arracher quelque chose à la chair du monde :
le temps des corps,
le rythme des saisons,
la sagesse des vieillissements,
la lenteur des guérisons,
la valeur du soin,
la place du silence,
la mémoire des lignées,
la respiration même du vivant.

Alors que pendant des millénaires, certaines sociétés comprenaient encore que l’existence n’était pas une pyramide à conquérir mais une trame à honorer.

La terre n’était pas un décor.
Le corps des femmes n’était pas une machine productive.
Les anciens n’étaient pas des poids morts.
Les enfants n’étaient pas des projets de performance.
Et la nature n’était pas un stock.

Tout cela paraît abstrait jusqu’à ce qu’on observe la manière dont nos vies modernes sont devenues incapables de respirer.

Des êtres épuisés.
Des femmes coupées de leurs cycles.
Des hommes élevés dans l’idée que la vulnérabilité menace leur valeur.
Des enfants surstimulés avant même d’avoir appris à habiter leur propre intériorité.
Des corps qui tombent avant l’âge.
Des nerfs saturés.
Des relations vécues comme des rapports de gestion.
Des existences entières organisées autour de l’optimisation plutôt que de la présence.

Comme si le monde avait lentement oublié que le vivant ne fleurit jamais sous la contrainte permanente.

Le matriarcat n’était pas un “pouvoir féminin” inversé. Ce fantasme-là appartient surtout à des sociétés qui ne savent penser le pouvoir qu’à travers la domination.

Mais certaines mémoires plus anciennes racontent autre chose.

Elles racontent des structures centrées sur la continuité du vivant.
Sur la transmission.
Sur la préservation des liens.
Sur le rythme.
Sur le soin.
Sur l’écoute des passages.
Sur la capacité à maintenir la communauté reliée au réel plutôt qu’à l’abstraction.

Cela ne signifie pas que ces sociétés étaient parfaites. Aucune structure humaine ne l’est.

Mais elles reposaient souvent sur une intuition fondamentale que notre époque a presque entièrement perdue : on ne peut pas violenter indéfiniment le vivant sans finir par produire des êtres dissociés.

Et peut-être que beaucoup de femmes sentent aujourd’hui cette fracture dans leur propre chair sans parvenir à la nommer.

Cette fatigue résiduelle intense.
Cette impression d’être devenues gestionnaires de leur propre existence.
Cette sensation de devoir mériter le repos.
Mériter la douceur. Mériter l’écoute.
Comme si la valeur humaine devait constamment être prouvée par l’endurance.

Alors que le vivant, lui, fonctionne autrement.

Aucune forêt ne fleurit toute l’année.
Aucune marée ne reste haute en permanence.
Même le cœur alterne contraction et relâchement pour pouvoir continuer à battre.

Mais les structures modernes récompensent la coupure.
La capacité à continuer malgré l’épuisement.
À produire malgré le vide.
À sourire malgré l’effondrement intérieur.

Et beaucoup appellent cela “force”.

Alors que certaines femmes commencent simplement à comprendre que survivre en permanence n’est pas vivre.

Voilà pourquoi tant d’entre elles reviennent aujourd’hui aux cycles, aux plantes, aux lignées, aux rituels simples, aux cercles, au silence, aux pratiques de présence.

Ce n’est pas une tendance esthétique.

C’est souvent un réflexe archaïque de réhydratation intérieure.

Une tentative de sortir d’un monde qui a transformé le vivant en ressource exploitable.

Parce qu’au fond, le matriarcat n’est peut-être pas une structure politique au sens moderne.

C’est peut-être une manière de regarder la vie sans chercher à l’écraser pour exister.

Une manière de comprendre que la puissance n’est pas forcément extraction.
Qu’elle peut être contenance.
Protection. Transmission.
Fertilité symbolique.
Capacité à maintenir la vie habitable autour de soi.

Et certaines femmes portent encore cette mémoire dans leurs os.

On le sent dans leur manière d’écouter.
De relier. De sentir les seuils avant les autres.
De protéger ce qui est fragile sans chercher à le posséder.
De refuser certaines violences même lorsqu’elles sont devenues normales collectivement.

Elles ressemblent parfois à des anomalies dans un monde obsédé par la vitesse.

Parce qu’elles avancent autrement.

Elles savent que tout ce qui pousse réellement a besoin d’obscurité avant la germination.
Que tout ce qui vit a besoin de repos.
Que tout ce qui aime a besoin de présence.
Et que tout ce qui tente de croître en niant les lois du vivant finit toujours par se retourner contre lui-même.

Alors elles ralentissent parfois.
Elles coupent certains liens.

Elles cessent de nourrir des structures qui les vident, parce qu’elles comprennent que nourrir sans fin ce qui détruit le vivant finit par détruire l’âme elle-même.

Et peut-être que la véritable bascule commence là. Dans cette lucidité calme.

Dans cette manière de retirer son énergie des architectures qui demandent toujours plus de chair, plus de silence intérieur, plus d’épuisement, plus d’oubli de soi pour continuer à fonctionner.

Le matriarcat n’est pas un trône féminin posé à la place d’un trône masculin.

C’est une mémoire du vivant qui refuse de transformer la vie en machine.

Et certaines femmes sont en train de s’en souvenir avec une intensité presque tellurique.

Et certaines ont déjà recommencé à l’habiter.
Et toi?

Corinne De Leenheer

PS: j'ai développé ce texte dans un grand épisode de podcast. Lien en commentaire.

© Corinne De Leenheer — Ces mots peuvent circuler tels quels, en me citant ou en partage direct. Ils ne peuvent être modifiés, réutilisés, imprimés ou transmis en dehors de ce cadre.

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